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234 J - Fonds de la baronnie de Saint-Jeoire (1264-v. 1954)

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Sommaire

Auteur : par Yoann Guillet ; sous la direction d'Hélène Maurin, directrice des Archives départementales de la Haute-Savoie

 

Sous-titres : Répertoire numérique

 

Description du profil :
Nom de l'encodeur : Instrument de recherche produit au moyen du logiciel Arkhéïa Aide au classement de la société Anaphore sarl, version 8-2.9 du mardi 6 décembre 2016. Date de l'export : mercredi 9 janvier 2019 (08:15 h)
Langue : Instrument de recherche rédigé en Français.
Règles de description : Cet instrument de recherche a été élaboré conformément aux recommandations de la norme ISAD(G) : norme générale et internationale de description archivistique (seconde édition) et de la DTD EAD 2002 (deuxième version). L'indexation a été réalisée d'après la note d'information DITN/RES/2007/008 relative à la normalisation des descripteurs et le Thésaurus pour la description et l'indexation des archives locales anciennes, modernes et contemporaines. Tous les sigles ont été développés à l'exception de ceux pour lesquels la signification n' a pas pu être retrouvée.

Description physique :
Genre/Carac. phys. : Document d'archives 210
2,62 ml

Langue des unités documentaires : Latin, français, italien.
Organisme : Archives départementales de la Haute-Savoie


Biographie ou histoire :
Saint-Jeoire bénéficie d'une situation géographique favorable, implantée au confluent du Risse et à son affluent, l'Isson. Enserrée au nord-ouest par la montagne de l'Herbette, à l'est par la chaîne du Don et au sud par le Môle, elle est située sur une voie de passage très fréquentée dès l'époque romaine par les commerçants allant de Genève à Taninges. Son emplacement stratégique justifia une installation humaine ancienne attestée depuis le Néolithique par des découvertes archéologiques majeures.
Un bourg prospère se développe, protégé, à partir du XII
e
siècle, par un réseau de châteaux. Détenus par des familles aristocratiques, les de La Fléchère et les de La Faverge se distinguent. Mais la maison de Saint-Jeoire occupe une place privilégiée possédant les châteaux du Rocher, de la Ravoire et de Turchon.
Primitivement, la famille de Saint-Jeoire tenait le fief du même nom du seigneur de Faucigny. Dès le XII
e
siècle, elle gravite dans l'entourage de ce dernier. Originaires du lieu, ses premiers membres sont désignés administrateurs domaniaux (
villici
) du seigneur de Faucigny en 1188. Ils participent également à la résolution des conflits en apparaissant régulièrement dans des listes de témoins, appelés à garantir l'exécution des clauses consignées dans de nombreuses chartes. En 1225, pour mettre un terme au contentieux opposant le comte de Genevois et le seigneur de Faucigny, Rodolphe de Saint-Jeoire compte parmi les arbitres choisis par les parties.
Afin de s'assurer la fidélité de ses vassaux et rémunérer leur service, Béatrice de Faucigny concède en 1273 à Rodolphe de Saint-Jeoire, « son cher fidèle », la métralie dudit lieu. Étant tombée en commise, elle est finalement échangée avec la dîme de Cormand. Poursuivant cette politique, Bonne de Bourbon alberge en 1392 à Jean, fils de Mermet, et à Étienne, fils d'Amédée de Saint-Jeoire, plusieurs biens parmi lesquels une maison-forte située à Saint-Jeoire, identifiée par François Perron comme celle du Rocher.
Fidèle des seigneurs de Faucigny, la famille s'est distinguée au cours de quelques expéditions militaires auxquelles prennent part plus particulièrement Pierre de Saint-Jeoire qui, en 1366, accompagne Amédée VI, dit le comte vert, à une « croisade » contre les Turcs en Bulgarie.
Elle figure aussi en bonne place parmi les bienfaiteurs de nombreux établissements ecclésiastiques locaux. En 1188, Nantelme, évêque de Genève, confirme la donation faite par Ponce de Saint-Jeoire, Gui et Rifier, ses frères, à l'abbaye d'Aulps d'une vigne à l'usage du réfectoire des moines.
Elle leur accorde son soutien lorsque cela est nécessaire ; en 1185, Ponce de Saint-Jeoire est cité parmi les témoins de la confirmation des privilèges de la chartreuse du Reposoir. Quelques décennies plus tard, en 1221, Rodolphe de Saint-Jeoire est présent lors de la donation d'Aymon de Faucigny faite à la chartreuse de Vallon. En 1263, Aymon de Saint-Jeoire et son épouse cèdent la terre qu'ils possèdent à Genève, où s'installera quelques années plus tard le couvent des dominicains de Plainpalais.
Outre ces libéralités, certains membres de la famille prirent l'habit. En 1335, Pierre, doyen de Sallanches, donne à François, son frère, la maison forte de la Ravoire. En 1454, Jean de Saint-Jeoire institue comme héritier universel, Robert, son oncle, chanoine de Saint-Pierre de Genève. Jean de Saint-Jeoire, fils de Louis de Saint-Jeoire et de Jeanne de Compeys, fut prieur de Peillonnex entre 1521-1571 (ou 1569 ?). Mais le personnage le plus illustre de la maison de Saint-Jeoire est sans conteste Alamand de Saint-Jeoire qui accéda au siège épiscopal de Genève en 1342.
Les Saint-Jeoire élisent leur sépulture aux monastères de Sixt et de Peillonnex. En 1318, Guillaume de Saint-Jeoire choisit d'être enseveli au monastère de Sixt, auquel il lègue 15 sous pour faire une pitance aux chanoines le jour anniversaire de sa mort. Pour autant, ils demeurèrent fidèles à leur berceau de Saint-Jeoire à l'image de Pierre et Jean qui souhaitent reposer dans l'église de Saint-Jeoire. En 1384, le premier désire être inhumé dans la chapelle fondée en l'église paroissiale par Hugues de Saint-Jeoire, tandis que Jean choisit, en 1406, d'être enterré au tombeau familial situé devant l'autel.
Les nobles de Saint-Jeoire construisirent un vaste domaine foncier dès la seconde moitié du XV
e
siècle. En 1473, suite au décès de Marguerite de Menthonay, veuve de Pierre de Saint-Jeoire dit l'ancien, Louis, leur fils, est investi comme seigneur de Turchet. En épousant ce dernier, Jeanne, fille de feu Amédée de Compeys, reçut en dot 2000 florins hypothéqués sur la seigneurie de La Chapelle. En 1522, leurs enfants, Charles, Jean et François reçurent de Louis de Viry, héritier de Pierre d'Antioche, le château d'Yvoire et ses dépendances.
Le fils aîné, François de Saint-Jeoire, prit le titre de seigneur d'Yvoire et porta dès lors le surnom d'Antioche. Le 19 mars 1529, il passa transaction avec Jean et Gabriel de Viry, héritiers de Louis de Viry, par laquelle il céda sous grâce de rachat les seigneuries de La Croix, Turchet et Menthonnex. En 1549, Claude de Conzié lui vendit l'ensemble de ses droits sur la seigneurie d'Hermance. Par cette acquisition, François de Saint-Jeoire est désormais désigné baron d'Hermance. Le 16 septembre 1578, Emmanuel-Philibert, duc de Savoie, concéda à François-Melchior de Saint-Jeoire, neveu de François de Saint-Jeoire, pour 3600 écus d'or le mandement et la juridiction de Féternes. Jean Martin du Fresnoy lui confie le fief de Bardonanche le 27 septembre 1583. Il acquiert également la curialité et châtellenie de Saint-Jeoire en 1591 de noble Claude de Sersonnex. Trois années plus tard, Robert de Montvuagnard consentit à lui vendre la juridiction de Senoche (7 juillet 1594).
Quant à la seigneurie de Saint-Jeoire, elle fut cédée par un échange du 3 janvier 1586 intervenu entre François-Melchior de Saint-Jeoire († avant le 23 mars 1596) et Anne d'Este, duchesse de Genevois. Elle fut érigée en baronnie le 3 mai 1586, avant que le baron, dernier représentant de la famille de Saint-Jeoire, décéda sans descendance.
En 1607, il fut procédé au règlement de sa succession au cours de laquelle ses biens furent partagés en plusieurs lots. Le premier fut adjugé lot à Antoine Saint-Michel d'Avully, époux de Jeanne-Andrée de Saint-Jeoire et sœur de feu François-Melchior de Saint-Jeoire, qui devint alors baron d'Hermance. Le second lot, composé de la baronnie de Féternes et de Saint-Jeoire, ainsi que le château de Troches, échut à Balthazard et Melchior de Mouxy. Ce dernier, neveu de François-Melchior de Saint-Jeoire, baron d'Hermance, décède
ab intestat
avant 1618, et sa nièce, Claudine-Adriane, transmit Saint-Jeoire, à son époux (mariage le 10 janvier 1619), Claude-Jérôme de Chabod-Saint-Maurice (15 novembre 1583-† 1er octobre 1653), comte de Saint-Maurice, seigneur de la Dragonnière. Un de ses fils, Maurice, exerça la charge de baron ou comte de Saint-Jeoire, jusqu'à son décès le 9 août 1709, sans héritier (?). Son neveu, aussi prénommé Maurice, hérita de la Baronnie, qui à sa mort fut transmise à son frère aîné Charles-Christin († 15 novembre 1712). Le neveu de ce dernier, Jean-Joseph, devint comte de Saint-Jeoire, titre qu'il porta sans doute jusqu'à sa mort en 1754. C'est à son fils, Henri-Anne-Joseph-Marie, que l'on doit la cession de la seigneurie de Saint-Jeoire à Jean-Joseph Foncet de Montailleur qui eut lieu le 15 juillet 1769.
Attestée dans la première moitié du XVII
e
siècle à Saint-Jeoire, la famille Foncet fit fortune dans le négoce de tissus : le premier membre connu, François Foncet, est marchand drapier à Saint-Jeoire en 1649. Son fils, Jean, exerce le même métier, mais son ascension sociale fut telle qu'il occupa la fonction de châtelain de Saint-Jeoire. Il rédigea ses dernières volontés le 16 mars 1715 et nomma Jean-Joseph Foncet comme son héritier universel.
Né le 21 décembre 1707, juriste de formation, il exerça comme avocat à Bonneville. En 1739, il est reçut bourgeois d'Annecy. Cette même année, il épousa Péronne Baytaz de Doucy qui lui permit de nouer de nombreuses relations qui se concrétisèrent remarquablement. Il fut ainsi nommé conseiller d'État en 1749. Veuf, il se maria en secondes noces en 1754 avec la fille du président du Sénat, prénommée Catherne Astesan. Cette alliance matrimoniale lui offrit encore davantage. Il devient surintendant des archives en 1760 puis président et auditeur général des guerres en Savoie en 1768. Il mena une politique admirable d'acquisitions foncières lui procurant d'importantes rémunérations. Dans les années 1753-1754, il s'adjugea ainsi les droits seigneuriaux du fief de Bardonanche (paroisse de La Tour), puis ceux du château de la Fléchère en 1757 (paroisse de Saint-Jean-de-Tholome), et enfin ceux de la juridiction de Vozerier en 1773. À l'aube de la grande réforme de 1771, l'étendue territoriale de la baronnie est remarquable : au berceau de Saint-Jeoire se sont greffés d'importants domaines aujourd'hui situés sur les bords du lac Léman, en France mais aussi en Suisse.
Anobli en 1771, Jean-Joseph vivait de ses nombreuses rentes, mais son train de vie fut menacé par une réforme profonde des institutions seigneuriales : l'affranchissement des fonds féodaux, prescrit par l'édit du 19 décembre 1771, mettait en péril ses ressources financières. Hostile à cette réforme malgré ses fonctions officielles auprès de S. M., il s'évertua à maintenir ses prérogatives seigneuriales et plus particulièrement à Saint-Jeoire. L'apaisement n'eut lieu qu'à son décès, le 7 septembre 1783. Après son inhumation « dans le charnier de sa chapelle sous les cloches », Pierre-Clément Foncet de Montailleur, son fils aîné, se chargea de mener à bien la volonté royale. Après de longues procédures, l'affranchissement de la communauté fut effectif le 16 mai 1785, lorsqu'il consentit à renoncer à ses droits seigneuriaux. « Aucune autre communauté […] n'a eu tant de difficultés et de dépenses à supporter pour parvenir au but de la liberté », reconnaît Max Bruchet.
Docteur en théologie, Pierre-Clément Foncet de Montailleur occupa les fonctions de sénateur et d'avocat général au Sénat de Savoie. Il mourut le 17 avril 1812 à Genève et semble sceller le destin des barons de Saint-Jeoire, les sources restant muettes sur les titres portés par les descendants du sénateur. Seul Alexis Foncet de Montailleur, son fils, est désigné comte de Marcossay, titre accordé par le roi Charles-Félix en reconnaissance « de la considération dont jouit depuis longtemps en Faucigny la famille Foncet de Montailleur, non seulement à cause de sa noblesse, mais aussi à cause des charges importantes de la magistrature » (Amédée de Foras).


Historique de la conservation :
Le périple des archives baronniales de Saint-Jeoire entre le XIV
e
et le début du XVIII
e
siècle est méconnu. Il est le fruit d'additions, d'agrégations et de soustractions au gré des alliances matrimoniales et des transactions domaniales : les seigneurs successifs y ont laissé leur empreinte, la guerre probablement aussi. Les destructions d'archives opérées par les Bernois en 1589 sont probables, mais inestimables.
Ce qui est moins incertain, c'est que le fonds d'archives gagna le « château Foncet », dernière résidence des barons de Saint-Jeoire. La tradition attribue sa construction à Joseph Chabod de Saint-Maurice en 1735, dont les ruines du château de Saint-Jeoire ont d'ailleurs servi à sa construction. Les archives des seigneurs de Saint-Jeoire ont été précieusement conservées depuis lors dans ce lieu, et ont été transmises à Jean-Joseph Foncet de Montailleur, lorsque celui-ci acquit la seigneurie de Saint-Jeoire aux Chabod-Saint-Maurice en 1769.
Elles y sont demeurées depuis et entrèrent dans le fonds des archives communales lorsque la mairie s'installa au château en 1993.


Informations sur les modalités d'entrée :
Suite à une délibération communale, le fonds est entré par voie de dépôt aux Archives départementales de la Haute-Savoie en avril 2018.


Présentation du contenu :
Ce répertoire détaillé décrit le fonds d'archives des seigneurs et barons successifs de Saint-Jeoire. Présentant les caractéristiques classiques d'un fonds seigneurial, il est pour l'essentiel composé de papiers de familles des nobles de Saint-Jeoire, de Mouxy, de Chabod-Saint-Maurice, et de Foncet de Montailleur, ainsi que d'archives domaniales relatives aux seigneuries et propriétés foncières acquises au fil du temps.
En raison d'une documentation abondante, riche et variée, l'histoire de Saint-Jeoire peut être abordée sous différents angles d'études qui ont été jusqu'à maintenant négligés. Les archives seigneuriales sont ainsi un terreau extrêmement propice et fertile pour aborder nombre de sujets outrepassant la seule matière historique.
Ce fonds suscite d'autant plus l'engouement que la richesse et la variété des fonds des Archives départementales de la Haute-Savoie apportent des compléments forts utiles, rendant ainsi possible une étude historique sur le territoire du Faucigny, à partir de la mise en place du maillage seigneurial jusqu'à l'affranchissement des communauté d'habitants au XVIII
e
siècle, et même au-delà. Les archives communales de Saint-Jeoire (
E DÉPÔT 241
) et les papiers de la famille Béné (
230 J
) mettront au jour ces hommes et ces femmes qui, liés par des intérêts communs, forment une collectivité pour gérer ses affaires quotidiennes. Le lecteur pourrait être aussi sensible à l'histoire d'une famille pluriséculaire de notaires, les Béné, dont les relations de clientèle et d'interconnaissances leur permirent de vivre aisément dans une belle demeure bourgeoise.
Ainsi, le présent inventaire ouvre des perspectives de recherches historiques variées qui amèneront certainement les chercheurs à ressusciter une société disparue, dont les pratiques sociales, les croyances et les mentalités nous sont aujourd'hui étrangères. Il est surtout une invitation à (re)découvrir le riche passé du Faucigny.


Mode de classement :
Pour autant que l'on puisse en juger, certaines pièces figurant parmi les plus anciennes du fonds présentent une note dorsale écrite en latin, remontant probablement à la fin du Moyen Âge ou au début de l'époque moderne, et indiquant sans nul doute une première mise en ordre des archives seigneuriales. Aucun inventaire de cette période n'ayant été conservé, il faut attendre la fin du XVIII
e
siècle et l'entreprise du secrétaire du baron Foncet de Montailleur, Monsieur Taberlet, pour disposer d'un inventaire analytique des pièces les plus significatives du fonds des archives seigneuriales de Saint-Jeoire et de Montailleur.
Les vestiges de son travail demeurent encore visibles aujourd'hui : les documents sont conditionnés en portefeuilles, subdivisés en pochettes papier identifiées à l'aide d'une tomaison et d'un numéro, et dont chaque pièce fait l'objet d'une description. Intellectuellement, le secrétaire rangea les dossiers par domaines : l'organisation des portefeuilles prouve sa parfaite appréhension des affaires foncières du baron de Saint-Jeoire.
Le récolement des tomes a montré des lacunes significatives et des brassages importants d'archives. Si l'on ajoute les portefeuilles non numérotés, le fonds devait compter au bas mot une centaine de tomes, dont seulement 28 sont entrés lors du dépôt d'avril 2018. Ces lacunes peuvent s'expliquer de différentes manières.
En premier lieu, il semblerait qu'il y ait eu des transferts de dossiers d'un portefeuille vers un autre opérés par le détenteur des archives. Cette pratique répondrait à un souci de gestion : il s'agissait pour le propriétaire de disposer d'éléments à jour pour administrer au mieux les domaines et les revenus afférents. Le portefeuille intitulé contrats d'albergements rétrocédés par Mme de Chassey en 1806 témoigne de ce dessein.
Des ensembles ont été manifestement retirés pour être communiqués au nouveau propriétaire ayant acquis un bien de la baronnie. C'est sans doute le cas pour les « papiers Pelly », cotés en 40 J et entrés aux Archives départementales en 1912 dans des circonstances obscures. En 2012, M. Kinossian, directeur des Archives départementales de la Haute-Savoie, observa que « les papiers Pelly portent essentiellement sur la famille Baitaz, dans ses terres de Dessingy ». Cette constatation permet d'établir que ces documents ont appartenu aux archives familiales Baitaz et qu'ils ont été réunis après 1739 au fonds de la baronnie de Saint-Jeoire, suite au mariage de Péronne Baitaz et de Jean-Joseph Foncet, baron dudit lieu. Le démembrement intervint à la fin du XVIII
e
ou au cours du siècle suivant, au gré des ventes successives des anciens domaines de la baronnie de Saint-Jeoire.
D'autres agissements ont eu des conséquences encore plus dommageables quant à l'intégrité du fonds ; des pièces ont été clairement, soit extraites des portefeuilles et égarées, soit déconnectées de leur dossier d'origine. Le tome 46 relatif aux nobles de Saint-Jeoire souffre de lacunes patentes, amputé des deux plus anciens documents du fonds.
En dépit du bouleversement apparent, mais relatif, de certains tomes, nous avons assez d'éléments pour connaître, et donc de reconstituer, la forme exacte de l'organisation matérielle et intellectuelle du fonds à la veille de l'arrivée des troupes révolutionnaires en pays de Savoie. N'ayant pu déterminer la provenance de ces papiers, le directeur des Archives départementales préserva judicieusement l'ordre de présentation des documents appartenant au fonds "Pelly", ne sachant "pas à quel type d'organisation ce classement [par tomes] faisait référence".
Eu égard à ces observations, il s'est avéré opportun de maintenir l'ordonnancement originel du fonds en limitant les interventions archivistiques : pour tendre à cette harmonie, il a fallu se résoudre à ne pas suivre le plan de classement prescrit par la circulaire AD 54-16 du 29 juin 1954, repris et complété par le
Manuel d'archivistique
de 1970. L'inventaire se présente ainsi comme un "récolement analytique" respectant scrupuleusement l'ordre des tomes et des portefeuilles. En préservant l'intégrité du fonds telle qu'elle a été formulée par le secrétaire Taberlet, il convenait de constituer une clé d'accès permettant son exploitation sans passer par un dépouillement fastidieux et aléatoire de l'intégralité de l'inventaire. L'indexation est apparue comme le meilleur instrument pour effectuer une recherche aisée.
La consultation de l'index, situé à la fin de cet inventaire, est donc vivement conseillée
.
Le plan de classement respecte l'ordre numérique des tomes attribués par le secrétaire Taberlet ; ceux dépourvus de numérotation ont été relégués à la fin de l'inventaire.
Enfin, les traces matérielles et intellectuelles laissées par Monsieur Taberlet ont été conservées comme témoignages de l'activité en matière d'archivage d'un feudiste à la fin du XVIII
e
siècle.


Statut juridique :
Archives privées
Communicabilité :
En l'absence de condition spécifique fixée par le déposant lors de la rédaction du contrat de cession, les conditions de communication des archives sont identiques à celles des archives publiques, fixées aux articles L. 213-1 et L. 213-2 du Code du Patrimoine.


Conditions d'utilisation :
La réutilisation d'archives exige que les informations ne soient pas altérées, que leur sens ne soit pas dénaturé et que leurs sources soient mentionnées. En vertu du
Code la propriété intellectuelle
, la reproduction ou représentation d'une œuvre de l'esprit est autorisée sous réserve d'en indiquer clairement le nom de l'auteur. Si sur le document réutilisé figure une personne identifiable, il convient d'obtenir son autorisation avant toute diffusion. Cette obligation disparait avec le décès de la personne concernée.


Caractéristiques matérielles et contraintes techniques :
Certains documents (parchemins et registres) ne sont communicables qu'à l'aide de matériel de consultation adapté (lutrin, gant, poids, etc.)


Autre instrument de recherche :
Lien vers la version pdf et les annexes du répertoire.
Liens :


Sources complémentaires :
Sources internes :
ARCHIVES ANTÉRIEURES À 1792
Série SA : archives de l'ancien duché de Savoie
SA 128
Investiture concédée par Aymon de Savoie au profit de Pérod de Saint-Jeoire du fief délaissé par Rodolphe, son père (17 juin 1341).
Série C : administration provinciale
Sous-série 1 Cb : délégation générale des affranchissements
1 Cb 20
Procédures et mémoires concernant l'affranchissement de la communauté de Saint-Jeoire (1769-1779).
Sous-série 1 Cd : organismes siégeant à Chambéry, cadastre sarde (1728-1738)
1 Cd 716-717
Livres des numéros suivis du cadastre sarde.
1 Cd 1629-1631
Tabelles alphabétiques des propriétaires (cadastre sarde).
Sous-série1 C III : archives de l'intendance générale de Savoie, province du Faucigny (1703-1792)
Sous-série IV C : intendance provinciale du Faucigny (1623-1792)
IV C 48
Dénombrement (1743).
IV C 63
Rôle de la capitation (1742-1752).
IV C 78
Consigne des mâles (1726) (original non communicable, consulter le microfilm 2 Mi 212).
IC 105
Mercuriales de Saint-Jeoire (1752-1785).
IV C 175
Administration communale, (1707-1791).
IV C 305
Rôles d'imposition ; compte de la taille et des revenus de la boucherie (1703-1792).
IV C 473
Enquête sur l'état des bois communaux (1771).
IV C 513
Travaux publics (1718-1779).
Série E : Familles – Notaires - Communes
E 38
Acquisition de la seigneurie de Féternes par Charles de Compey, baron de Féternes, colonel, gouverneur du fort des Allinges, vendue moyennant la somme de 3 000 ducatons par messire Claude de Chabod, comte de Saint-Maurice, tant en son nom qu'au nom de sa femme Claude-Adrienne de Mouxy, fille de feu Balthazard de Mouxy, baron de Saint-Jeoire et de Féternes (1636).
E 65
Vente en faveur de Charles de Gex par la famille de Saint-Jeoire, de la maison forte de Couvette, à Samoëns (1554, 1576).
E 151
Reconnaissance féodale passée par Mermier de Cresto Foya, en faveur des sieurs François et Hugonin de Saint-Jeoire (1422).
E 427
Procuration donnée à noble Louis de Saint-Jeoire, seigneur des Ferrières, pour gérer une maison située dans la « charriere de Sainte Croys » à Annecy, par Jean de Saint-Jeoire, prieur de Peillonnex, représenté par Charles de Saint-Jeoire, seigneur de La Chapelle (1543).
E 437
Quittance d'une somme de 200 florins petit poids délivrée à Charles Bernard, trésorier de Genevois, par noble Louis de Saint-Jeoire pour les appointements d'une année de sa charge de prévôt de Genevois (1548).
E 441
Inventaire des meubles d'une maison appartenant à discret Jean de Saint-Jeoire (1551).
E 524
Acte concernant Balthazard et Melchior de Mouxy, seigneurs de Treverney, barons de Saint-Jeoire et de Féternes (1610).
E 518
Vente par noble Louis de Saint-Jeoire, seigneur de Ferrière à Claude Batossard, docteur en droit, avocat fiscal de Genevois, d'une rente (1543).
E 794
Louis de Saint-Jeoire, seigneur de Turchet et co-seigneur de La Croix en Borne donne en amodiation pour un an sa dîme moyennant une redevance de 24 « paria » de blé, moitié froment, moitié avoine et une demi coupe de bois (1510).
E 1038
Vente par François d'Antioche dit de Saint-Jeoire, seigneur d'Yvoire et baron d'Hermance, au Conseil de Berne, d'une maison située à Yvoire, près de la halle (1551).
Série G : clergé séculier
Sous-série 1 G : évêché de Genève
1 G 522
Paroisses et chapelles de Saint-Jeoire (1773).
Sous-série 10 G : collégiale de Sallanches
10 G 19
Dossiers personnels des doyens de la Collégiale : Pierre de Saint-Jeoire (1395-1625).
Série H : clergé régulier
Sous-série 4 H : abbaye de Sixt (milieu XIIe siècle-1875)
Le fonds étant entièrement numérisé, les images des articles suivants sont librement consultables sur le site internet des Archives départementales.
4H 89
Cession par Claude-François Foncet, prieur et procureur de l'abbaye de Sixt, fermier du revenu de l'abbé, à Jean, fils de feu Jean Denambride, et Joseph, fils de feu Michel Ruin de tous les chapons dus en arrérage de leur biens en application du bail à ferme passé entre l'abbé et eux (notaire Biord) et pesant sur des tenanciers au prix de 150 livres de monnaie de Savoie. Fait en double à Samoëns (8 mars 1743).
4 H 138
Cession et subrogation aux frères Ruin de 500 florins dont Michel Ruin, leur père, était reconnu débiteur à Claude[-François] Foncet, chanoine de l'abbaye, au nom de son frère Pierre Foncet et à feu Jean Foncet, somme dont il n'a été payé aucun intérêt. Joseph et Barthélemy Ruin doivent donc débourser 340 livres dont 40 livres présentement, 100 à la Saint-Barthélemy prochaine et l'autre moitié l'année suivante (1732-1734).
ARCHIVES POSTÉRIEURES À 1792
ARCHIVES RÉVOLUTIONNAIRES (1792-1815)
Série L : administration et tribunaux révolutionnaires
32 L 39
Émigrés : Dossiers individuels de Pierre-Clément Foncet et Claude-Eugène-Maire Foncet, son frère (1771-an XI).
ARCHIVES MODERNES (1860-1940)
Série O : administration et comptabilité communales (1860-1940)
Sous-série 4 O : archives des dons et legs
4 O 1375
POUGNI de MONTHOUX, veuve comte FONCET de MONTAILLEUR, Françoise-Augustine (baronne) (fabrique, pauvres, commune et entretien des routes). – Capital en argent : correspondance, copie de testament, extraits de testament, acte de décès, avis du préfet, extraits du registre des délibérations du conseil municipal, attestation du maire, arbre généalogique, décret présidentiel, arrêtés préfectoraux, avis du sous-préfet, extraits du registre des délibérations du conseil de fabrique, copie d'une lettre de la légataire (1869-1883).
Série Q : domaines, enregistrement, hypothèques (1792-1815 et 1860-1955)
Sous-série 1 Q : domaines nationaux
1 Q 178
État des biens nationaux de Saint-Jeoire (an III).
1 Q 217
Ambilly : baux à ferme des biens de l'émigré Pierre-Clément Foncet (an II-an III).
Série J : archives privées
Sous-série 1 J : fonds d'archives privées sur les châteaux, familles ou personnalités du département
1 J 138
Confirmation faite par Louis de Saint-Jeoire d'Annecy de certains droits possédés par Rolet et Pierre Metruns (?) de Glappigny (3 novembre 1472).
1 J 2612
Albergement pour François-Marie Hocquinet de Saint-Jeoire par le seigneur baron et président Foncet, de Saint-Jeoire (25 novembre 1772).
1 J 3237
Famille Carrier, de Marignier : obligation pour Jean Foncet marchand de Saint-Jeoire contre Aimé Carrier (19 mai 1682, 21 février 1690, 9 juin 1693 en 2 ex.), obligation pour Jean Foncet contre Aimé et Claude Carrier (3 janvier 1693, 14 janvier 1696 en 2 ex.), cession de capital par Nicolas Mugnal à Claude Carrier (28 mars 1694), obligation pour Jean Foncet contre Aimé Carrier et Pierre Bené (7 mai 1696).
1 J 3247
Claude Adrianne de Mouxy, baronne de Saint-Jeoire : affranchissement de l'hommage dû par Annibal Marin (1637).
1 J 3248
Montagne du Môle à Saint-Jeoire : conditions entre communiers (1635).
1 J 3261
Montagne de la Ramaz : copie de sentence arbitrale du 18 janvier 1469 par le Conseil genevois adjugeant par moitié cette montagne à Pierre de Saint-Jeoire et aux nobles de Bellegarde (avec tableau généalogique des barons de Faucigny) (s.d.).
Sous-série 30 J : fonds d'archives des familles Baillard-Dupraz-Leyat
30 J 268
Patentes de Victor-Emmanuel Ier, roi de Sardaigne, accordant la croix de Saint-Maurice et Lazare au capitaine Alexis-Gabriel Foncet de Montailleur (26 juin 1819).
30 J 269
Patentes de Charles-Félix, roi de Sardaigne, accordant à Ne Alexis Foncet de Montailleur, le titre de comte de Marcossey (10 octobre 1828).
Sous-série 43 J : fonds d'archives de la famille de Gerbais de Sonnaz d'Habères
43 J 367
Janus de Gerbais de Sonnaz : lettres reçues de la comtesse de Baudry, née Claudine-Eugénie Foncet (1772-1806).
43 J 600
Reconnaissance de dettes passée par Joseph de Gerbais de Sonnaz en faveur de Claudine-Eugénie Foncet, comtesse Gaspard-Philibert de Baudry (1811-1859).
43 J 724
Joseph de Gerbais de Sonnaz : lettres reçues de Claudine-Eugénie Foncet de Montailleur, comtesse, épouse Gaspard-Philibert de Baudry (1815-1861).
43 J 2178
Noble François de Saint-Jeoire dit d'Antioche, seigneur d'Yvoire, vente et inféodation de la seigneurie de Nernier, par la République de Berne, aux nés François de Saint-Jeoire et Bernard de Neuvecelle (25 janvier 1552).
Sous-série 52 J : fonds Paul Tapponier
52 J 337
Articles de Paul Tapponnier concernant Jean-Joseph Foncet (1955).
Sous-série 107 J : fonds Pierre Broise
107 J 177
Saint-Jeoire : fiche signalétique, toponymie, bibliographie, inventaire archéologique, note archéologique (1964-1971), article (1958), correspondance (1970).
Sous-série 230 J : fonds des familles Béné-Ruphy
Série Fi : archives iconographiques
Sous-série 8 Fi : fonds des cartes postales (1900 à nos jours)
8 Fi 3911-3918
Saint-Jeoire (1890-1980).
ARCHIVES TOUTES PÉRIODES
ARCHIVES COMMUNALES
E DÉPÔT 241
fonds des archives communales déposées de Saint-Jeoire
Sources externes :
ARCHIVIO DI STATO DI TORINO
Inventario n. 006 – Paesi – Inventaire des écritures concernans la Province de Faucigni
Paquet 9
N° 1 : - lettres de Beatrix dame de Faucigni par lesquelles elle ordonne à Rodulphe de St Joyre de païer à Aimeric son frères 60 sols annuels sur les revenus de la métralie de St Joyre (1271).
- Donation faite par ladite dame à Rodolphe de St Joyre de 60 souldées de terre qu'elle avoit fait reduire au prejudice de Pierre de Putos d'Albone à condition que ledit Rodulphe païe 60 sols que ladite dame avoit promis à Aymeric frère dudit Rodulphe à l'occasion qu'il prêta l'homage à sa mère (1273).
- Permutation entre ladite dame et le susdit Rodulphe de la métralie de St Joire avec la dîme de Cormand (1277).
- Accensement fait par la dite dame au susdit Roldolphe des dîmes de Boveres, et de Chanderoles moïennant la cense annuelle de deux muids de frument et 16 octaves d'avoine düe au chapellain de la Tour avec donation d'un revenu annuel de 100 sols de Genève sur divers hommes taillables y nommés en faveur de Jean, fils dudit Rodolphe que ladite dame avoit tenu au font du baptême 24 Xbre (1282).
N° 2 : révocation de Beatrix dame de Faucigni des concessions faites en son absence par Martin de St Joire, son lieutenant entre le pouvoir à lui laissé à l'occasion qu'elle se porta en Gascogne 6 may 1288.
N° 3 : lettres de la chambre des Comptes pour mettre en possession du domaine du duc de Genevois des biens de Melchior de Mouxy sieur de St Joyre commis et échûs à cause de la condition taillable et de main morte à laquelle ils étoient astrainte par les reconnoissances du mandement de Faucigni 14 Xbre 1618.
N° 4 : mémoire du procureur général sur les dispositions ordonnées par S. M. pour l'affranchissement demandé par la Baron Foncet des servis taillables, et laods de son fief de S. Joire (1770).
ARCHIVES D'ÉTAT DE GENÈVE
11e section, Archives des familles et archives privées, archives de familles 1ère série, Foncet de Montailleur (XVIII
e
-XIX
e
siècles).
ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LA SAVOIE
Série SA : archives de l'ancien duché de Savoie
Certains de ces documents sont accessibles en ligne sur le site internet des Archives départementales de la Savoie.
SA 252-254, 257
Matières économiques, mines concernant la famille Chabod (1590, copie-1771).
SA 13209-13373
Château du Faucigny : comptes des châtellenies (1303-1552).
SA 13374-13417
Château du Faucigny : comptes des subsides (1356-1501).
Série B : fonds du Parlement et Sénat de Savoie, juridictions subalternes.
Sous-série 2 B : fonds du Sénat de Savoie (1317-1848)
2 B 2528
Délégation pour les différends entre le sénateur Foncet et les communautés de Saint-Jeoire-en-Faucigny, de La Tour, de Saint-Jean-de-Tholomé, Marignier et Aise (créée par patentes du 20 juillet 1787).
2 B 4645
Testament de Marguerite Foncet de Montailleur (27 mars 1792).
Sous-série 4 B : archives saisies ou recueillies par le Sénat de Savoie (1309-1810)
4 B 1151-1559
Papiers Chabod de Saint-Maurice recueillis par le Sénat de Savoie.
4 B 1171
Papiers Chabod de Saint-Maurice recueillis par le Sénat de Savoie.
4 B 1228
Papiers Chabod de Saint-Maurice recueillis par le Sénat de Savoie.
4 B 1246
Papiers Chabod de Saint-Maurice recueillis par le Sénat de Savoie.
4 B 1260
Papiers Chabod de Saint-Maurice recueillis par le Sénat de Savoie.
4 B 1341
archives de Foncet de Montailleur recueillies par le Sénat de Savoie (XVI
e
-XVII
e
siècles).
4 B 1426
Papiers Chabod de Saint-Maurice recueillis par le Sénat de Savoie.
4 B 1473
Papiers Chabod de Saint-Maurice recueillis par le Sénat de Savoie.
4 B 1539
Papiers Chabod de Saint-Jeoire recueillis par le Sénat de Savoie.
4 B 1850
Papiers Chabod de Saint-Maurice recueillis par le Sénat de Savoie.
4 B 2069
Chabod de Saint-Maurice (1635-1791).
Série C : administration provinciale
C 64
Ordonnances et décrets mettant la commune de Saint-Jeoire en Faucigny en demeure de faire les formalités nécessaires pour traiter de l'affranchissement de tous les droits féodaux qu'elle devait au président baron Foncet de Montailleur, faute de quoi il sera statué d'office (1769-1775).
C 179
Minutes de lettres adressées dans toutes les provinces du duché de Savoie, par l'intendant général au curé de Montailleur, l'informant de l'arrivée prochaine, à Chambéry, du baron Foncet, avec lequel les députés de la commune de Montailleur pourraient venir traiter, pour l'affranchissement des droits féodaux que le baron possédait dans cette commune (1769-1771).
C 318
Finances et comptabilité. – Minutes des ordres de recevoir, notifiés à la trésorerie générale de Chambéry, par l'intendance générale sur les revenus du trésor de Jean-Joseph Foncet, baron de Saint-Jeoire et de Montailleur, pour les droits de son acquisition de la baronnie de Saint-Jeoire, qu'il avait achetée de Messire Henri-Joseph Chabod, marquis de Saint-Maurice (1776-1783).
C 1118
Résultat des conférences tenues à Chambéry, par ordre du Roi, entre le baron Foncet de Montailleur, conseiller d'État, le chevalier Angiono, intendant de Tarentaise, et le vice-intendant général Perrin, au sujet des salines de Conflans (janvier 1754).
C 1165
Minutes de lettres adressées par l'intendant : – au général des finances, à Turin, au sujet des conférences qu'il venait d'avoir avec le baron Foncet et le vice-intendant général Perrin, relativement à la comptabilité et à l'administration générale des salines (1754).
C 4918
Rapport au sujet d'un recours adressé à la Délégation générale par le baron Jean-Joseph Foncet, au sujet de l'affranchissement de la commune de Saint-Jeoire (1779).
Série FS : fonds sarde
Sous-série 6 FS
6 FS 163
Testament de Louis-Gabriel Foncet de Montailleur (1839).
ARCHIVES COMMUNALES CONSERVÉES EN MAIRIE
Archives communales de La Tour
Répertoire du Centre de gestion disponible en salle de lecture des Archives départementales.


Bibliographie :
Les cotes entre crochets renvoient aux ouvrages conservés dans la bibliothèque des Archives départementales de la Haute-Savoie. Malgré une documentation abondante, l'histoire des seigneurs de Saint-Jeoire n'a guère éveillé la curiosité des chercheurs. Lorsque les Archives départementales possèdent deux exemplaires d'un ouvrage, nous donnons la référence [US] mise à disposition du public en salle de lecture, sans commande préalable.
Instruments de travail
BELY, Lucien (dir.),
Dictionnaire de l'Ancien Régime : royaume de France, XVI
e
-XVIII
e
siècle
, Paris, Presses universitaires de France, 1996 [US 88].
BESSON, Joseph-Antoine,
Mémoires pour l'histoire ecclésiastique des diocèses de Genève, Tarentaise, Aoste et Maurienne, et du décanat de Savoye
, Moutiers, M. Cane, 1871 [US 493].
DEVOS, Roger, GABION, Robert, MARIOTTE, Jean-Yves, NICOLAS, Jean, ABRY, Christian,
La pratique des documents anciens
, Annecy, Archives départementales de la Haute-Savoie, 1995 [BIB 5469].
GABION,
Dictionnaire des noms de famille de Savoie. Savoie, Haute-Savoie, canton de Genève
, Montmélian, La Fontaine de Siloé, 2011 [US 8].
GALIFFE, Jacques-Augustin,
Notices généalogiques sur les familles genevoises depuis les premiers temps jusqu'à nos jours
, Genève, J. Barbezat, tomes I à III, 1829-1836 [US 149-151].
GALIFFE, Jacques-Augustin
et alii
.,
Notices généalogiques sur les familles genevoises depuis les premiers temps jusqu'à nos jours
, tomes IV à VII, 1857-1895 [US 152-155].
GUICHENON, Samuel,
Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoye
, Roanne, Édition Horvath, 1976, 3 volumes [US 467-468].
LANÇON, Régis,
Le bon sens des mots. Glossographie historique, latine, héraldique, française et régionale
, Douvaine, Chablais généalogie, 2008 [US 543].
LE FORT, Charles-Guillaume, LULLIN, Paul-Elisée,
Régeste genevois ou répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312
, Genève, Chez les principaux libraires, 1866 [US 253].
FORAS, Amédée de,
Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie
, Grenoble, Allier frères, 1893-1910.
Ouvrages généraux sur le Faucigny et Saint-Jeoire
BAUD, Henri et MARIOTTE, Jean-Yves,
Histoire des communes savoyardes
, tome II Le Faucigny, Roanne, Édition Horvath, 1980 [US 257].
BENE, Georges,
Saint-Jeoire en Faucigny. Un village de Haute-Savoie de son origine à nos jours
, Saint-Jeoire, Ville de Saint-Jeoire, 2001 [BIB 5762].
BINZ, Louis,
Les visites pastorales du diocèse de Genève par l'évêque Jean de Bertrand (1411-1414)
, Annecy, Académie salésienne, 2006 [US 557].
BLONDEL, Louis,
Châteaux de l'ancien diocèse de Genève
, Genève, Société d'histoire et d'archéologie, 1956 [US 252].
BRUCHET, Max,
L'abolition des droits seigneuriaux en Savoie (1761-1793)
, Annecy, Imprimerie Hérisson frères, 1908 [BIB 1807].
CARRIER, Nicolas,
La vie montagnarde en Faucigny à la fin du Moyen Âge. Économie et société, fin XIII
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-début XVI
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, Paris, l'Harmattan, 2001 [BIB 6500].
CARRIER, Nicolas, CORBIERE, Mathieu de la,
Entre Genève et Mont-Blanc au XIV
e
siècle. Enquête et contre-enquête dans le Faucigny delphinal de 1339
, Genève, Société d'Histoire et d'Archéologie de Genève, 2005 [PER 1464].
NICOLAS, Jean et NICOLAS, Renée,
La vie quotidienne en Savoie aux XVII
e
et XVIII
e
siècles
, Paris, Hachette littérature, 1979, pp. 46-47 [BIB 3658].
NICOLAS, Jean,
La Savoie au XVIII
e
siècle. Noblesse et bourgeoisie
, Paris, Maloine, 1977-1978, 2 vol. [US 248].
SIROT, Élisabeth,
Noble et forte maison, l'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XII
e
siècle au début du XVI
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siècle
, Paris, Éditions Picard, 2007 [BIB 6318].
Articles
BÉNÉ, Georges, « Les archives baronniales de Saint-Jeoire-en-Faucigny »,
Mémoires et documents publiés par l'Académie du Faucigny
, tome VIII, 1953-1954, pp. 19-22 [PER 1397].
BOUVERAT, Dominique, DEBIZE, Nathalie, « Les seigneuries de Turchet et Menthonnex »,
Échos saléviens
, n° 24, 2016, pp. 7-20 [PER 1486].
BUJARD, Jacques, « Hermance, 1247-1997, une ville neuve médiévale »,
Société d'Histoire et d'Archéologie de Genève
, tomes 25 à 27, pp. 1-81 [PER 1465].
FORESTIER, Louis, « Notice sur deux châteaux de Saint-Jeoire »,
Mémoires et documents publiés par l'Académie du Faucigny
, tome V, 1943, pp. 89-90 [PER 1392].
LEHNER, Renée-Pierre,
Mentions de personnes ayant œuvré dans le bâtiment et le génie civil, notamment à Saint-Jeoire-en-Faucigny
, 1982 [F 509].
MANSAU, Andrée, « Les Chabod de Saint-Maurice : leur notabilité au XVII
e
siècle »,
Congrès des Sociétés savantes de Savoie
, pp. 221-222 [PER 1485].
PERRON, François, « Les seigneurs de Saint-Jeoire. Étude historique et sociale sur une famille féodale du Faucigny du XII
e
à la fin du XV
e
siècle »,
Mémoires et documents publiés par l'Académie du Faucigny
, tome X, 1957, pp. 27-42 [PER 1397].
TAPPONNIER, Paul, « Jean-Joseph Foncet de Montailleur »,
Revue Savoisienne
, 1955, pp. 27-35 [PER 1391].
TAVERNIER, Hyppolite, « Les premières franchises de Saint-Jeoire. Notice et documents »,
Société savoisienne d'histoire et d'archéologie
, tome XXIII, 1885, pp. 519-547 [PER 1394].


Mots-clé lieu : Saint-Jeoire (Haute-Savoie, France)
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