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Inventaire du fonds François de Menthon

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Classer dans : Non classé
Sommaire

Auteur : par Violette Rouchy-Lévy, Benoît Berger et Charlotte Prugneau ; sous la direction de Yves Kinossian, directeur des Archives départementales de la Haute-Savoie

 

Sous-titres : Répertoire numérique détaillé

 

Description du profil :
Nom de l'encodeur : Instrument de recherche produit au moyen du logiciel Arkhéïa Aide au classement de la société Anaphore sarl, version 3-10.5 du vendredi 9 mars 2012. Date de l'export : lundi 21 janvier 2013 (09:36 h)
Langue : Instrument de recherche rédigé en français
Règles de description : Cet instrument de recherche a été élaboré conformément aux recommandations de la norme ISAD(G) : norme générale et internationale de description archivistique (seconde édition) et de la DTD EAD 2002 (deuxième version).L'indexation a été réalisée d'après la note d'information DITN/RES/2007/008 relative à la normalisation des descripteurs et le Thésaurus pour la description et l'indexation des archives locales anciennes, modernes et contemporaines.Tous les sigles ont été développés à l'exception de ceux pour lesquels la signification n'a pas pu être retrouvée.

Description physique :
Genre/Carac. phys. : Document d'archives

50.00 ml

Organisme : Archives départementales de la Haute-Savoie

Producteur des archives
François de Menthon


Biographie ou histoire :
Celui qui deviendra l'une des personnalités les plus prestigieuses de Haute-Savoie naît le 8 janvier 1900 à Montmirey-la-Ville, dans le Jura. François Bernard Marie Fidèle de Menthon, fils du comte Henry de Menthon - officier de marine, député de la Haute-Saône de 1919 à 1928 - et de Marguerite de Picot de Moras d'Aligny, est issu d'une famille de la noblesse catholique et provinciale. Avec ses trois frères Bernard, Maurice et Pierre (nés respectivement en 1903, 1906 et 1913) et ses deux sœurs Ghislaine et Anne-Marie (nées en 1904 et 1908), il grandit dans le château familial qui domine le village de Menthon-Saint-Bernard.
Élève à Dijon à l'école Saint-François-de-Sales entre 1910 et 1916, il suit ensuite les cours de la Faculté de droit avant de devenir professeur agrégé de droit et licencié ès lettres en 1920. La thèse qu'il soutient porte sur "La représentation proportionnelle dans la constitution fédérale suisse", Paris, Éditions de la Vie universitaire, 1921, 254 p. [thèse de doctorat de sciences politiques]. Après trois années de service militaire dans le 104e régiment d'infanterie qu'il accompagne sur le Rhin, François de Menthon se consacre à la diffusion de sa foi. Il contribue à restaurer l'Association catholique de la jeunesse française (ACJF) en Haute-Savoie, formant avec Georges Bidault et René Pleven une équipe soudée autour de Charles Flory. À 26 ans, il préside l'association, jusqu'en 1930, et favorise la création de la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Marié en 1922 à Nicole de Saint-Seine qui lui donne six fils (nés entre 1923 et 1937, ils se prénomment Bernard, Jean, Jacques, Étienne, Olivier et Sixte), François de Menthon s'éloigne de la région une décennie durant pour aller enseigner l'économie politique à Nancy. Il y fonde la revue "Droit social" en janvier 1938 et regroupe autour de lui des intellectuels comme René Capitant, André Philip ou encore Pierre-Henri Teitgen. Non content de professer ses idées à la Faculté et dans sa tribune, il tente sa chance à la municipalité dont il est élu conseiller en 1933. Le militant du Parti démocrate populaire (PDP) échoue cependant aux élections municipales de 1935.
Malgré sa famille nombreuse et sa position de notable établie, François de Menthon s'engage aussitôt la Seconde guerre mondiale déclarée. Capitaine au 133e régiment d'infanterie de forteresse (RIF), il combat sur la ligne Maginot : blessé à Réchicourt-le-Château en Moselle, il est transporté à l'hôpital de Saint-Dié-des-Vosges dont il ne tarde pas à s'évader. Pleinement sensible à l'appel du 18 Juin, il entre en résistance. François de Menthon est l'un des principaux fondateurs du mouvement clandestin Liberté et le rédacteur du journal éponyme, qui affirme dans son premier numéro : "Rien n'est perdu ; la guerre peut encore être gagnée. Nous refusons de nous avouer vaincus." Liberté disparaît après dix numéros lorsque le mouvement fusionne avec celui d'Henri Frenay pour donner naissance à Combat. François de Menthon se lie bientôt avec l'envoyé de la France libre, Jean Moulin. Celui-ci le charge d'être le rapporteur de l'organisme nouvellement créé en 1942 pour préparer la réorganisation des pouvoirs publics à la Libération : le Comité général d'études (CGE). François de Menthon le dote d'une revue intitulée "Les Cahiers politiques" dont le premier numéro est publié en avril 1943. Ces activités résistantes, qu'il revendique en les affichant quelquefois imprudemment, suscitent la haine des collaborateurs du régime de Vichy. Le 2 mai 1942, il est victime d'une agression fomentée par le Service d'ordre légionnaire qui le jette dans un bassin d'Annecy. En juillet, il est révoqué de la Faculté de droit de Lyon, poste qu'il avait obtenu en 1940. Il part pour Londres avant de gagner Alger en août 1943, pour se mettre au service du général De Gaulle. Le chef de la France libre lui confère la fonction de commissaire à la Justice. Devenu un an plus tard garde des Sceaux, François de Menthon est chargé de concevoir l'épuration, tâche particulièrement ardue qu'il accomplit en proie aux critiques les plus vives. Il est également à l'origine de plusieurs importantes réformes judiciaires, en particulier concernant l'enfance délinquante. Procureur de la France près le Tribunal militaire international de Nuremberg, il y forge la notion de crime contre l'humanité.
Les années qui suivent la victoire contre l'Allemagne installent François de Menthon en ténor de la vie politique française. Titulaire de la Croix de guerre, compagnon de la Libération, officier de la Légion d'honneur, il jouit d'un prestige considérable. Rallié à l'idée d'un nouveau parti de gouvernement, il compte parmi les bâtisseurs du Mouvement républicain populaire (MRP), dont il fixe le projet constitutionnel. Élu à la première et à la deuxième Assemblée constituante, il retrouve un portefeuille ministériel à l'Économie nationale entre juin et novembre 1946, période d'inflation galopante qui le laisse là encore en butte au mécontentement de la population. Entre 1946 et 1952, il se consacre à la vie de son parti, dont il préside le groupe parlementaire de 1950 à 1952. Tout au long de la IVe République, François de Menthon se montre parallèlement un Européen convaincu : d'abord vice-président de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale, il appartient ensuite au comité qui donne naissance au Conseil de l'Europe. Membre de l'Assemblée parlementaire - à l'époque Assemblée consultative - du Conseil de l'Europe pendant dix ans (1949-1959), il est à sa tête entre 1952 et 1954. En 1958, François de Menthon met fin à sa carrière politique en s'opposant fermement au retour du général De Gaulle, qu'il accuse de signer la mort de la IVe République. Il quitte définitivement la scène nationale et européenne pour revenir à ses travaux d'intellectuel, retrouve la direction de "Droit social", ainsi que sa chaire à Nancy. Il est encore nommé président du tout neuf Centre européen universitaire entre 1962 et 1968. Il garde toutefois une assise locale non négligeable à travers une triple casquette : celle de maire de Menthon-Saint-Bernard de 1944 à 1977, celle de conseiller général du canton de Rumilly de 1951 à 1958 et enfin celle de président de l'Association des maires de Haute-Savoie de 1954 à 1976. Pourtant, du fait de son éloignement successif de la scène publique, il s'éteint dans l'intimité, un an après son épouse, dans la nuit du 2 au 3 juin 1984. Il est inhumé au cimetière de Menthon-Saint-Bernard.


Historique de la conservation :
L'origine des relations entre la famille et l'institution remonte aux années 1980, où des contacts avaient été noués entre l'intéressé lui-même et la directrice des archives départementales, Élisabeth Rabut. Après le décès de François de Menthon, les liens se sont poursuivis avec Olivier de Menthon, son fils, actuel propriétaire du château de Menthon et dépositaire des archives paternelles. Le dépôt de ces dossiers aux Archives départementales est envisagé dès 2001 et réalisé le 28 novembre 2003 par Hélène Viallet, qui dirige le service. Une seconde partie a été collectée les 3 et 4 juillet 2006, à la demande d'Olivier de Menthon après qu'il eut retrouvé des documents relatifs à l'activité du ministre de l'Économie nationale. C'est à cette occasion que le directeur Yves Kinossian a jugé sur place de l'intérêt de compléter les archives par un certain nombre d'ouvrages et de périodiques, peu nombreux lors du premier dépôt. Ont été laissés de côté les titres sans rapport avec les activités publiques de François de Menthon (encyclopédies, romans, ouvrages de tourisme…).


Informations sur les modalités d'entrée :
Dépôt (2003, 2006)

Présentation du contenu
Le caractère foisonnant du parcours de François de Menthon se retrouve par un mimétisme presque parfait dans ses archives. Occupant plus de 25 mètres linéaires, celles-ci permettent de reconstituer l'ensemble de sa carrière d'homme politique. Des documents de nature et de support variés (manuscrits, rapports, papiers d'identité, photographies, journaux…) rendent compte de l'activité de l'homme public. Ils ne concernent qu'exceptionnellement la dimension privée de François de Menthon. En effet, seuls des correspondances personnelles et familiales et des documents relatifs à la gestion de son patrimoine éclairent ce moment fugace où l'homme politique s'efface derrière l'homme. Le fonds des archives de François de Menthon est majoritairement composé de documents de travail, et la documentation préparatoire à l'écriture d'un rapport, d'un article ou d'un discours est considérable. Mais l'existence de textes et de correspondances officiels est également à remarquer. Les liens de François de Menthon avec les figures majeures de la vie politique contemporaine apparaissent sans conteste, et les cinq grands temps forts de la carrière du personnage sont représentés : l'engagement dans les mouvements de jeunesse catholique, la Résistance, l'épuration à la Libération, le MRP et l'Europe. L'élu local est également présent.
D'un volume quasiment équivalent aux archives, la bibliothèque de François de Menthon vient compléter utilement ces documents. Riche de près de 1000 titres, elle peut en effet être considérée comme une illustration de ses activités d'homme politique. Certaines thématiques y figurent en bonne place, comme l'histoire (de la Seconde Guerre mondiale et de la IVe République, pour l'essentiel), la politique, le droit, l'économie et la religion. On trouve aussi des ensembles cohérents dans le domaine de la sociologie, des relations internationales ou de l'histoire régionale. Ce rassemblement d'ouvrages et de périodiques ne prétend pas à l'exhaustivité. Cependant la bibliothèque de François de Menthon renferme des pièces précieuses : certaines par leur rareté (collections complètes ou bien conservées de publications clandestines, transcription contemporaine des débats du procès de Nuremberg…), d'autres par les dédicaces d'auteurs aussi prestigieux que Paul Reynaud, Michel Debré ou Valéry Giscard d'Estaing. Littérature grise acquise par François de Menthon à des fins documentaires ou pratiques, elle est aussi une littérature reçue ès qualité.


Rédacteur de la description :
Informations sur la description :
Les typologies de documents commençant par une majuscule renvoient au titre exact de ces derniers.


Mode de classement :
Il n'est pas toujours aisé pour l'archiviste de faire émerger le classement originel d'un fonds, tant celui-ci a pu être bouleversé au cours de sa constitution et de son existence. Les archives de François de Menthon forment ainsi un ensemble à l'histoire mouvante. Avant leur regroupement au château dans les années 1990, elles se trouvaient dispersées, pour certaines à Paris dans l'ancien appartement de François de Menthon, pour d'autres au château (c'était le cas des documents concernant la Résistance). Il faut signaler également que les documents ont été utilisés : empruntés par la famille Teitgen en vue de l'écriture d'un ouvrage, dépouillés par Laurent Ducerf pour la rédaction de sa thèse, prêtés pour des manifestations culturelles. À cela s'ajoutent des interventions familiales qui expliquent la présence d'archives posthumes ou produites par les enfants de François de Menthon. Il a donc fallu partir à la recherche de ce qu'avait pu être l'ordonnancement voulu par François de Menthon.
Des témoignages de classement ont été discernés grâce aux intitulés manuscrits portés sur certains dossiers (comme les cours d'économie politique ou les dossiers économiques), grâce aux enveloppes renfermant des liasses de lettres d'un même auteur… Pourtant, la mise en ordre n'a souvent pas été menée jusqu'à son terme : combien de dossiers "à classer", de missives "à répondre", de documents "divers". Par ailleurs, François de Menthon a eu à ses côtés une secrétaire, Marguerite Reveyrand, qui rangeait ses dossiers. C'est ainsi elle qui a classé les archives du CGE. Enfin, François de Menthon a été mu au soir de sa vie par une démarche rétrospective : il s'est replongé dans ses papiers afin de trouver la matière d'une autobiographie qu'il n'achèvera pas, mais pour laquelle il a effectué de nombreuses recherches.
Face à ces organisations multiples, un plan de classement général a été conçu. Il obéit d'abord à une division de nature entre les archives et la bibliothèque de François de Menthon. Les archives sont organisées en dix rubriques. Le parti pris a été d'ouvrir le répertoire par une section transversale consacrée à l'intellectuel, et de le clore par une section tout aussi transhistorique, cherchant à approcher l'homme privé par les photographies, les archives familiales et les documents personnels. Entre ces deux pôles sont égrenées les six fonctions capitales exercées par François de Menthon : commissaire à la Justice à Alger, ministre de la Justice, procureur près le Tribunal militaire international de Nuremberg, ministre de l'Économie nationale, député du MRP et élu local. Ces fonctions sont elles-mêmes encadrées par deux rubriques qui, si elles sont précisément datées, font davantage référence à la sensibilité du personnage : le résistant et l'Européen. Ce mélange de temps longs et de hautes fonctions au temps court caractérise l'homme et ses archives. À l'intérieur de ces grands ensembles, des classifications spécifiques ont été créées lorsque cela s'est avéré nécessaire, notamment pour les archives du CGE. Quant à la bibliothèque, elle a fait l'objet d'un classement chronologico-thématique, lui aussi en dix parties. Ont été isolés en tête les écrits de François de Menthon, suivis de deux rubriques historiques singularisées, relatives à la Seconde Guerre mondiale et à Nuremberg. Figurent ensuite, ordonnés en fonction de leur importance à la fois intellectuelle dans la carrière de François de Menthon et matérielle en termes de volume : la politique, l'Europe, le droit, l'économie, la religion, la sociologie et le régionalisme. Les revues, nombreuses, terminent les chapitres.


Modalités d'accès :
Statut juridique :
Archives privées

Conditions d'utilisation :
La reproduction des documents est soumise à l'autorisation des Archives départementales de la Haute-Savoie. En cas de reproduction d'une ou plusieurs pièces, il conviendra de faire apparaître le nom du service dépositaire et la cote du ou des document(s). En cas de réutilisation avec diffusion publique, une licence de réutilisation doit être signée.


Sources complémentaires :
Sources internes :
15 W : Préfecture, cabinet du Préfet et du secrétariat général (1940-1947)
15 W 5 : enquêtes de police sur les actions de membres de la légion française des combattants contre des membres de la population (1941-1944).
20 W : Préfecture, 2ème division, 2ème bureau (1940-1949)
20 W 23 : réorganisation des corps municipaux (1945).
22 W : Préfecture, cabinet du préfet, service des relations avec les troupes d'occupation (1940-1944)
22 W 14 : prestations demandées par les troupes d'occupation, dont logement (1942-1944).
44 W : Préfecture, cabinet du Préfet (1940-1952)
44 W 5 : procès-verbaux de séances du comité de Libération (1944-1945).
62 W : Préfecture, cabinet du Préfet (1940-1957)
62 W 62 : voyages officiels de personnalités (1942-1943, 1948-1952).
62 W 66 : fichier régional des suspects, listes, rapports émanant des Renseignements Généraux (1942-1947).
62 W 67 : enquêtes individuelles des Renseignements Généraux sur des particuliers français ou étrangers.
63 W : Préfecture, 1ère division, 1er bureau (1945-1957)
63 W 26 : élections législatives et référendum du 21 octobre 1945.
63 W 27 : élections législatives du 2 juin 1946. Élections législatives du 10 novembre 1946.
63 W 28 : élections législatives du 17 juin 1951.
63 W 29 : élections législatives du 2 janvier 1956.
63 W 34 : élections cantonales des 7 et 14 octobre 1951. Élections cantonales des 17 et 24 avril 1955.
63 W 44 : élections municipales des 29 avril et 13 mai 1945.
63 W 45-46 : élections municipales des 19 et 26 octobre 1947.
63 W 53 : élections municipales des 26 avril et 3 mai 1953.
1055 W : Préfecture, 1ère direction, bureau des élections (1965-1986)
1055 W 35 : Élection des maires et adjoints (1971)
1630 W : Préfecture, 1ère direction, bureau des élections (1968-1987)
1630 W 17 : démissions de membres de conseils municipaux (1977-1982)
Série continue
SC 13873-13875, 34151 : élections cantonales de 1951.
SC 14327 : élections municipales et réorganisations des municipalités (1945).
SC 14621 : élections municipales, procès-verbaux d'élections, démissions, affaires contentieuses (1953-1958).
SC 14629, 34152 : élections cantonales des 17 et 24 avril 1955.
SC 14631 : notices sur les conseillers généraux élus entre 1945 et 1955.
SC 14733-14735 : élections législatives du 2 janvier 1951.
SC 14958 : élections des maires et adjoints (1947).
SC 14959 : élections des maires et adjoins (1953).
SC 25429-25430 : élections municipales des 14 et 21 mars 1965.
149 J : fonds Poirson (Ca 1939-1997)
149 J 210 : agression contre François de Menthon, jeté dans la fontaine de la place de l'hôtel de ville (1941-1989).
PA et B.M. : publications administratives et bulletins municipaux
PA 113 : rapports du préfet et procès-verbaux des séances du Conseil général de la Haute-Savoie (1861-1981)
PA 115 : procès-verbaux des séances de la commission départementales du Conseil général de la Haute-Savoie (1873-1982)
PA 117 : budgets et comptes du Conseil général de la Haute-Savoie (1861-2003)
B.M. 97 : L'Corrieu, bulletin municipal de Menthon-Saint-Bernard (1970-1971)
Sources externes :
Services départementaux d'archives :
- Archives départementales des Bouches-du-Rhône
51 J 1-3 : fonds de l'abbé Cognac. On y trouve l'édition originale des Cahiers du Témoignage chrétien (1937-1978).
- Archives départementales des Hauts-de-Seine
44 J : fonds de la JOC. Le fonds comprend les délibérations des conseils nationaux et centraux depuis 1926, ainsi que des périodiques (1926-1987).
- Archives départementales de la Loire
57 J 1-97 : papiers Georges Bidault. Il s'agit de sa correspondance parlementaire (1943-1962).
- Archives départementales de Meurthe-et-Moselle
26 J 1-471 : fonds Louis Marin (1870-1978).
Archives nationales :
Centre historique des Archives nationales
- Archives privées
317 AP : fonds Louis Marin (XXe siècle).
Peut-être 317 AP 1-18 (dossiers individuels de renseignements sur des hommes politiques contemporains), 317 AP 50-69 (Deuxième Guerre mondiale), 317 AP 70-94 (Fédération républicaine entre 1920 et 1946), 317 AP 174-205 (le président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle entre 1909 et 1955) et 317 AP 206-270 (non classé).
350 AP : fonds du MRP (1932-1968).
350 AP 1-11 (organisation et vie du MRP), 350 AP 12-62 (instances nationales), 350 AP 63-72 (équipes, commissions d'études, positions), 350 AP 73-84 (activité parlementaire et ministérielle), 350 AP 85-92 (vie régionale, fédérations, leaders), 350 AP 93-99 (dossiers sur les élections), 350 AP 100-130 (publications et collections), 350 AP 131-154 (non classé : rapports de congrès, procès-verbaux de réunions, revues...).
397 AP : fonds Marie Granet (1940-1974).
Notamment 397 AP 1-7 (textes des témoignages rassemblés pour ses travaux, publiés entre 1957 et 1974).
449 AP : fonds Louis Terrenoire (1893, 1929-1982).
Notamment 449 AP 6-12 (période de guerre entre 1941 et 1944), 449 AP 55-58 (le député MRP de l'Orne entre 1946 et 1951) et 449 AP 106-112 (membre puis secrétaire général du RPF/RPR entre 1946 et 1972).
457 AP : fonds Georges Bidault (XXe siècle).
La totalité du fonds est potentiellement intéressante ; on peut signaler en particulier les cotes 457 AP 1-133 (ministère des Affaires étrangères entre 1944 et 1948 et entre 1953 et 1954), 457 AP 134-168 (politique intérieure de la France, 1940-1959) et 457 AP169-188 (papiers personnels et correspondance, 1926-2004).
484 AP : fonds Jules Moch (XXe siècle).
Notamment 484 AP 12 (activités pendant la guerre, 1939-1945), 484 AP 13-29 (fonctions ministérielles, 1945-1971) et 484 AP 30-34 (activités parlementaires 1934-1963).
490 AP : fonds Maurice Rolland (1943-1979).
Notamment 490 AP 1-10 (dossiers concernant l'organisation de la justice en France pendant la Seconde guerre mondiale et après la Libération, 1943-1972).
519 AP : fonds Robert Bichet (1946-1970).
Éventuellement 519 AP 11-12 (Secrétariat général du MRP, 1944-1959).
552 AP : fonds Vincent Auriol (1896-1965).
Notamment 552 AP 25-35 (le parlementaire et militant socialiste de l'Avant-guerre à la Libération, 1938-1944), 552 AP 36-41 (l'élu socialiste, membre des assemblées et ministre d'État entre septembre 1944 et 1946) et 552 AP 42-149 (le président de la République entre 1947 et 1954).
560 AP : fonds René Pleven (1907-1988).
On signale notamment les cotes 560 AP 6 (jeunesse, 1915-1928), 560 AP 16 (correspondance et notes entre 1940 et 1993), 560 AP 23-25 (Drôle de guerre et débuts de la France libre, 1939-1941), 560 AP 27-30 (commissariat puis ministère des Colonies, 1943-1944) et 560 AP 31-38 (ministère de l'Économie nationale et des Finances dans le Gouvernement provisoire de la république française [GPRF], 1944-1946).
576 AP : fonds Charles Maurras (1868-1956).
Les cotes 576 AP 178-180 et 185 concernent le procès Maurras.
580 AP : fonds Christian Pineau (1917-2004).
Notamment 580 AP 11 (ministère du Ravitaillement en 1945) et 580 AP 12-16 (ministère des Affaires étrangères entre 1956 et 1958).
625 AP : fonds André Philip (1902-1988).
Notamment 625 AP 3-5 (correspondance entre 1924 et 1970), 625 AP 6-8 (cahier de notes manuscrits), 625 AP 9-10 (cours d'économie entre 1957 et 1964), 625 AP 17-20 (documentation sur l'Europe et le développement économique, 1945-1988).
Centre des archives du monde du travail
34 AS : fonds de l'Association catholique de la jeunesse française [ACJF] (1891-1936).
22 microfilms permettent de connaître les comptes-rendus des congrès entre 1903 et 1936 et les réponses aux questionnaires préparatoires aux congrès. Voir, également : 34 AS 10 (préparation de l'après-guerre [Paris, 1918]), 34 AS 11 (crise de la conscience professionnelle [Paris, 1921]), 34 AS 12 (ordre social chrétien des campagnes [Chartres, 1922]), 34 AS 13 (vie municipale [Bordeaux, 1923]), 34 AS 14 (rôle de l'ACJF dans la vie nationale [Strasbourg, 1924]), 34 AS 15 (préparation du jeune homme au rôle de chef de famille [Nantes, 1925]), 34 AS 16 (vie régionale [Besançon, 1926]), 34 AS 17 :(apostolat dans la jeunesse ouvrière [Rouen, 1927]), 34 AS 18 (jeunesse et l'action catholique [Grenoble, 1928]), 34 AS 19 (conception chrétienne de la patrie et de la communauté internationale [Orléans, 1929]), 34 AS 20 (vie de travail [Nancy, 1930]).
2010 018 : fonds de l'Abbé Pierre (1912-2007)
AUTRES SERVICES D'ARCHIVES PUBLICS
Archives ministérielles
- Ministère de l'Économie et des Finances
5 A 7-12 : fonds privé de René Pleven (1940-1957)
ARCHIVES AUDIOVISUELLES
Institut national de l'audiovisuel (INA)
- Un discours de François de Menthon, lié à l'Épuration (1944), est consultable sur le site internet de l'institut : http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/AFE86003067/justice-se-fait-discours-de-francois-de-menthon-et-proces-du-general-dentz.fr.html.
- Des images muettes documentent, également, le discours prononcé lors de la célébration du quatrième anniversaire de l'Appel du 18 juin, par le général De Gaulle : http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/AFE00003009/4eme-anniversaire-de-l-appel-du-18-juin.fr.html.


Bibliographie :
BELLESCIZE (Diane de), Les neuf sages de la Résistance : le Comité général d'études dans la clandestinité, Paris, Plon, 1979.
DUCERF (Laurent), François de Menthon : un catholique au service de la République (1900-1984), Paris, Cerf, 2006, 512 p. [thèse de doctorat ès lettres, Université Jean-Moulin, Lyon III sous la direction de Jean-Dominique Durand, 2000].
VIRET (Paul), L'Affaire François de Menthon, Annecy, Éd. Garnet et Garin, s.d., 48 p.

Répertoire numérique détaillé