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Archives de la famille de Gerbais de Sonnaz d'Habères

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Auteur : par Roger Devos

 

Sous-titres : Répertoire méthodique

 

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Langue : Instrument de recherche rédigé en français
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Description physique :
Genre/Carac. phys. : Document d'archives

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Organisme : Les Archives départementales de la Haute-Savoie sont responsables de l'accès intellectuel des archives.

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Biographie ou Histoire
:
GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE DE GERBAIS DE SONNAZ
Branche d'Habères
I, 1 Aimé de Gerbais, seigneur de Sonnaz, Méral et l'Annonciade, baron d'Aiguebelle, conseiller d' Etat, capitaine et gouverneur de Rumilly et du fort de l'Annonciade, chambellan de S.A., colonel général de la cavalerie de Savoie. Epouse: 1) avant le 29 novembre 1571, Claudine de Belly, fille de Ne Jean, veuve du seigneur de Crescherel ; 2) Gasparde Franco, c.d. du 5 août 1576. Elle teste le 6 avril 1618. Il teste le 11 juin 1590 et meurt à la bataille de Monthoux, le 12 mars 1591. V. sa postérité : II (I-4).
II, 1 François de Gerbais, seigneur de Sonnaz, capitaine d'une compagnie d'ordonnances de Savoie. Epouse Louise d'alby, fille de Ne Claude, seigneur de Montdésir. Elle teste le 4 septembre 1607. Fait prisonnier lors de l'escalade de Genève, il fut condamné à mort et testa avant son exécution, le 12 décembre 1602.
II, 2 Emmanuel-Philibert de Gerbais de Sonnaz, baron d'Aiguebelle, gentilhomme de la Chambre de S.A., capitaine d'une compagnie de cavalerie. Teste à Turin, le 6 janvier 1615, et meurt peu après sans postérité.
II, 3 Christophe de Gerbais de Sonnaz, seigneur de l'Annonciade, baron d'Aiguebelle, gentilhomme de la Chambre de S.A., grand écuyer, chevalier des SS. Maurice et Lazare, colonel d'un régiment d'infanterie. Epouse: 1) Anne-Françoise de Seyssel, fille de Ne Charles, seigneur de Thénésol et de Châtillonnet, c.d. du 2 novembre 1603 ; 2) Barbe de Passier, fille de Monsr. Me Antoine, second président au Sénat de Savoie, veuve de Ne Jacques de Menthon, seigneur de la Balme, c.d. du 17 novembre 1611. Elle teste le 15 juin 1652, remariée à Ne Philippe Ruphy, en 1622. Il meurt en Piémont au commencement de 1617. Il forma la branche d'Habères. V. sa postérité: III (I-5).
II, 4 Claude-César de Gerbais de Sonnaz, mort jeune.
II, 5 Louise de Gerbais de Sonnaz, épouse Ne Nicolas Morard, seigneur du Villard-Bonnot, en Dauphiné. Elle teste en 1616 au château de La Cour, à Annecy-le-Vieux.
III, 1 Claude-Emmanuel de Gerbais de Sonnaz, fils de Christophe, baron d'Aiguebelle, gentilhomme de la Chambre de S.A., gouverneur du fort de Charbonnières. Epouse Angélique de Cumiane, veuve de Jacques de Menthon. Il teste le 24 juillet 1641. V. sa postérité: IV (1-2).
III, 2 François-Michel de Gerbais de Sonnaz, frère du précédent, né en 1615, docteur en droit d'Aix-en-Provence (1639), seigneur de l'Annonciade et des Forêts, conseiller de S.A.R., juge mage du Chablais (15 janvier 1651), sénateur honoraire au Sénat de Savoie (22 mars 1659), sénateur effectif (2 mai 1661). Epouse Françoise-Gabrielle Mudry, fille de Ne Philippe, seigneur des Forêts, et de Marie Marin, c.d. du 3 février 1641. Il fut enterré à Thonon, le 18 avril 1672. V. sa postérité: IV (3-12).
III, 3 François-Gaspard de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents, baptisé le 19 juin 1616, capucin.
III, 4 Claire de Gerbais de Sonnaz, fille du 1er lit, baptisé le 24 avril 1605. Epouse, en 1623, Janus d'ONCIEU, président au Sénat de Savoie. Elle teste le 28 avril 1617 et le 27 février 1618.
III, 5 Anne de Gerbais de Sonnaz, fille du 2e lit, ursuline à Chambéry, prise d'habit le 5 mai 1634 sous le nom de Sœur Anne de la Trinité.
IV, 1 Charles-Emmanuel de Gerbais de Sonnaz, fils de Claude-Emmanuel, baron d'Aiguebelle, né en 1656. Epouse: 1) en juin 1684, Anne Carron, fille de Ne Jean, seigneur de La Biguerne, sénateur au Sénat de Savoie; 2) le 12 juillet 1714, Anne de Saint-Martin, veuve de Ne Charles de Bavoz. V. sa postérité: V (1-3).
IV, 2 Anne-Urbaine-Marie-Victoire de Gerbais de Sonnaz, sœur du précédent. Epouse Jean-François Angot de Bonnières, marquis de Cruseilles. Elle meurt le 30 août 1700.
IV, 3 Joseph de Gerbais de Sonnaz, fils de François-Michel, seigneur de l'Annonciade et d'Habères. Né le 25 août 1659, capitaine de dragons. Epouse Anne-Claudine de Bottolier de DlNGY, fille de Jean-Philibert, seigneur de Dingy, et de Jeanne-Antoinie de Cornillon, veuve d'Egrège Jean Burnod, notaire et châtelain de Samoëns, c.d. du 18 mars 1687. Elle teste en septembre 1708. II meurt le 20 juillet 1730, à Habères. V. sa postérité: V (4-13).
IV, 4 Jean-Claude de Gerbais de Sonnaz, frère du précédent, mort jeune et sans postérité, enterré le 21 décembre 1654.
IV, 5 Alexandre de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents, né le 25 juin 1662. Ordonné le 20 décembre 1687, prêtre de la Sainte-Maison de Thonon, décédé le 14 mars 1708.
IV, 6 François-Victor de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents, né le 22 octobre 1668, à Thonon. Ordonné le 14 février 1693, curé de Cusy le 3 août 1694, permute avec des chapellenies à Thônes et Evian le 21 février 1705, prêtre de la Sainte-Maison, préfet de la collégiale de Saint-Jeoire le 21 août 1704, décédé en 1735.
IV, 7 Françoise-Marguerite de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, baptisée le 1er août 1645. Epouse, le 1er juin 1663, Louis de Seyssel, seigneur de Buffavent.
IV, 8 Jeanne-Charlotte de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, baptisée le 19 mai 1652.
IV, 9 Jeanne-Françoise-Marie de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, née en 1660, visitandine à Thonon en 1684.
IV, 10 Claudine de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, baptisée le 1er mars 1665, annonciade à Thonon, contrat d'entrée en religion du 17 décembre 1689.
IV, 11 Françoise-Angélique de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, née le 1er avril 1666. Epouse, en 1674, Ne Jean-Antoine de bottolier de Dingy, fils de Ne Balthasard.
IV, 12 Marie de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents. Epouse Ne Prosper Reveu, fils de Ne et Spble Erasme et de Jeanne-Louise Garbillion, de Bonneville, c.d. du 11 septembre 1679. Elle meurt le 26 septembre 1706.
V, 1 François de Gerbais de Sonnaz, fils de Charles-Emmanuel, baron d'Aiguebelle, baptisé le 15 mars 1685, mort jeune sans postérité.
V, 2 Jacques de Gerbais de Sonnaz, frère du précédent, baron d'Aiguebelle, baptisé le 18 janvier 1686, mort jeune sans postérité.
V, 3 Philippe-Raymond de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents, baron d'Aiguebelle. Il teste le 2 février 1745 et meurt, sans postérité, le 7 février suivant.
V, 4 Claude-Jean-Baptiste de Gerbais de Sonnaz, fils de Joseph, seigneur d'Habères, né en 1690, lieutenant au régiment de Savoie, premier syndic de Thonon. Epouse, le 28 octobre 1732, Françoise-Madeleine de Conzie, fille d'Edouard, marquis d'Allemogne, et de Louise Favre, dame des Charmettes. Elle teste les 4 et 11 septembre 1788 et le 11 janvier 1790 et meurt le 10 juin 1792. II teste le 26 mars 1754 et meurt le 28 suivant, à Thonon. V. sa postérité : VI (1-7).
V, 5 Claudes-Charles de Gerbais de Sonnaz, frère du précédent, seigneur de Buffavent, né en 1695, premier syndic de Thonon en 1749. Epouse Françoise-Philippine de Seyssel, dame de Buffavent, fille de Louis, seigneur de Buffavent, et d'Anne-Marie de Varax, c.d. du 4 novembre 1716. Elle teste le 8 mars 1729. Il teste le 26 novembre 1759 et meurt le 10 janvier 1760, à Thonon, sans postérité.
V, 6 Louis-Marie de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents. Entre au noviciat des barnabites de Thonon, le 8 janvier 1715, sous le nom de Charles-Emmanuel, provincial de son ordre.
V, 7 Françoise-Gabrielle de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, née le 27 janvier 1688, à Habères, ursuline à Thonon sous le nom de Sœur Marie-Alexandre de Saint-Pierre, contrat d'entrée en religion du 10 octobre 1706.
V, 8 Claudine de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, annonciade à Annecy sous le nom de Sœur Marie-Reine-Joseph, contrat d'entrée en religion du 31 mai 1710.
V, 9 Aimée de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, ursuline à Thonon, contrat d'entrée en religion du 3 décembre 1715.
V, 10 Marie-Alexis de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédentes, annonciade à Thonon, contrat d'entrée en religion du 2 janvier 1717.
V, 11 Georgine-Victoire de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, religieuse à l'abbaye de Sainte-Cahterine du Semnoz, contrat d'entrée en religion du 8 janvier 1718.
V, 12 Marie de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, ursuline à Thonon sous le nom de Sœur Hyacinthe, contrat d'entrée en religion du 7 janvier 1722.
V, 13 Louise-Philippine de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, religieuse à l'abbaye de Sainte-Catherine du Semnoz, contrat d'entrée en religion du 27 mars 1728.
VI,1Charles-Louis-Victor de Gerbais de Sonnaz, fils de Claude-Jean-Baptiste, né le 11 août 1733, docteur en droit de l'Université de Turin en 1755, mort le 23 novembre 1758 sans postérité.
VI, 2 Joseph de Gerbais de Sonnaz, frère du précédent, né le 20 juillet 1734, mort jeune sans postérité.
VI, 3 Janus de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents, seigneur d'Habères, Buffavent, Vernaz, comte de Sonnaz, baron d'Arenthon. Né le 1er novembre 1736 à Thonon, page de la duchesse de Savoie le 24 décembre 1749; enseigne au régiment des gardes, 15 novembre 1755 ; enseigne au régiment des grenadiers, 20 janvier 1763, lieutenant, capitaine, puis capitaine major, 22 octobre 1774 ; major à la légion des campements, 2 mai 1781, puis lieutenant colonel et colonel en second, 3 octobre 1789 ; colonel commandant du régiment de Savoie, 8 mars 1792 ; brigadier d'infanterie, 1er avril 1793 ; major général d'armée, 15 mai 1794 ; gouverneur de la ville et province d'Ivrée, 5 décembre 1798 ; commandant intérimaire de la ville et province d'Alexandrie, 5 juin 1799 ; gouverneur du Montferrat, mai 1800. Chevalier des SS. Maurice et Lazare. Epouse 1) Julie de La Balme de Montchalin, fille de Charles-Claude-Amédée, seigneur de Montchalin et de Courtenay, et de Marie-Antoinette de Conzié, c.d. du 13 octobre 1773. Elle mourut en janvier 1776. 2) Le 2 août 1779, Christine de Mareschal-Saumont, fille de Jacques, comte de Saumont, et d'Anne de Saint-Séverin, née le 26 décembre 1758. Elle mourut le 14 septembre 1822. Il teste le 7 mai 1806 et meurt, à Chambéry, le 15 février 1814. V. sa postérité VII (I-7).
VI, 4 Joseph de Gerbais de Sonnaz, dit M. de Gerbais, frère des précédents, né le 5 mai 1743 à Thonon, teste le 14 mai 1810 et meurt, à Thonon, le 15 janvier 1830, sans postérité.
VI, 5 Joseph-Hippolite de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents, né le 10 novembre 1744 à Thonon. Cadet dans le régiment des dragons du roi, 11 mai 1762, capitaine en 1783. Capitaine de la première compagnie des gentilshommes archers de la garde, colonel de cavalerie, le 5 décembre 1798, puis lieutenant général. Décoré du grand cordon des SS. Maurice et Lazare et du collier de l'Annonciade. Il mourut en avril 1827, sans postérité.
VI, 6 Françoise de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, née le 13 octobre 1735 à Thonon, morte le 21 novembre 1749.
VI, 7 Louise-Péronne de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, née le 1er février 1738 à Thonon.
VII, 1 Joseph de Gerbais de Sonnaz, fils de Janus, comte de Sonnaz, baron d'Arenthon, né le 6 août 1780 à Thonon. Page de S.M. le 20 juillet 1790, sous-lieutenant au régiment de Savoie le 9 mai 1796. Il reprit son grade en 1814; attaché à l'état-major de la division de Savoie, il fut nommé major en 1816 et aide de camp du roi Victor-Emmanuel 1er, lieutenant colonel en 1819, colonel en 1823, chef de l'état-major de la division en 1827. Vice-gouverneur des princes Victor et Ferdinand de Savoie-Carignan le 1er mai 1830, aide de camp du roi Charles-Albert en 1838, il prit sa retraite la même année avec le grade de lieutenant général d'armée. Syndic de Thonon de 1841 à 1846, membre du Conseil divisionnaire d'Annecy et du Conseil provincial du Chablais, décoré de l'Ordre de Léopold d'Autriche, du grand cordon de l'Ordre des SS. Maurice et Lazare, de la médaille mauricienne de cinquante ans de service. Epouse, le 18 février 1822, Rose-Françoise de Mareschal-Saumont, fille d'Hector, comte de Saumont, et de Barbe de Vignod. Elle teste le 10 février 1823 et meurt le 17 février suivant. Il teste le 6 août 1857 et meurt, à Thonon, le 15 décembre 1861. V. sa postérité: VIII (1).
VII, 2 Charles-Jacques de Gerbais de Sonnaz, frère du précédent, né le 31 octobre 1781 à Habères, mort au même lieu le 19 juillet 1783.
VII, 3 Hippolyte de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents, comte de Sonnaz, né le 31 août 1783 à Habères. Chevalier de minorité de l'Ordre de Malte, entre ensuite au service de l'Autriche en 1798 comme cadet au régiment des dragons de l'archiduc Jean, puis capitaine. Rentré en Savoie en 1814, fut nommé capitaine au régiment des chevau-légers de Piémont, puis major en 1816. Lieutenant général en 1834, général d'armée en 1839, gouverneur de Novare, de Nice, puis général commandant la division militaire de Turin, il prit sa retraite en 1852. Député de Thonon au Parlement de Turin de 1853 à 1857. Décoré de la légion d'honneur, de l'Ordre de Léopold d'Autriche et de la médaille mauricienne. Epouse 1) le 3 avril 1824, Jeanne-Françoise de Roberty de Sainte-Helene, veuve du baron Joseph Graffion de Chamoux ; 2) le 26 juin 1832, Antoinette-Catherine-Sabine-Anna de Regard de Clermont de Vars, fille de Janus et de Marie- Françoise-Victoire Brossier de la Roullière. Elle mourut le 15 décembre 1881. Lui mourut, à Chamoux, le 2 août 1871. V. sa postérité : VIII (2-3).
VII, 4 Hector de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents, né le 3 janvier 1787 à Thonon. S'engage dans la garde d'honneur du prince Borghese, gouverneur du Piémont, lieutenant garde d'honneur en 1813, il revint en Savoie, en 1815, avec le grade de capitaine. Lieutenant général en 1844 et gouverneur de Gênes, chargé de l'instruction militaire du futur Victor-Emmanuel II, commandant le second corps d'armée en 1848, secrétaire d'Etat pour les Affaires de la Guerre et de la Marine (10 déc. 1848-janv. 1849), puis commissaire extraordinaire en Savoie, il participa, comme général d'armée, à la seconde guerre contre l'Autriche. Il termina sa carrière comme commandant du 5e département militaire à Florence, en 1861, et président du Comité supérieur des Armées en 1862. Sénateur du royaume de Piémont-Sardaigne le 3 mai 1848, il était chevalier de la légion d'honneur, commandeur des SS. Maurice et Lazare et de Sainte-Anne de Russie, grand officier de l'ordre militaire de Savoie, chevalier de l'Annonciade, etc. Epouse, en novembre 1827, Marie-Thérèse Gallone, fille de Ne Marius et d'Anne-Marie-Thérèse Roasio. Il mourut le 7 juin 1867. V. sa postérité: VIII (4-6).
VII, 5 Ferdinand de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents, né à Habères, le 31 mars 1789. Capitaine dans les troupes suisses au service de la France, tué en 1812, à Vilna, lors de la campagne de Russie.
VII, 6 Alphonse de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents, né en 1794 ou 1796, en Piémont. Capitaine au régiment de Savoie en 1816, il termina sa carrière en 1850 comme major général avec le titre honorifique de gouverneur. Chevalier des SS. Maurice et Lazare, il fut député de Thonon au Parlement de Turin de 1857 à 1860. Epouse Franceline Carignan de Cianoc, veuve du baron Ponte. Elle meurt en 1874. Il meurt en 1882, sans postérité.
VII, 7 Madeleine-Jacqueline-Antoinette de Gerbais de Sonnaz, sœur des précédents, née le 1er avril 1785 à Thonon, morte le 28 août 1787.
VIII, 1 Joséphine de Gerbais de Sonnaz, fille de Joseph, née le 16 décembre 1822. Epouse, le 25 février 1851, le baron Joseph-Melchior de Livet de Monthoux, fils du baron Paul-Alexis et de Georgine-Françoise de Menthon-La Balme, né le 24 mars 1806, conseiller d'ambassade et député d'Annecy au Parlement de Turin de 1849 à 1850. Il teste le 24 août 1861 et meurt le 5 mars 1862 au château de Monthoux. Elle teste le 10 septembre 1898 et meurt, à Thonon, le 15 mai 1903. V. leur postérité IX (1-4).
VIII, 2 Ferdinand de Gerbais de Sonnaz, fils d'Hippolyte, officier de cavalerie, mort à Chambéry en 1867, sans postérité.
VIII, 3 Joseph-Victor-Frédéric-Marie de Gerbais de Sonnaz, frère du précédent, comte de Sonnaz, né en 1834. Epouse, en mars 1866, Rose-Octavie-Marie-Joséphine Gromis de Ternengo. Elle meurt en 1939. Il meurt le 17 février 1883, sans postérité.
VIII, 4 Joseph-Jean-Joachim de Gerbais de Sonnaz, fils d'Hector, comte de Sonnaz d'Habères, né le 30 septembre 1828 à Cuneo. Sous-lieutenant au régiment de Savoie cavalerie en 1846, capitaine à l'Etat-major en 1854, lieutenant colonel en 1860, vice gouverneur des princes royaux, colonel en 1861, aide de camp du prince Humberto, major général en 1866, aide de camp général de S.M. en 1881, commandant de la division militaire de Palerme en 1882, puis du IVe Corps d'armée en 1883, mis à la retraite le 8 novembre 1899. Décoré de la légion d'honneur, de l'ordre militaire de Savoie, commandeur des SS. Maurice et Lazare et de Sainte-Anne de Russie, chevalier de l'Annonciade, etc. Sénateur du royaume d'Italie le 26 novembre 1884. Décédé le 8 avril 1905, à Rome, sans postérité.
VIII, 5 Charles-Albert de Gerbais de Sonnaz, frère du précédent, comte de Sonnaz, né le 10 janvier 1839. Attaché de légation en 1859, premier secrétaire à Bruxelles en 1869, agent diplomatique en Bulgarie de 1884 à 1893, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Lisbonne en 1896, puis à Bruxelles en 1903. Sénateur du royaume d'Italie le 4 mars 1904. Grand officier de la Couronne d'Italie, grand croix de Saint-Alexandre de Bulgarie, grand cordon de Léopold de Belgique, etc. Epouse, en octobre 1898, Maria Avogadro di Collobiano, qui meurt le 23 janvier 1931. Il meurt le 16 avril 1920, sans postérité.
VIII, 6 Janus de Gerbais de Sonnaz, frère des précédents, né le 3 janvier 1845. Colonel commandant le régiment de Lucques cavalerie, chevalier des SS. Maurice et Lazare, officier de la Couronne d'Italie, commandeur de Sainte-Anne de Russie, etc. Mort à Vérone, le 28 avril 1896, sans postérité.
IX, 1 Joseph-François-Marie de Livet de Monthoux, fils de Joseph-Melchior et de Joséphine de Gerbais de Sonnaz, né le 2 mai 1852, décédé le 1er décembre 1859 au château de Monthoux.
IX, 2 Hippolyte-Paul-Marie de Livet, baron de Monthoux, frère du précédent, né le 8 février 1854, maire de Pringy. Il teste le 7 juillet 1892 et meurt, à Thonon, le 16 juillet suivant, sans postérité.
IX, 3 Marie-Eugénie-Hectorine de Livet de Monthoux, née le 8 janvier 1857, décédée le 10 juillet 1863 au château de Monthoux.
IX, 4 Bernardine-Artémine-Christine-Marie de Livet de Monthoux, née le 23 juillet 1861, décédée le 14 février 1874, à Thonon.
GÉNÉALOGIES SIMPLIFIÉES DES PRINCIPALES FAMILLES ALLIÉES
I. MUDRY
I Etienne Mudry, vivait au Biot, où depuis 1406 on connaît l'existence de quatre familles de ce nom.
II Egrège Jacques Mudry, fils d'Etienne, notaire au Biot. Teste le 25 novembre 1627.
III, 1 Me Jean Mudry, fils de Jacques, fermier de Poche pour l'abbaye d'Aulps, châtelain d'Habères, bourgeois de Thonon. Epouse Nicolarde Liffort, fille de Ne Michel, de Thonon, et de Marguerite Thuard. Mort avant 1611. V. sa postérité: IV (1-5).
III, 2 Me Claude Mudry, frère du précédent, notaire, fermier de Poche en 1626, 1634.
III, 3 Me Pierre Mudry, frère des précédents, notaire. Epouse 1) Jeanne Bel; 2) N.N. Il meurt en 1618, laissant une postérité.
IV, 1 Egrège puis Ne Philippe Mudry, fils de Jean, seigneur des Forêts, fermier et châtelain de Poche, puis châtelain d'Habères, bourgeois de Thonon, capitaine enseigne de la compagnie du seigneur de Saint-Sixt, entretenue au préside des Allinges. Annobli le 30 mai 1629 (armoiries : d'azur à trois fasces d'or. Devise : Plustost tard que jamais). Epouse, le 2 avril 1621, Marie Marin, fille de Ne et Spble Claude, procureur fiscal en Chablais, c.d. du 7 décembre 1625. Teste le 1er juillet 1641. V. sa postérité, V (1-2).
IV, 2 Claude Mudry, frère du précédent, fait profession chez les capucins le 31 mars 1623, sous le nom de P. Boniface d' Habères, provincial de son ordre en Savoie de 1652 à 1655 et de 1658 à 1661. Décédé vers 1680.
IV, 3 Jacques Mudry, frère des précédents, bénédictin à Talloires, sous le nom de Dom Jean-François.
IV, 4 Jeanne-Andrée Mudry, sœur des précédents, épouse Me Mathieu Fernex, notaire et châtelain de Mégevette.
IV, 5 Péronne-Angèle ou Angélique Mudry, sœur des précédents, épouse Me Jean-Baptiste Musy ou Demusy, notaire et châtelain de Viuz-en-Sallaz.
V, 1 Françoise-Gabrielle Mudry, fille de Ne Philippe Mudry, dame des Forêts, épouse Ne François-Michel de Gerbais de Sonnaz, c.d. du 3 février 1641 et, en secondes noces, Ne Guillaume de Varax, comte de Neuvecelle, c.d. du 31 octobre 1674. Elle fut enterrée le 6 février 1697, à Thonon.
V, 2 Pierre fils « donné » à Ne Philippe Mudry.
II. DUNANT, DE MIEUSSY
I Honorable André Dunant, de Missiez, paroisse de Mieussy, vivait vers 1550-1580.
II, 1 Me Louis Dunant, fils d'André, notaire à Mieussy. V. sa postérité: III,1.
II, 2 Discret Claude Dunant, frère du précédent. V. sa postérité : III,2.
III,1 Me Michel Dunant, fils de Me Louis, notaire à Mieussy. Epouse Michière Bally, fille de Me François, de Mieussy. Il teste le 2 mai 1630 et meurt avant le 20. V. sa postérité: IV(1-2).
III, 2 Me Jean Dunant, fils de Discret Claude, procureur à Bonneville.
IV, 1 Spble Louis-François Dunant, fils de Me Michel, avocat au Sénat de Savoie. Epouse en février 1661, Philippe de Seyssel (baptisée le 25 mars 1642), fille de Ne Scipion, seigneur de Compois et d'Ambilly et de Jeanne de Bellegarde. Il meurt vers 1700. V. sa postérité: V(1-2).
IV, 2 Jean-François Dunant, frère du précédent, décédé en 1730.
V, 1 Scipione-Michère dite Angéligue-Scipione Dunant, fille de Spble Louis-François, dame des Forêts, née le 20 février 1662, à Mieussy. Epouse Balthasard de Genève de Boringe, seigneur du Saix de Marignier. Elle meurt vers 1701. Son époux se remarie avec Françoise-Philippine de Seyssel, fille de Louis, seigneur de Buffavent, cousine germaine de sa première femme. Veuve, elle épouse Claude-Charles de Gerbais de Sonnaz, c.d. du 4 novembre 1716. V. sa postérité d' A.-S. Dunant et de B. de Genève de Boringe : VI (1-6).
V, 2 Philippe fille " donnée " à Spble Louis-François Dunant. Epouse, en 1676, Claude Chavanaz, le jeune, de Mieussy.
VI, 1 Pierre-Elie de Genève de Boringe, fils d'Angélique-Scipione Dunant, seigneur des Forêts et du Saix de Marignier, né le 4 avril 1681, à Mieussy, conseiller de S.A.R., juge mage du Faucigny le 3 janvier 1701. Epouse Julie-Salomé de Gingins, fille de Balthasard. Il meurt le 16 février 1730 laissant une postérité.
VI, 2 Pierre-Louis ou François de Genève de Boringe, frère du précédent, né le 1er mars 1685 au château de Vétraz, primicier de la collégiale de La Roche en 1721. Il teste le 29 mars 1721 et meurt en 1747.
VI, 3 Charles-Marc-Antoine, de Genève de Boringe, capitaine au régiment suisse de Nidau.
VI, 4 Marie-Isidore de Genève de Boringe, sœur des précédents, née le 30 avril 1682 à Mieussy. Epouse 1) Spble Nicolas Séraphin, juge-mage de Tarentaise; 2) Louis-Philippe du Puis, gouverneur de Ciudad-Rodrigo.
VI, 5 Marguerite-Madeleine de Genève de Boringe, sœur des précédents, née le 19 juin 1683 à Mieussy. Morte en bas-âge.
VI, 6 Marie-Josette de Genève de Boringe, sœur des précédents, née le 17 août 1686 à Mieussy, bernardine à La Roche, contrat d'entrée en religion du 22 décembre 1702. Décédée le 22 décembre 1717.
III. SEYSSEL, SEIGNEURS DE BUFFAVENT
I, Scipion de Seyssel, fils d'Antoine de Seyssel, seigneur de Sothonod, et de Diane de Volland, seigneur de Compois et d'Ambilly, né en 1599. Epouse: 1) N.N. ; 2) Jacquemine Jaillet ; 3) Jeanne de Bellegarde, fille de Pierre-Noël, dame de Buffavent, morte le 17 mai 1650 ; 4) Béatrice de Blonay. Il teste le 19 mars 1678 et meurt, à Lucinge, le 30 novembre 1685. V. sa postérité: II(1-2).
II, 1 Louis de Seyssel, fils de Scipion et de Jacquemine Jaillet, seigneur de Buffavent et Vernaz, coseigneur de Thorens. Epouse : 1) le 1er juin 1663, Françoise-Marguerite de Gerbais de Sonnaz, fille de François-Michel et de Françoise-Gabrielle Mudry, dont il n'eut pas d'enfant, c.d. du 5 février 1665 ; 2) Anne-Marie de Varax, fille de Claude, seigneur de Neuvecelle, et de Danièle de Franchet, c.d. du 21 décembre 1674. V. sa postérité: III(1-2).
II, 2 Philippine de Seyssel, fille de Scipion et de Jeanne de Bellegarde. Epouse en février 1661, Spble Louis-François Dunant. (Voir généalogie des Dunant).
III, 1 Pierre-Louis-Scipion de Seyssel, fils de Louis et d'Anne-Marie de Varax, seigneur de Buffavent et Vernaz. Epouse Catherine-Prospère de Rochette, veuve de Claude-François de Brotty, seigneur de Nernier, c.d. du 11 février 1715. Elle meurt, à Lucinge, le 3 août 1719. Il meurt, à Lucinge, le 19 décembre 1729.
III, 2 Françoise-Philippine de Seyssel, sœur du précédent, dame du Buffavent. Epouse: 1) Balthasard de Genève de Boringe, seigneur du Saix de Marignier, veuf d'Angélique-Scipione Dunant ; 2) Claude-Charles de Gerbais de Sonnaz, c.d. du 4 novembre 1716. Elle teste le 8 mars 1729.
IV. LANGIN ET BELLEGARDE, SEIGNEURS DE BUFFAVENT
I Guigues de Langin, fils de Louis, seigneur de Langin, et de Louise de La Palud, seigneur de Buffavent. Epouse Amédée de Bussy, fille d'Antoine, seigneur d'Eria, et Antoinette de Montluel. V. sa postérité: II(1-4).
II, 1 Philibert de Langin, fils de Guigues, seigneur de Buffavent. Teste le 8 septembre 1525 et meurt sans postérité.
II, 2 Antoinette de Langin, sœur du précédent, dame de Buffavent. Epouse Aimé de Bellegarde. Elle meurt avant 1531. Il meurt avant le 8 juin 1566. V. sa postérité et d'Aimé de Bellegarde: III(1-4).
II, 3 Jeanne de Langin, sœur des précédents. Epouse Georges d'ANTIOCHE, seigneur d'Yvoire. Elle teste le 8 juin 1566.
II, 4 Louise de Langin, sœur des précédents. Epouse Jean de Cervens, fils de Jean, de Conthey, en Valais, c.d. du 15 décembre 1506. V. sa postérité et de Jean de Cervens : III(5-6).
III, 1 Claude-Urbain de Bellegarde, fils d'Aimé et d'Antoinette de Langin, seigneur de Buffavent, coseigneur de Mieussy. Epouse Annable de Bellegarde, fille d'Antoine et de Philiberte de Baillans. Il teste le 25 mars 1594. V. sa postérité: IV(1-4).
III, 2 François de Bellegarde, frère du précédent, coseigneur de Mieussy. Epouse Françoise de La Frasse, fille de Charles-François, seigneur de Mons. Laissa une postérité.
III, 3 Philiberte de Bellegarde, sœur des précédents, épouse Nicolas-François de La Frasse, c.d. du 15 septembre 1544.
III, 4 Nicolarde de Bellegarde, sœur des précédents, épouse Bernard de Fort ou de Fert.
III, 5 Pierre de Cervens, fils de Jean et de Louise de Langin, mort sans postérité.
III, 6 Jean de Cervens, frère du précédent. Alliance inconnue. V. sa postérité : IV(5).
IV, 1 Pierre-Noël de Bellegarde, fils de Claude-Urbain, seigneur de Buffavent, coseigneur de Mieussy. Epouse Jeanne de Montferrand, fille de Jean, seigneur de Château-Gaillard, et de Jeanne de Meyriaz. Décédé en 1640. V. sa postérité : V(1-5).
IV, 2 Philibert-Nicolas de Bellegarde, frère du précédent, seigneur de Veigy, coseigneur de Mieussy. Epouse 1) Angèle de Saint-Michel, fille d'Antoine ; 2) Gasparde de Sales. Il teste le 20 mars 1626. Laissa une postérité.
IV, 3 Gasparde de Bellegarde, sœur des précédents. Epouse Philibert de Mandollaz.
IV, 4 Françoise de Bellegarde, sœur des précédents. Epouse 1) Robert de Montvuagnard, seigneur de Senoche, c.d. du 9 avril 1589 ; 2) Philibert-Gaspard de Regnauld, c.d. du 7 août 1596 ; 3) Jean de GUIFFREY, seigneur de Vachat.
IV, 5 Jean de Cervens, fils de Jean, coseigneur de Buffavent. Epouse Louise de Lucinge, fille de François. Laissa une postérité.
V, 1 Claude de Bellegarde, fils de Pierre-Noël, seigneur de Buffavent, coseigneur de Mieussy. Mort sans postérité.
V, 2 Françoise de Bellegarde, sœur du précédent. Epouse 1) Spble Jacques Arpaud, avocat au Sénat de Savoie, c.d. du 26 juillet 1631; 2) Philippe de Peron.
V, 3 Antoinette de Bellegarde, sœur des précédents. Epouse Jacques de La Fléchère, seigneur de Beauregard. Elle mourut le 2 mai 1700.
V, 4 Marie de Bellegarde, sœur des précédents, religieuse.
V, 5 Jeanne de Bellegarde, sœur des précédents, dame de Buffavent, née à Sallanches le 26 juillet 1607. Epouse 1) Jean-Charles de La Ravoire, de Chamonix, c.d. du 18 août 1624 ; 2) Scipion de Seyssel, seigneur de Compois et d'Ambilly, c.d. du 18 juillet 1632. Elle teste à Lucinge le 16 mai 1650. (Voir généalogie des Seyssel, seigneurs de Buffavent).
V. LUCINGE, FAVRE ET CONZIE, SEIGNEURS D'ARENTHON
I. Aymon III de Lucinge, seigneur d'Arenthon, puis de Lucinge, fils de Pierre II, seigneur d'Arenthon, et de Françoise de Villette. Epouse Pernette de Bardonnenche, fille de Louis, veuve de Guigonet de Mecoras, c.d. du 25 février 1394. Il teste le 14 avril 1420. V. sa postérité : II(1-2, etc.).
II, 1 Pierre III de Lucinge, fils d'Aymon, seigneur de Lucinge et d'Arenthon. Epouse, le 26 avril 1436, Jeannette de Thoyre, fille de Marquet et d'Angélique de La Balme. Mort avant 1467. V. sa postérité : III(1-7, etc.).
II, 2 Claude de Lucinge, frère du précédent, coseigneur de Lucinge et d'Arenthon. Epouse Marguerite de Compey, fille de Jean, seigneur de Gruffy. Il teste le 17 mai 1454. V. sa postérité : III(8, etc.).
III, 1 Jean de lucinge, fils de Pierre, coseigneur de Lucinge et d'Arenthon. Epouse, le 19 janvier 1493, Louise de Menthon-Montrottier, fille de Claude, veuve de Jean de Rovorée. Il teste le 12 mars 1498 et meurt avant 1503. V. sa postérité : IV(1).
III, 2 Pierre de Lucinge, frère du précédent.
III, 3 Robert de Lucinge, frère des précédents, chanoine de Verceil et curé de Saint-Etienne de Dingy. Il teste le 15 avril 1473, à Verceil.
III, 4 Philibert ou Philippe de Lucinge, frère des précédents, religieux ou ecclésiastique.
III, 5 Louis de Lucinge, frère des précédents.
III, 6 Hugonin de Lucinge, frère des précédents. Curé d'Etaux et de La Tour.
III, 7 Vincent de Lucinge, frère des précédents. Bénédictin au prieuré de Contamine-sur-Arve.
III, 8 Henri de Lucinge, fils de Claude, coseigneur de Lucinge et d'Arenthon, conseiller et chambellan du duc de Savoie (1498 et 1502), gouverneur de Nice. Il teste, à Turin, le 25 septembre 1494. Mort sans postérité.
IV, 1 François 1er de Lucinge, fils de Jean, seigneur de Lucinge, d'Arenthon et de Brison. Epouse, le 6 juillet 1510, Marguerite de Lucinge, fille de Bertrand, seigneur des Alymes. Elle teste le 1er septembre 1576. Il teste, à Genève, le 24 septembre 1512 et meurt avant 1576. V. sa postérité : V(1-5, etc.).
V, 1 François II de Lucinge, fils de François, seigneur de Lucinge, coseigneur d'Arenthon et de Brison. Epouse Marguerite de Gerbais, fille de Philippe, seigneur de Mussel, c.d. 26 août 1565. Elle teste le 19 mars 1598. Il teste le 26 mars 1595. V. Sa postérité : VI(1-5).
V, 2 Jean-François de Lucinge, frère du précédent, mort jeune.
V, 3 Gaspard de Lucinge, frère des précédents, coseigneur de Lucinge, d'Arenthon et de Brison. Epouse Antoinette Damyans ou Damyens, fille de Michel, seigneur de Bachimont. Il teste le 19 décembre 1568 et meurt sans postérité.
V, 4 Michel ou Michaud de Lucinge, frère des précédents, coseigneur de Lucinge, d'Arenthon, Brison et la Bastie-Dardel, gentilhomme de S.A. Epouse Charlotte de Foras, fille de Louis, seigneur du Bourgneuf de Balleyson, et d'Anne de Villette. Il teste le 23 août 1586. Il forma la branche des seigneurs puis marquis de Lucinge, barons d'Arenthon. V. sa postérité : VI(6-7).
V, 5 Louis de Lucinge, frère des précédents, mort jeune.
VI, 1 Gaspard de Lucinge, fils de François II, seigneur de Lucinge, coseigneur d'Arenthon et de Brison. Epouse Gasparde Achard, fille de Jacques, seigneur du Rosey, et de Marguerite de Châteauneuf. Il teste le 21 mai 1603. Laissa une postérité.
VI, 2 Balthasard-Humbert de Lucinge, frère des précédents, coseigneur de Lucinge, d'Arenthon, Brison, Scientrier et Monturban. Epouse 1) Louise d'ANGEVlLLE, morte le 18 octobre 1608 ; 2) Claudine de Thoyre, fille de Philippe, seigneur de Boussy, et de Marie de Walwick. Elle teste le 10 janvier 1637. Mort à Annecy avant cette date, laissant une postérité.
VI, 3 Louis-Melchior de Lucinge, frère des précédents, teste le 3 octobre 1607 et meurt sans postérité.
VI, 4 Pierre-Jean de Lucinge, frère des précédents, teste le 4 mai 1645 et meurt sans postérité.
VI, 5 Louis de Lucinge, frère des précédents, teste le 28 avril 1603 et meurt sans postérité.
VI, 6 Pierre de Lucinge, fils aîné de Michel, tué à l'assaut du château des Echelles, le 5 août 1592.
VI, 7 Philippe de Lucinge, frère du précédent, baron d'Arenthon (érection d'Arenthon en baronnie le 8 août 1615), seigneur de Lucinge, Brison, etc., gentilhomme de la Chambre de S.A., colonel des milices du Faucigny. Epouse 1) Françoise de Saint-Michel, fille d'Antoine et de Jeanne de Saint-Jeoire, c.d. du 20 avril 1605 ; 2) Bénigne de Marchand de Citey, dame d'Alleman et Thollon, fille de Philippe, seigneur de Châtelaine, veuve de François du Nant de Russin, c.d. du 13 octobre 1631. Elle teste le 9 octobre 1650. Il teste le 27 janvier 1624, le 22 mars 1650 et le 28 mai 1665. V. sa postérité : VII(1-2, etc.).
VII, 1 François-Melchior I de Lucinge, fils aîné de Philippe et de Françoise de Saint-Michel, baron d'Arenthon seigneur de Lucinge et Brison, coseigneur de Nernier, baptisé le 28 février 1607, colonel des milices du Faucigny. Epouse 1) le 23 décembre 1631, Béatrice de Seroz, fille de Claude, baron de Choix, c.d. du 11 décembre 1631 ; 2) Barbe-Nicolarde de Blonay, fille de Jean-Daniel, baron du Châtelard, veuve de Jean-François de Blonay, seigneur de Bernex et Maxilly, c.d. du 27 avril 1653. Elle teste le 26 septembre 1680. V. sa postérité : VIII(1-7, etc.).
VII, 2 Prosper-Marie I de Lucinge, frère du précédent, premier marquis de Lucinge 1671, baron de Ternier, colonel du régiment de cavalerie de Piémont en France, maréchal de camp. Epouse 1) Catherine-Antoinette de Piossasco ; 2) Antoinette de Rossillon, fille de Jacques-Octave, veuve de Pierre-François de Rossillon. Elle teste le 7 septembre 1677 et le 26 novembre 1697. Il teste le 28 novembre 1671 et meurt le 25 février 1683 ne laissant qu'une fille.
VIII, 1 Prosper II de Lucinge, fils de Francois-Melchior, marquis de Lucinge et de Ternier, comte de Montbrison, baron d'Arenthon, etc. Capitaine des gentilshommes archers de la garde du corps de S.A.R., gouverneur de Turin et lieutenant général. Gouverneur du Chablais, Genevois et Faucigny en 1700. Epouse 1) le 21 mai 1659, à Saint-Julien, Marguerite de Rossillon, fille de Pierre-François et d'Antoinette de Rossillon, c.d. du 22 mai 1659 ; 2) Marguerite de Duyn-Mareschal, fille de Sigismond, comte de la Valdisière, et de Jacqueline de Menthon, c.d. du 15 janvier 1701. Elle mourut le 14 octobre 1758. Lui mourut, à Saint-Julien, le 29 avril 1715. V. sa postérité : IX(1-2, etc.).
VIII, 2 Francois-Melchior II de Lucinge, frère du précédent, baptisé le 7 février 1655, comte de Montbrison, baron d'Arenthon, coseigneur de Nernier, colonel de Savoie cavalerie et des milices du Faucigny en 1699. Teste le 24 août 1697, codicille le 5 mars 1699 en faveur de Claude-François Favre, son neveu auquel passa ainsi la baronnie d'Arenthon. Mort sans postérité le 6 mars 1699.
VIII, 3 Pierre-Marc ou Charles de Lucinge, frère des précédents, chanoine et sacristain de l'abbaye de Saint-Claude le 30 octobre 1662, aumônier du roi de France et de S.A.R., prieur de Chesne, etc.
VIII.4 Joseph de Lucinge, frère des précédents, baptisé le 12 février 1654, chanoine de l'abbaye de Saint-Claude.
VIII, 5 Aimé-Bartholomée-Madeleine de Lucinge, fille du premier lit de Francois-Melchior I de Lucinge. Epouse, le 27 décembre 1664, Joseph-Philibert Favre, comte de Chanaz, baron des Charmettes, c.d. du 17 décembre 1664. V. leur postérité : IX(3-5, etc.).
VIII, 6 Bénigne de Lucinge, sœur de la précédente. Fait profession au premier monastère de la Visitation d'Annecy, le 15 juin 1651, sous le nom de Sœur Aimée-Bénigne. Supérieure des monastères de Thonon, Aoste et Annecy. Décédée à Annecy le 16 avril 1694.
VIII, 7 Jeanne-Péronne de Lucinge, sœur des précédentes. Fait profession au premier monastère de la Visitation d'Annecy le 15 janvier 1651, sous le nom de Sœur Marie-Scolastique. Morte à Annecy le 22 octobre 1703.
IX, 1 Antoinette de Lucinge, fille de Prosper II et de Marguerite de Rossillon, née le 14 juillet 1678, première dame d'honneur de S.A.R. Epouse Charles-Emmanuel de Compois, comte de Gerbais, baron de Féterne, marquis de Lucinge, c.d. 2 avril 1699.
IX, 2 Marie-Françoise de Lucinge, sœur de la précédente, née le 2 février 1681. Epouse Joseph-François de Mareschal-Duyn, comte de la Valdisère et de Sainte-Hélène, c.d. du 6 janvier 1701. Morte le 5 mai 1703.
IX, 3 Claude-François Favre, fils de Joseph-Philibert et d'Aimée-Bartholomée-Madeleine de Lucinge, né le 21 juillet 1673, comte de Chanaz, baron des Charmettes et d'Arenthon. Décédé sans postérité, à Bourg-en-Bresse, le 13 août 1733.
IX, 4 Anne-Marie Favre, sœur du précédent, baptisée le 5 août 1670. Epouse, le 2 juillet 1708, François-Gaspard, baron d'AVISE. Teste le 19 mai 1747.
IX, 5 Louise Favre, sœur des précédents, baptisée le 8 février 1682. Epouse Edouard de Conzie, marquis d'Allemogne, c.d. du 21 septembre 1705. V. leur postérité : X(1-2, etc.)
X, 1 François-Joseph de Conzie, fils d'Edouard, comte de Chanaz, seigneur des Charmettes, baron d'Arenthon. Teste le 24 août 1786 et meurt le 8 mai 1789 sans postérité.
X, 2 Françoise-Madeleine de Conzie, sœur des précédents. Epouse, le 28 octobre 1732, Claude-Jean-Baptiste de Gerbais de Sonnaz. (Voir généalogie des Gerbais de Sonnaz, branche d'Habères).
VI. MENTHON DU MAREST ET DE LA BALME
I Amédée de Menthon, fils de Jacques, coseigneur de Dingy, de La Balme et de la Val des Clets, et de Péronnette Domperoz. Coseigneur du Marest, de La Balme et de la Val des Clets. Epouse Marguerite de Viry. Il teste le 12 août 1457 au château de La Cour, à Annecy-le-Vieux. V. sa postérité: II(1-4).
II, 1 Georges de Menthon, fils aîné d'Amédée, seigneur du Marest, coseigneur de la Val des Clets et de Manigod. Epouse 1) Louise de Bieux, fille de Jean, seigneur de La Thuille ; 2) Aymare de Dorgeoise, veuve de Ne Jacques de Lépigny. Il teste le 11 décembre 1511 et codicille le 21 octobre 1519. Il meurt avant 1532. Il est la tige des Menthon du Marest. V. sa postérité : III (1-5, etc.)
II, 2 Gabriel de Menthon, frère du précédent, seigneur de la maison-forte de La Cour. Teste le 16 avril 1466 et meurt sans postérité.
II, 3 Robert de Menthon, frère des précédents, co-seigneur de La Balme-de-Thuy, Charvex et la Val des Clets. Epouse 1) Henriette de Juria, c.d. du 11 novembre 1483 ; 2) Françoise de Montvuagnard, fille de Robert, seigneur de Boëge, c.d. du 27 septembre 1491. Il teste le 8 octobre 1513. V. sa postérité: III(6-8).
II, 4 Jean de Menthon, frère des précédents, teste le 9 octobre 1469 et meurt sans postérité.
III, 1 Georges de Menthon, fils aîné de Georges et de Louise de Bieux. Mort jeune.
III, 2 Jean I de Menthon, frère du précédent, seigneur du Marest. Epouse 1) Alexandrine de Mionnas; 2) Mathie du Mascot, c.d. du 3 novembre 1527. Il teste le 30 décembre 1535 et le 12 août 1549. V. sa postérité : IV (1-5, etc.).
III, 3 Pierre de Menthon, frère des précédents, mort sans postérité.
III, 4 Amédée de Menthon, frère des précédents, mort sans postérité.
III, 5 Pierre de Menthon, le jeune, fils de Georges et de Aymare de Dorgeoise, seigneur du Marest et de La Cour, coseigneur de La Balme. Epouse 1) Marguerite de Montfalcon ; 2) Claudine de Murât, c.d. du 7 février 1537. V. sa postérité : IV (6-10).
III, 6 Jacques de Menthon, fils de Robert et d'Henriette de Juria, mort sans postérité, avant le 24 avril 1514.
III, 7 Gabriel de Menthon, fils de Robert et de Françoise de Montvuagnard, co-seigneur de La Balme-de-Thuy et Charvex. Mort sans postérité.
III, 8 Jean de Menthon, frère du précédent, seigneur de La Balme-de-Thuy et Charvex, co-seigneur de la Val des Clets. Epouse Claudine de Granvelle, fille de Bénigne, seigneur de Bussia et Ruffey au comté de Bourgogne, veuve de Ne Hudry de Montfort, c.d. du 9 février 1565. Il teste le 30 octobre 1575. V. sa postérité: IV(11-16).
IV, 1 Aimé-Gaspard de Menthon, fils aîné de Jean I, mort jeune, sans postérité.
IV, 2 Antoine de Menthon, frère du précédent, mort jeune, sans postérité.
IV, 3 Georges de Menthon, frère des précédents, mort jeune, sans postérité.
IV, 4 Claude de Menthon, frère des précédents, mort jeune, sans postérité.
IV, 5 Jean II de Menthon, frère des précédents, seigneur du Marest, co-seigneur de la Val des Clets. Epouse Marceline d'ONCIEU, veuve du sénateur Gay, c.d. du 2 août 1606. Il teste le 6 mai 1610 et le 22 avril 1629 et fut enterré à Serraval le 15 juillet 1641. V. sa postérité: V(1-6, etc.).
IV, 6 Claude de Menthon, fils de Pierre le jeune, mort sans postérité.
IV, 7 Charles de Menthon, frère du précédent, mort sans postérité.
IV, 8 Philibert de Menthon, frère des précédents, mort sans postérité.
IV, 9 Jeanne de Menthon, sœur des précédents, épouse Ne François de Leaval, c.d. du 1er août 1547.
IV, 10 Marie de Menthon, sœur des précédents, épouse Ne Thomas Vaudel.
IV, 11 Anne de Menthon, sœur des précédents, épouse Ne Hercule du Peron.
IV, 12 Jacques de Menthon, fils aîné de Jean, seigneur de La Balme-de-Thuy, La Cour, co-seigneur de la Val des Clets, capitaine d'une compagnie d'infanterie. Epouse 1) Marguerite de Bleau, veuve de Philippe des Clets, c.d. du 29 mars 1580 ; 2) Jeanne Malliet, veuve de Ne Etienne des Ribbes, c.d. du 28 août 1595 ; 3) Barbe de Passier, fille de Monsr. Me Antoine, président au Sénat de Savoie, c.d. du 19 février 1605. V. sa postérité : V(7-12).
IV, 13 Robert de Menthon, frère du précédent, seigneur de Charvex et de Murs. Epouse Philiberte des Terreaux, dame de Murs. Mort avant 1613. V. sa postérité : V(13).
IV, 14 Philibert de Menthon, frère des précédents, mort jeune.
IV, 15 Jeanne de Menthon, sœur des précédents. Epouse 1) Ne et Spble Antoine de Conflens, c.d. du 23 février 1576 ; 2) Monsr. Me Antoine de Passier, second président au Sénat de Savoie. Elle teste le 11 mai 1619 et le 12 mai 1622.
IV, 16 Françoise de Menthon, sœur des précédents. Teste le 16 janvier 1607 dans la maison forte de La Cour.
IV, 17 Claudine de Menthon, religieuse à Sainte-Catherine du Semnoz, puis abbesse.
V, 1 François de Menthon, fils aîné de Jean II, mort sans postérité.
V, 2 Jean III de Menthon, frère du précédent, seigneur du Marest, coseigneur de la Val des Clets. Epouse Claudine-Jeanne-Françoise Manuel, fille de Jean-Claude et de Marguerite de Locatel, c.d. du 12 juillet 1654. Il meurt en juin 1675. V. sa postérité : VI(1-6, etc.).
V, 3 Jacques de Menthon, frère des précédents, mort sans postérité.
V, 4 Charles de Menthon, frère des précédents, mort sans postérité légitime.
V, 5 Paul de Menthon, frère des précédents, docteur en théologie, curé de Choulex le 9 juillet 1647, curé de Serraval le 27 avril 1681, mort en octobre 1708.
V, 6 Jean-Jacques de Menthon, frère des précédents, ordonné le 19 décembre 1654, docteur en théologie, chanoine de Saint-Pierre de Genève, archidiacre, curé plébain et archiprêtre de Thônes le 23 mai 1659, mort en février 1692.
V, 7 Antoine-Gaspard de Menthon, fils de Jacques, baptisé le 3 mars 1606, mort jeune.
V, 8 Robert de Menthon, frère du précédent, baptisé le 10 mai 1607, mort jeune.
V, 9 François de Menthon, frère des précédents, seigneur de La Balme, La Cour, Gruffy, coseigneur de la Val des Clets, baptisé le 8 octobre 1608. Epouse Françoise costa, fille de Jean-Baptiste, comte du Villard, président de la Chambre des comptes de Savoie, c.d. du 25 mars 1649. Elle teste le 6 avril 1674. Il teste le 4 janvier 1665 et meurt le 28 août 1668. V. sa postérité: VI(7-11, etc.).
V, 10 N.N. de Menthon, fille de Jacques et de Marguerite de Bleau.
V, 11 Claude fils " donné " à Jacques de Menthon par Louise Bocquet.
V, 12 Pernette, fille " donnée " à Jacques de Menthon. Epouse Me Georges Grantet, praticien de Belley.
V, 13 Claudine de Menthon, fille de Robert. Epouse Ne Charles de Lay, seigneur de Crucillieu. Elle teste le 13 mars 1612 et le 5 février 1637.
VI, 1 Paul-Baptiste de Menthon, fils de Jean III, baptisé le 22 octobre 1657, seigneur du Marest, coseigneur de la Val des Clets. Epouse Suzanne de Rides, fille de Guillaume, seigneur du Rosay et de Bellecombe, c.d. du 20 novembre 1684. Elle teste le 8 avril 1740 et le 11 octobre 1742. V. sa postérité: VII(1-6).
VI, 2 François de Menthon, frère du précédent, dit le chevalier du Marest, baptisé le 14 août 1670. Il teste le 28 juin 1708 et fut enterré à Serraval, le 5 juillet suivant, sans postérité.
VI, 3 Antoinette de Menthon, sœur des précédents, née le 23 juillet 1660. Epouse Pierre-Antoine de Gex, baron de Saint-Christophe, c.d. du 2 octobre 1684. Morte le 22 septembre 1692, à Samoëns.
VI, 4 Andréanne-Marguerite de Menthon, sœur des précédents, née le 16 avril 1669. Epouse Christophe d'alexandry, c.d. du 17 juillet 1696.
VI, 5 Jeanne "donnée" à Jean III par Balthasarde Demonpithon. Epouse François Dubouz-Carraz, de Viuz-Faverges, c.d. du 15 avril 1660.
VI, 6 Anne " donnée " à Jean III par Balthasarde Demonpithon. Epouse François Perrillat, du Grand-Bornand, c.d. du 11 juillet 1666.
VI, 7 Jean-Baptiste de Menthon, fils de François, baron de Gruffy et de La Balme, seigneur de Charvex et de La Cour, coseigneur de la Val des Clets. Epouse 1) Claudine de I'Alee de Songy, veuve de François de Gallay, c.d. du 28 janvier 1687 ; 2) Madeleine Milliet, fille de Jean-Louis Gabriel, Marquis d'Arvillars. Elle teste le 17 juillet 1757 et meurt le 27 décembre 1779. Il teste le 20 février 1722 et meurt, au château de Gruffy, le 20 avril de la même année. V. sa postérité : VII(8-9).
VI, 8 Jean-Antoine de Menthon, frère du précédent, au service de Venise.
VI, 9 Marie-Angélique de Menthon, sœur des précédents. Epouse 1) le 26 avril 1683, Joseph d'albert, juge mage de Maurienne ; 2) le 21 mai 1696, Pierre de Rochette, baron du Villard ; 3) le 25 septembre 1707, Victor-Amédée ou Victor-Emmanuel Favre de Vaugelas. Elle teste le 12 septembre 1731.
VI, 10 Bernardine de Menthon, sœur des précédents, religieuse de l'abbaye cistercienne du Betton, puis abbesse de Sainte-Catherine du Semnoz.
VI, 11 Marie-Victoire de Menthon, sœur des précédents, religieuse de l'abbaye cistercienne du Betton.
VII, 1 Joseph-François de Menthon, fils de Paul-Baptiste, seigneur du Marest, coseigneur de la Val des Clets, capitaine au régiment de Tarentaise. Mort sans postérité.
VII, 2 Paul de Menthon, frère du précédent, seigneur du Marest, coseigneur de la Val des Clets, lieutenant-colonel de cavalerie. Il teste le 4 mai 1771 et meurt le 7 mai 1777, dernier des mâles de Menthon du Marest.
VII, 3 Charlotte de Menthon, sœur des précédents. Epouse Ne François-Marie de Gallay, coseigneur de la Val des Clets, c.d. du 10 mars 1708.
VII, 4 Marie de Menthon, sœur des précédents, célibataire, vivait encore en 1743.
VII, 5 Marguerite de Menthon, sœur des précédents, célibataire.
VII, 6 Claudine-Françoise de Menthon, sœur des précédents, prend l'habit au second monastère de la Visitation d'Annecy, le 24 janvier 1708, sous le nom de Sœur Françoise-Delphine.
VII, 7 Bernardine de Menthon, sœur des précédents.
VII, 8 Bernard-Joseph de Menthon, fils de Jean-Baptiste et de Madeleine Milliet d'Arvillars, né le 22 avril 1719, baron de La Balme et Gruffy, seigneur de Charvex, La Cour et du Marest, coseigneur de la Val des Clets. Epouse Philippine Angot de Bonniere, fille de Joseph-Gaspard, marquis de Cruseilles, c.d. du 27 juillet 1767. Il teste le 7 novembre 1784 et meurt le 29 juillet 1789. V. sa postérité: VIII(1-2).
VII, 9 Joseph-François de Menthon, frère du précédent, né le 6 septembre 1720 à Annecy-le-Vieux, baron de Gruffy, etc., officier aux dragons de Genevois. Epouse Claudine-Louise de Rolland. V. sa postérité: VIII (3).
VIII, 1 Paul-François-Joseph-Bernard-Marie-Madeleine de Menthon, fils de Bernard-Joseph, né le 23 mars 1774 à Annecy-le-Vieux, baron de La Balme et Gruffy, etc. Mort à Martigny, en Valais, le 3 mars 1793, sans postérité.
VIII, 2 Georgine-Françoise de Menthon, sœur du précédent, née le 5 mars 1781 à Annecy-le-Vieux. Epouse Paul-Alexis de LIVET, baron de Monthouz. Elle fut la dernière des Menthon-La Balme. V. sa postérité: IX(1-5, etc.).
VIII, 3 Philippine de Menthon, fille de Joseph-François, née le 19 février 1746, morte le 7 mai 1797, au château de Gruffy.
IX, 1 Joseph-Melchior de Livet, fils de Paul-Alexis et de Georgine-Françoise de Menthon. (Voir généalogie des Gerbais de Sonnaz.)
IX, 2 Hélène-Françoise-Marie de Livet, sœur du précédent, née le 10 nivôse an XII, morte le 30 mars 1863, à Annecy-le-Vieux.
IX, 3 Louise-Marie de Livet, sœur des précédents, née le 15 mai 1807, à Annecy-le-Vieux, morte le 6 juin 1897.
IX, 4 Marie-Madeleine-Maurise de Livet, née le 13 septembre 1808, morte le 21 avril 1842.
IX, 5 Jeanne-Pauline de Livet, épouse Joseph-Marie de Thiollaz.

Présentation du contenu
La famille de Gerbais de Sonnaz a joué un rôle important dans l'histoire de l'ancienne Savoie et plusieurs de ses membres, ayant opté pour le jeune royaume d'Italie, y ont exercé de hautes charges. Nous n'avons pas à entrer ici dans la polémique qui opposa aux auteurs de L'Armorial, Mgr Piccard, président de l'Académie chablaisienne, et, plus discrètement le comte Charles-Albert de Gerbais de Sonnaz, au sujet de l'ancienneté de la famille. Descend-t' elle des antiques sires de Gerbais ou des Gerbais de Belley, anoblis dans la seconde moitié du XIVe siècle ? (A. de Foras et ses continuateurs, Armorial et Nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, Grenoble, Allier, 1863-1939, 5 vol. et suppl., t. III, p. 92-105 ; L.-E. PICCARD, " Un poète de la famille de Gerbais de Sonnaz au XVIIIe siècle et l'origine de cette famille ", M.D.A.C, t. XXIII, 1909, p. 29-37; Id., t. XXIV, 1910, p. XXXI-XXXVI ; Id., " Les Nobles de Gerbais de Sonnaz, de Loys, de Grailly, du Flon (Quelques notes) ", t. XXV, 1911, p. 257-304, et Tiré-à-part, Thonon, A. Dubouloz, 1912, 48 p.) D'ailleurs, le fonds qui fait l'objet du présent inventaire ne concerne que la branche cadette, dite d' Habères, qui commence avec Christophe, baron d'Aiguebelle, mort vers 1617.
Comme tel, cet ensemble se révèle d'une grande complexité par suite de l'apport d'archives des familles alliées. C'est ainsi qu'on y trouve des papiers concernant les Mudry, d'Habères ; les Genève de Boringe ; les Dunant, de Mieussy ; les Seyssel d'Ambilly et de Buffavent ; les Bellegarde ; les Langin ; François-Joseph de Conzié ; les Favre de Chanaz et des Charmettes ; les Lucinge d'Arenthon ; les Mareschal-Saumont ; les Menthon-La Balme et du Marest ; les Valence de Gruffy. Il ne sera donc pas inutile de donner au lecteur un fil conducteur pour lui permettre de dévider cet écheveau, en rendant compte rapidement de ces apports et en donnant quelques repères biographiques sur les principaux personnages. Nous indiquerons ensuite l'intérêt que présente ce fonds pour les différents secteurs de la recherche ainsi que les documents contenus dans d'autres collections et susceptibles de le compléter.
I. Composition du fonds
Les papiers qui nous sont parvenus de CHRISTOPHE de GERBAIS DE SONNAZ († vers 1617) et de son frère EMMANUEL-PHILIBERT († 1615) concernent surtout les difficultés qu'ils éprouvèrent à faire entériner par la Chambre des comptes de Savoie la vente et l'inféodation de la seigneurie d'Aiguebelle et de l'emplacement du fort et des masures de l'Annonciade, consenties à leur père Aimé de Gerbais, par Charles-Emmanuel Ier, en 1589 et 1590 (Cf. 43 J 3 et 6, n° 2 et 3.) Toujours à court d'argent pour ses entreprises guerrières, le duc continuait la politique, inaugurée par son père, d'aliénation du domaine de la couronne au profit de ses fidèles serviteurs. En effet, conseiller d' Etat, gouverneur de Rumilly et du fort de l'Annonciade, capitaine général de la cavalerie de Savoie, Aimé de Gerbais s'illustra notamment dans la guerre contre Genève et mourut à la bataille de Monthoux le 12 mars 1591 (Sur son activité dans la guerre contre Genève cf. Alain Dufour, La guerre de 1589-1593, Genève, A. Jullien, 1958, t. IV de L. Cramer, La seigneurie de Genève et la maison de Savoie de 1559 à 1593.). Son fils aîné, François, fait prisonnier lors de l'Escalade de Genève, fut décapité le 12 décembre 1602.
FRANÇOIS-MICHEL de GERBAIS de SONNAZ, juge mage du Chablais (15 janvier 1651) et sénateur honoraire (22 mars 1659), puis effectif (22 mai 1661), le seul de cette famille de militaires qui ait occupé une charge judiciaire, fut le premier à s'installer dans la vallée des Habères par suite de son mariage avec Françoise-Gabrielle Mudry (contrat dotal du 3 février 1641, 43 J 13). D'après la tradition familiale, c'est lui qui aurait fait construire, sur une partie de l'ancien château de Thonon détruit par les Genevois, la grande maison toujours existante et connue sous le nom de château de Sonnaz (Maurizio Gonzaga et C.-A Gerbaix-Sonnaz, I generali Ettore e Giuseppe di Gerbaix di Sonnaz- Cenni biografici e documenti famigliari, Torino, O.P.E.S., 1912, p. 4.).
Par Françoise-Gabrielle Mudry sont arrivés les papiers de ses ancêtres qui permettent de suivre l'ascension d'une famille de bourgeoisie campagnarde enrichie par la pratique du notariat et le maniement des fermes de l'abbaye d'Aulps. Nicolarde Liffort, grand mère de Françoise-Gabrielle, et son fils, Philippe Mudry, profitant de la conjoncture catastrophique de la première moitié du XVIIe siècle, multiplient les acquisitions de terres et constituent les bases de l'important domaine foncier que les Gerbais de Sonnaz conserveront dans la vallée jusqu'au XXe siècle.
Personnage aux activités multiples, sa carrière militaire, qu'il termine comme capitaine enseigne de la compagnie du sieur de Saint-Sixt entretenue à la forteresse des Allinges, valut à Philippe des lettres de noblesse conférées par Charles-Emmanuel 1er, le 30 mai 1629 (Collection Martin Sauthier, Thonon) avec concession d'armoiries: " un écu d'azur à trois faces d'or et au dessus est timbré d'une l'aume (haume) clos en profil orné de banderoles et pennons entrelassés de rubans qui voltigent des couleurs du blason ". Il se qualifie alors de seigneur des Forêts, rente féodale située à Mieussy et qui fut, d'ailleurs, rachetée, en 1686, par l'avocat Louis-François Dunant au nom de sa fille Angélique-Scipione. Fermier de Poche, châtelain d'Habères, prêteur d'argent et de semences, soutien des communiers contre le curé, ce grand rassembleur de terres est l'homme indispensable de la vallée. Il nous a d'ailleurs laissé un document exceptionnel, sorte de journal de la peste de 1640, qui suit dans le moindre détail le progrès et le déclin de la contagion aux Habères (43 J 50).
Des deux fils de François-Michel, qui furent tous deux prêtres de la Sainte- Maison de Thonon (Cf. 43 J 79, n. 1), Rd FRANÇOIS-VICTOR et Rd ALEXANDRE de GERBAIS de SONNAZ, nous n'avons conservé que des papiers isolés (43 J 79-82 et 83).
JOSEPH de GERBAIS de SONNAZ, seigneur de l'Annonciade et d'Habères (1659-1730), fils aîné de François-Michel, revient à la tradition militaire de sa famille. Capitaine de dragons, durant la guerre de succession d'Espagne, il est chargé, par le marquis Joseph de Sales, commandant général en Savoie, de lever une compagnie avec laquelle il prit part aux opérations sur les confins de la Ligurie et à la bataille de Turin, en septembre 1706 (43 J 87).
Après le solide établissement foncier réalisé par le mariage de son père, il constitue les assises seigneuriales de sa branche. Il achète, en effet, pour 5 500 fl., le 26 juin 1696, la seigneurie d'Habères, démembrée du marquisat de Lullin, de François-Emmanuel de Faucher de la Chambre de Seyssel, héritier des Genève-Lullin (43 J 88). Il acquiert également, le 16 janvier 1697, de l'hoirie Wilcardel de Fleury, la partie du fief de Marcossey (Cf 43 J 244, n. 1) qui s'étendait sur les Habères. Mais ses charges familiales, en particulier les dettes contractées pour placer ses sept filles au couvent, le contraignirent à vendre l'Annonciade au sénateur Jacques-François Rebut de Saint-Cergues, qui en possédait déjà la moitié (On ignore quand et comment il l'avait acquise : nos documents sont muets sur ce point. Par son codicille du 17 avril 1713, Jacques-François Rebut légua la seigneurie de l'Annonciade à son neveu Claude-François, colonel de cavalerie au service de l'Electeur de Saxe, Armorial, t. V., p. 102-103.) (43 J 90).
Joseph de Gerbais de Sonnaz eut à soutenir un conflit de juridiction avec Jean-Thomas Provana, abbé commendataire d'Aulps, l'abbaye possédant la seigneurie de Poche avec tous les droits de justice, qui se termina par une transaction du 9 octobre 1705 (43 J 97). Ce qui nous a valu, en annexe du procès, la copie de dix pièces (1221-1537), extraites du chartrier de l'abbaye, que l'on ne connaissait jusqu'alors que par les analyses de l'inventaire (Jean-François GONTH1ER, Inventaire inédit de l'abbaye d'Aulps, précédé d'une notice sur cette abbaye, M.D.A.S., t. XXVIII, 1905, et t. XXIX, 1906. La publication de Gonthier a été faite d'après la copie exécutée par Léon Charmot-Bressand en 1858-1859, sur une copie exécutée en 1736-1737 par ordre de l'intendant Graffion. Les A.D.H.S. ont récupéré depuis peu ce document du XVIIIe siècle, conservé dans les Archives paroissiales de Saint-Jean-d'Aulps : 57 J 68, " Copie de l'inventaire des tiltres et terriers de la Roiale abbaïe d'Aulpx commence le douziesme mai 1736 et finit le huitiesme septembre de l'année courante 1737 par moi Joseph Marie Jacques commissaire député par Mgr Graffion intendant de la présente province de Chablaix ", reg. in-f° de 642 ff. et une table non foliotée.). A signaler également parmi ses papiers un important inventaire après décès contenant une description détaillée du mobilier du château d'Habère-Lullin et de la maison de Thonon, ainsi que l'analyse de nombreux actes (43 J 85).
Joseph de Gerbais de Sonnaz avait épousé, par contrat dotal du 18 mars 1687, Anne-Claudine de Bottolier de Dingy, veuve de Me Jean Burnod, notaire et châtelain de Samoëns (contrat dotal du 25 octobre 1684). Une partie des papiers de la famille du premier mari d'Anne-Claudine, remontant à 1511, sont ainsi entrés dans sa succession (43 J 103-107).
Quelques bribes de correspondance et un contrat d'entrée en religion nous sont parvenus de LOUIS-MARIE de GERBAIS de SONNAZ, fils de Joseph, en religion Dom CHARLES-EMMANUEL, provincial des barnabites (43 J 110-111).
Au contraire, les papiers des deux autres fils de Joseph, Claude-Charles et Claude-Jean-Baptiste, sont abondants et d'un grand intérêt. CLAUDE-CHARLES de GERBAIS de SONNAZ (1695-1730) devint seigneur de Buffavent et de Vernaz par son mariage avec Françoise-Philippine de Seyssel, dame des dits lieux (contrat dotal du 4 novembre 1716). A part une correspondance qui ne manque pas d'intérêt, la plus grande partie de ses papiers concernent les domaines de Buffavent et de Vernaz.
Françoise-Philippine de Seyssel avait épousé, en premières noces, Balthasard de Genève de Boringe, d'une branche bâtarde des Genève-Lullin. On trouve donc dans les papiers de Françoise-Philippine quelques pièces concernant cette famille dont les plus intéressantes sont les cahiers de notes et d'études de son fils Pierre-Elie de Genève de Boringe, juge mage du Faucigny, sur la manière de procéder au criminel et en matière de taillabilité et de redevances seigneuriales (43 J 183-185).
Mais Balthasard de Genève de Boringe avait été marié auparavant à Angélique-Scipione Dunant, héritière d'une famille de robins campagnards de Mieussy, dont les abondantes archives sont venues grossir les papiers de sa succession (43 J 139-181). Le destin des Dunant reproduit d'une manière frappante celui des Mudry. Issus de la paysannerie, parvenus par le notariat à la notabilité, ils disparaissent au moment de toucher au but, et leur patrimoine va se fondre dans celui de branches cadettes de vieilles familles nobles, qui en avaient bien besoin pour conforter leur maigre lot. Sans doute, l'avocat Louis-François Dunant ne parvient pas à l'anoblissement, rendu plus difficile dans la seconde moitié du XVIIe siècle, mais il s'en approche par les stratégies matrimoniales. Lui-même épouse une Seyssel, et il marie sa fille à un Genève-Boringe (Angélique-Scipionne Dunant est qualifiée de Dame des Forêts, en vertu de l'achat réalisé par son père, en son nom, en 1686.), alliances flateuses avec des familles de noblesse chevaleresque, même s'il ne s'agit que de branches cadettes désargentées. Etonnant personnage, utilisant sa connaissance de la chicane à arrondir son patrimoine et qui semble n'avoir encombré le prétoire que de ses causes personnelles.
Enfin, Philippine de Seyssel amène avec elle les titres de Buffavent, c'est-à-dire une partie des papiers de sa famille, des Bellegarde et des Langin. Elle avait reçu Buffavent et Vernaz (Buffavent, seigneurie sans juridiction, cne de Lully, c. de Douvaine. Sur Vernaz, cf. 42 J 113, n. 2) en héritage de son frère, Pierre-Louis-Scipion de Seyssel, décédé sans enfants le 19 décembre 1729. Ce dernier les tenait lui-même de son père, Louis, qui les avait reçus de Jeanne de Bellegarde, troisième épouse de Scipion de Seyssel, par son testament du 16 mai 1650.
Buffavent était entré dans la famille de Bellegarde par le mariage d'Aymon ou Aimé de Bellegarde avec Antoinette, fille de Guigues de Langin, qui lui apporta cette seigneurie. Par Claude-Urbain et Pierre-Noël de Bellegarde, ses grand-père et père, elle parvint à Jeanne, mais non sans détours et procès. En effet, Antoinette de Langin était elle-même cohéritière de son frère Philibert avec ses sœurs Jeanne et Louise. Jeanne de Langin, veuve de Georges d'Antioche, seigneur d'Yvoire, testa le 8 juin 1566, au château de Buffavent, en faveur de ses neveux, Claude-Urbain et François de Bellegarde, fils de sa sœur Antoinette, Pierre et Jean de Cervens, fils de sa sœur Louise, épouse de Jean I de Cervens.
Par son testament du 8 mars 1729 (Et non 1760, comme il est indiqué par erreur dans L'Armorial), Françoise-Philippine de Seyssel, dame de Buffavent, Vernaz et Thorens, légua tous ses biens à son mari, Claude-Charles de Gerbais de Sonnaz (43 J 135). Ce dernier, n'ayant pas d'enfants, fit héritier son neveu Janus, par son testament du 26 novembre 1759.
CLAUDE-JEAN-BAPTISTE de GERBAIS de SONNAZ, seigneur d'Habères (1690-1754), fils aîné de Joseph, tenta en vain de récupérer à son profit la baronnie d'Aiguebelle que son cousin, Philippe-Raymond, arrière petit-fils de Christophe, avait légué par son testament du 2 février 1745 à ses créanciers, Sébastien Rey, directeur des poudres à Chambéry, et Me Boverat, notaire (43 J 266-269). Sa correspondance conserve des traces de la charge de premier syndic de Thonon, qu'il exerça durant l'occupation espagnole de 1742-1748 et jusqu'à sa mort survenue le 28 mars 1754. Il avait épousé Françoise-Madeleine de Conzié, fille d'Edouard, marquis d'Allemogne, et de Louise Favre, dame des Charmettes.
Le fils aîné de Claude-Jean-Baptiste, CHARLES-LOUIS-VICTOR de GERBAIS de SONNAZ (1733-1758), élève à l'Académie des nobles de Turin, disparut prématurément. On a conservé de lui des thèses de philosophie, soutenues en 1750, et un cahier de poésies et d'extraits littéraires (43 J 291-292).
Quant à JOSEPH, dit M. de GERBAIS (1743-1830), autre fils de Claude-Jean-Baptiste, mort à quatre-vingt-sept ans, peu doué et d'un caractère difficile, il fait figure de raté auprès de ses frères Joseph-Hippolyte et Janus (43 J 293-295).
JOSEPH-HIPPOLYTE (Joseph et non François comme indiqué dans l'Armorial, t. III, p. 104) de GERBAIS de SONNAZ (1744-1827), le cadet de la famille, poursuivit une brillante carrière militaire au régiment des dragons du Roi dit de Savillan, puis comme capitaine de la première compagnie des gentilshommes archers de la garde, et la termina lieutenant général de cavalerie, décoré du collier de l'Annonciade (43 J 296-306). Demeuré célibataire et retiré à Thonon durant le Consulat et l'Empire, il prit le commandement des Volontaires savoyards de 1814 après la mort de son frère Janus (43 J 314).
C'est à JANUS de GERBAIS de SONNAZ (1736-1814), devenu l'aîné après la mort de François-Victor, que revint l'honneur et la charge de continuer la lignée. Il fut le premier de sa branche à porter le titre de comte de Sonnaz, à la suite d'une transaction passée à Chambéry, le 13 septembre 1786, avec Albert-François de Gerbais, comte de Sonnaz, chef de la branche aînée. Ce dernier, pour éviter des difficultés qui pourraient survenir sur la qualification commune aux deux branches, accorde à Janus, et aux aînés de sa descendance, le pouvoir de porter, tout comme lui, le titre de comte de Sonnaz, avec les honneurs et prérogatives de cette dignité, moyennant la somme de 1 200 livres (Armorial, t. III, p. 102, n. 4).
Janus augmenta considérablement le patrimoine que lui avait légué son père. Déjà héritier de son oncle Claude-Charles, comme nous l'avons vu, pour les fiefs de Buffavent, Vernaz et Thorens, il recueillit la baronnie d'Arenthon de la succession de son oncle maternel, François-Joseph de Conzié, comte de Chanaz et des Charmettes (testament solennel du 24 août 1786 (43 J 445). Le 1er juillet 1760, il avait acheté des dîmes à Brenthonne, procédées de l'hoirie du baron Jean-François Ferrod, d' Aoste, et le 25 novembre 1785, de François-Philippe-Michel de Blonay, le droit des langues, des poids et mesures et de la mestralie de Thonon (43 J 329). En 1791, il se porta acquéreur des biens de la commanderie de Montjoux, à Rive, sous Thonon, que l'Ordre des chevaliers des Saints-Maurice et Lazare avait achetés aux chanoines du Grand Saint-Bernard. Durant la Révolution et le séquestre des propriétés de Janus, une poterie y fut installée, dirigée par Jacob-Frédéric Zoller (43 J 352-354).
Les papiers de Janus de Gerbais de Sonnaz permettent de suivre sa brillante carrière militaire. A treize ans, en 1749, page du roi Charles-Emmanuel III, premier page de la duchesse Maria-Antonia, épouse du duc de Savoie Victor-Amédée en 1753, il entre à l'armée comme enseigne au régiment des gardes en 1755. Ecuyer du duc de Savoie de 1755 à 1759, le 2 mai 1781 il est nommé major à la légion des campements, corps d'élite, correspondant au génie actuel, dont il devint bientôt lieutenant colonel, puis colonel. Le 8 mars 1792, il reçoit le commandement du régiment de Savoie infanterie à la tête duquel il fera les campagnes de 1793, 1794 et 1795 dans les vallées du Pô, de la Varaita et de la Maira, durant lesquelles il sera nommé brigadier (décembre 1793), puis major général (15 mai 1794). Il avait obtenu le commandement d'une division lorsque l'armistice de Cherasco, puis le traité de Paris (28 avril et 15 mai 1796) vinrent mettre fin aux hostilités. Nommé gouverneur de la cité et province d'Ivrée, le 5 décembre 1798, il n'exerça cette charge que quatre jours, jusqu'à l'abdication de Charles-Emmanuel IV, le 9 décembre.
A la suite de l'offensive victorieuse de Souwarov, Janus de Gerbais de Sonnaz fut nommé gouverneur de la province d'Alexandrie le 5 juin 1799, puis en mai 1800 de celle du Montferrat. Mais après la bataille de Marengo (14 juin 1800), le Piémont redevint français et le général de Sonnaz, privé de sa charge, se retira avec sa famille chez un de ses amis, le marquis Notta, au château de Fubino, près de Novare. Quelque temps plus tard, il fit l'acquisition d'un petit domaine à Rivalba, dans la province de Turin, où il demeura jusqu'en 1811. En effet, ses biens savoyards avaient été mis sous séquestre, mais seul le mobilier de ses châteaux d'Habère-Lullin, d'Arenthon et de Thonon avait été vendu (43 J 336). Arguant que son mari était demeuré constamment en Piémont au service de son souverain, le roi de Sardaigne, depuis 1792, Christine de Mareschal-Saumont obtint sa radiation provisoire de la liste des émigrés le 15 messidor an V (3 juillet 1797). Mais réinscrit en l'an VI, il ne fut définitivement radié que le 21 pluviôse an X (10 février 1802) avec restitution de ses biens non aliénés, dont sa femme, secondée par son fils aîné Joseph, assura seule l'administration jusqu'à son retour en Savoie au cours de l'année 1811 (43 J 337-339 et 468-487).
A la nouvelle des succès de l'offensive des alliés contre l'empire napoléonien et de l'arrivée à Genève, le 30 décembre 1813, du comte de Bubna, commandant d'un corps d'armée autrichien, Janus de Gerbais de Sonnaz, âgé alors de soixante-dix-huit ans, prit la tête d'un mouvement pour le retour de la Savoie à son souverain légitime. L'essentiel des faits est connu par les travaux du marquis Tredecini de Saint-Severin et du baron du Bourget (Marquis TREDECINI de SAINT-SÉVERIN, Souvenirs de 1814. Le général-comte Janus de Gerbaix de Sonnaz d'Habères et les volontaires savoyards, Genève, Trembley, 1890, 131, p. 1 portrait ; Baron du BOURGET, La brigade de Savoie (1660-1860), Chambéry, Dardel, 1922, 380 p., ill. ; M. GONZAGA et C.-A. GERBAIX SONNAZ, I generali... op. cit., p. 17-31. Sur les événements de 1813-1814, voir aussi Xavier ROUX, L'invasion de la Savoie et du Dauphiné par les Autrichiens en 1813 et 1814 d'après des documents inédits, Grenoble, Baratier, 1892, 2 vol., XVIII-242 et 323 p.), mais les nombreux documents classés, soit avec les papiers de Janus (43 J 312-318), soit avec ceux de son beau-frère, Gaspard de Mareschal-Saumont (43 J 773-785), permettront certainement d'apporter des précisions tant sur le corps des Volontaires savoyards lui-même et l'état de l'opinion publique en 1814-1815, que sur la formation du fameux régiment de Savoie. Succombant à la fatigue, Janus s'éteignait le 15 février 1814, et la direction du mouvement qu'il avait lancé retombait sur son frère Joseph-Hippolyte et son fils Joseph.
Janus de Gerbais de Sonnaz ayant recueilli une partie de la succession de son oncle maternel, François-Joseph de Conzié, de nombreux documents concernant les possesseurs successifs de la baronnie d'Arenthon sont venus grossir ses propres papiers. François-Joseph de Conzié († 8 mai 1789), comte de Chanaz et des Charmettes, tenait Arenthon de sa mère Louise Favre, descendante du célèbre jurisconsulte Antoine Favre (1557-1624) et épouse d'Edouard de Conzié, marquis d'Allemogne, et de sa tante Anne-Marie Favre, épouse du baron François-Gaspard d'Avisé (43 J 441-443). Toutes deux furent, en effet, héritières de leur frère, Claude-François Favre, comte de Chanaz, baron des Charmettes (1673-1733), décédé sans enfant à Bourg-en-Bresse le 13 août 1733 (43 J 430-440). Lui-même avait reçu Arenthon de la succession de son oncle maternel, François-Melchior de Lucinge, comte de Montbrison (1655-1699), colonel de Savoie cavalerie et des milices du Faucigny (43 J 382-389). Par son testament solennel du 24 août 1697, il instituait héritier universel son frère Prosper, marquis de Lucinge, lui substituant son neveu Claude-François Favre (43 J 382). Prosper de Lucinge décéda le 29 avril 1715 ne laissant qu'une fille, Antoinette, mariée à Charles-Emmanuel de Compois, comte de Gerbais, et une petite-fille, Marguerite-Prospère de Mareschal de Duyn de la Valdisère qui épousa, le 18 juillet 1716, Jacques d'Allinges, marquis de Coudrée. La sentence arbitrale du 24 juin 1716 (43 J 385) entre Claude-François Favre, Joseph-François de Mareschal de Duyn, comte de la Valdisère, agissant au nom de sa fille, Marguerite-Prospère, et Charles-Emmanuel de Compois, comme mari d'Antoinette de Lucinge, divisa en deux parties le fidéicommis apposé au codicille de Melchior de Lucinge du 5 mars 1699 (43 J 382) (La baronnie d'Arenthon n'est donc pas passée aux Favre par le mariage de Joseph-Philibert avec Aimée-Madeleine de Lucinge, fille de Melchior, baron d'Arenthon (contrat dotal du 17 décembre 1614), comme l'écrit l'Armorial, t. II, p. 369.).
Ainsi une partie des titres des Lucinge, seigneur d'Arenthon, remontant à 1308, sont arrivés jusqu'à nous par l'intermédiaire de Janus de Gerbais de Sonnaz (43 J 390-429). L'ensemble devait être beaucoup plus considérable, si l'on en juge par l'inventaire dressé par Claude-François Favre lui-même, aidé de Spble Prosper Paget, en 1717-1718 (43 J 390).
JOSEPH comte de GERBAIS de SONNAZ, baron d'Arenthon (1780-1861), fils aîné de Janus, a laissé une masse de papiers considérable (43 J 488-808). Page d'honneur de Victor-Amédée III, à neuf ans, le 20 juillet 1790, puis page effectif, il entra comme sous-lieutenant au régiment de Savoie le 9 avril 1796, dans sa seizième année, et prit part aux différentes campagnes sous les ordres de son père. Après Marengo, il se retira avec ses parents à Fubino, puis à Rivalba (43 J 556-557) et rentra en Savoie pour seconder sa mère dans l'administration des biens paternels.
En 1814, il reprit du service comme capitaine dans le corps des Volontaires savoyards et accomplit plusieurs missions de confiance auprès du commandement autrichien. Après le premier traité de Paris du 30 mai 1814, qui démembrait la Savoie, il conduisit à Turin le corps des Volontaires savoyards, qui forma le noyau du nouveau régiment de Savoie dans lequel il fut incorporé lui-même avec le grade d'aide major. Il prit part à la campagne de 1815 en Savoie, qui lui valut la décoration de l'ordre de Léopold d'Autriche (43 J 317-318 et 489-491).
Major et aide-de-camp du roi Victor-Emmanuel 1er en 1816, Joseph de Gerbais de Sonnaz demeura jusqu'en 1830 attaché à l'état-major de la Division de Savoie. Lieutenant-colonel le 4 décembre 1819, colonel en 1823, chef de l'état-major en 1827, il présida le Conseil des levées de la province de Savoie-Propre de 1823 à 1827 (43 J 492-499).
Le 1er mai 1830, il fut nommé par le roi Charles-Félix, vice-gouverneur des princes Victor et Ferdinand de Savoie-Carignan, les fils de Charles-Albert, qui en accédant au trône le 27 avril 1831, le confirma dans sa charge et le nomma major général d'armée le 23 août. Des divergences de vues avec le gouverneur, le chevalier Cesare Saluzzo di Monesiglio, qui était pourtant son ami, comme en témoigne leur abondante correspondance (43 J 507, 609 et 739), l'amenèrent à donner sa démission. D'ailleurs sa santé avait toujours été fragile et une grave maladie l'éloigna définitivement de la cour en 1838. Il fut alors nommé lieutenant général et mis en expectative.
Pour le militaire en retraite commença alors une carrière politique à laquelle l'appela la confiance de ses concitoyens dès que ses forces furent rétablies. Nommé syndic de Thonon, le 6 avril 1841, il travailla à l'embellissement de la ville. Démissionnaire en 1846, il continua à servir comme membre du conseil, suscitant une action sociale et charitable, notament durant les difficiles années 1846-1848 (43 J 536-540). Membre du Conseil provincial du Chablais en 1846, puis du Conseil divisionnaire d'Annecy en 1849, il rédigea des mémoires sur la situation monétaire, les poids et mesures et surtout les routes (43 J 541-544). (Deux de ces mémoires ont été imprimés : Aperçu sur les routes de la province du Chablais, Thonon, 1847, 10 p., carte ; Quelques mots sur les routes de la province du Chablais, Thonon, 1849, 20 p. (A.D.H.S., 11 J 1042).).
Il faut bien dire cependant que les dossiers concernant l'activité d'homme public de Joseph de Gerbais de Sonnaz risquent de décevoir le lecteur, pas leur disparate autant que par leur minceur. En revanche, il sera comblé par la masse de registres et de carnets, admirablement tenus, d'acensements et de prix-faits, qui permettent de suivre l'administration d'un grand domaine pendant près de quarante ans (43 J 545-685). Et que dire de l'immense correspondance de Joseph de Gerbais de Sonnaz (43 J 686-747) ? C'est une mine pour l'histoire du Chablais et de la Savoie durant la période sarde, sur laquelle nous aurons l'occasion de revenir.
Il avait recueilli la succession de ses oncles maternels : Gaspard et Claude-Jacques de Mareschal-Saumont. Les papiers de Gaspard de Mareschal, lieutenant-colonel, nous replongent dans l'aventure des Volontaires savoyards et les années de formation du régiment de Savoie (43 J 766-787). Quant à ceux de Claude-Jacques de Mareschal, ancien chanoine de Saint-Pierre et de Saint-Chef de Vienne, ancien vicaire général de Valence, ils évoquent dans une atmosphère balzacienne, la carrière brisée d'un abbé d' Ancien Régime, auquel la Révolution a barré la route de l'épiscopat, occupant ses loisirs à la poursuite d'un interminable procès qui défraya la chronique chambérienne (43 J 788-805).
De sa femme, Rose-Françoise de Mareschal-Saumont, décédée le 17 février 1823, la veille de son premier anniversaire de mariage, Joseph de Gerbais de Sonnaz, n'avait eu qu'une fille qui recueillit son important héritage. JOSÉPHINE de GERBAIS de SONNAZ (1822-1903), baronne de Livet, par son mariage du 29 octobre 1850 avec Joseph-Melchior de Livet de Monthoux, conseiller d'ambassade et député d'Annecy au parlement de Turin, a laissé elle aussi d'abondantes archives, concernant l'administration de ses biens, et une vaste correspondance (43 J 809-889). Elles évoquent le destin tragique de cette brillante femme du monde, dont l'éducation fut particulièrement soignée, et qui survécut à son époux et à ses quatre enfants, terminant sa vie en dame patronnesse assaillie par les embarras financiers où l'avaient précipitée d'imprudents cautionnements.
Les papiers personnels de son mari, qui nous sont parvenus, se réduisent à quelques bribes, sauf une intéressante correspondance avec sa femme (43 J 863) et son beau-père (43 J 696). Mais par sa mère, Georgine-Françoise de Menthon-La Balme, nous sont arrivées les riches archives des Menthon du Marest et de La Balme, conservées autrefois au château de La Cour à Annecy-le-Vieux (43 J 892-1217). La branche des Menthon du Marest s'éteignit en la personne du chevalier Paul de Menthon, lieutenant colonel de cavalerie, décédé en mai 1777, faisant héritier son cousin Bernard-Joseph de Menthon, baron de La Balme et de Gruffy (1719-1789) (43 J 893-961). Cette branche cadette de la puissante et antique famille de Menthon possédait les seigneuries du Marest, avec château du même nom, et du Bouchet, dans la commune actuelle de Serraval, ainsi qu'une partie de la coseigneurie de la Val des Clets. Les papiers remontent jusqu'à Georges, deuxième du nom, et son frère Pierre, le jeune, fils de Georges I, tige des Menthon du Marest, décédé vers 1530.
François de Menthon, seigneur de La Balme-de-Thuy, La Cour à Annecy-le-Vieux, coseigneur de la Val des Clets (1608-1668), reçut la seigneurie de Gruffy par donation d'Hélène-Melchiotte du Fresney, qui avait épousé en secondes noces Jean-Baptiste de Valence, seigneur de Gruffy. Une branche de cette famille, originaire du Comtat-Venaissin, s'installa en Savoie au XVIe siècle, en la personne de François de Valence, nommé conseiller du roi au Parlement de Chambéry en 1546, puis sénateur au Sénat de Savoie, et naturalisé par le duc Emmanuel-Philibert en 1569, et de son frère Jean-Baptiste, collatéral au Conseil de Genevois, puis sénateur en 1576 (43 J 998-1001). François de Valence était seigneur de Gruffy par le fait de sa première femme, Polyxène de Fésigny, qui avait épousé en premières noces Jean Mareschal, juge mage de Savoie, et qui hérita Gruffy de son fils Pierre Mareschal (43 J 1032-1033). Les Mareschal avaient eux-mêmes acquis cette seigneurie de François de Compey (A.D.H.S., I C e 1, f. 537. 16 mars 1522, reconnaissance de Ne Philippe Maréchal, seigneur de Gruffy, à son nom et de Ne Pierre à feu Spble Jean Maréchal son neveu, par laquelle il reconnaît tenir du prince Philippe de Savoie le château et seigneurie de Gruffy " par acquit fait par ledit Spble Jean Maréchal et ledit confessant de Ne François de Compeis fils de feu Ne Sébastien de Compeis ". Sur la famille Maréchal, de Chambéry, cf. Armorial, t. III, p. 362-363.). François de Valence laissa Gruffy à son fils aîné Georges-Alexandre qui mourut de la peste en 1598, ayant qu'un fils en bas âge décédé peu après (43 J 1002-1011). En vertu d'un fidéicommis, Gruffy passa alors à un cousin de Georges-Alexandre, Jean-Baptiste de Valence, sénateur au Sénat de Savoie (43 J 998-1001).
Les héritiers de Joséphine de Sonnaz furent ses deux cousins Joseph et Charles-Albert, fils de son oncle Hector, et derniers représentants de la branche cadette (Un autre fils d'Hector, Janus, colonel du régiment de Lucques cavalerie, filleul de Joséphine, mourut en 1898. Voir leur correspondance, 43 J 860 et 867. La branche aînée continue en la personne du comte Guy de Sonnaz et de ses enfants.). Le comte JOSEPH de GERBAIS de SONNAZ d' HABÈRES (1828-1905) après de brillants états de service dans le corps expéditionnaire sarde en Crimée (1855-1856) et surtout lors des campagnes de 1859, 1860 et 1866 qui aboutirent à l'unification de l'Italie, termina sa carrière comme général de corps d'armée, aide de camp du roi Humbert 1er, et sénateur du royaume d'Italie (Voir sa biographie dans M. GONZAGA et C.-A. GERBAIX SONNAZ, I generali... ouvrage qui reproduit de nombreux extraits de sa correspondance.). Cependant le présent fonds ne conserve que quelques épaves de ses papiers, concernant la période finale de sa vie (43 J 1218-1223) et une correspondance d'intérêt surtout familial (43 J 708 et 868).
Nous sommes un peu mieux partagés à l'égard du comte CHARLES-ALBERT de GERBAIS de SONNAZ d' HABÈRES (1839-1920), diplomate et historien. Il entra dans la carrière diplomatique comme attaché de légation en 1859; successivement premier secrétaire à Bruxelles en 1869, agent diplomatique en Bulgarie de 1884 à 1893, il fut nommé envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de première classe à Lisbonne le 18 novembre 1896, puis à Bruxelles le 2 juillet 1903. Mis en disponibilité, il fut élevé à la dignité de sénateur du royaume d'Italie, le 4 mars 1904. Cette activité diplomatique n'a laissé de traces sensibles dans nos dossiers qu'en ce qui concerne son séjour à Lisbonne (43 J 1224-1230).
Membre correspondant de la Deputazione di Storia Patria de Turin, des sociétés de géographie de Lisbonne et de Rome, de la Commission héraldique du Piémont, de l'Académie chablaisienne et de nombreuses autres sociétés savantes, le comte Charles-Albert de Sonnaz présida l'Associazione fra oriundi Savoiardi e Nizzardi italiani et publia de nombreux articles historiques dans le bulletin de cette société dont le premier numéro parut en décembre 1911 et qui prit ensuite le nom de Fert. Travailleur acharné, il a laissé une œuvre historique considérable. Nos dossiers contiennent une partie du manuscrit de son grand ouvrage Studi storici sul Contado di Savoia e marchesato in Italia (43 J 1234-1238), des traces de sa correspondance erudite (43 J 1243-1245), des notes et publications diverses (43 J 1231-1233).
II. Intérêt et utilisation du fonds
Par sa richesse et sa diversité le fonds de Gerbais de Sonnaz dépasse de loin les limites de l'histoire familiale et se prête à de multiples utilisations. Sans prétendre à l'exhaustivité, nous voudrions indiquer ici quelques pistes de recherches.
Les recherches généalogiques
Loin de procéder d'un parti pris élitiste, l'étude des familles aristocratiques, qui ont joué un rôle dominant dans une région, se révèle souvent le seul moyen d'approcher les humbles qui n'ont pas laissé d'écrits. On les retrouve dans les milliers d'actes notariés, les comptes, les procès, les reconnaissances seigneuriales qui forment l'essentiel du fonds.
Dans le but d'aider les généalogistes, surtout pour les périodes antérieures à la seconde moitié du XVIIe siècle où les registres de catholicité se font rares ou présentent des lacunes, nous avons poussé l'analyse aussi loin que possible, n'hésitant pas à multiplier les mentions. Mais il faut attirer l'attention sur un type de documents relativement rares dans les archives publiques de la Savoie, car ils furent les victimes privilégiés des autodafés révolutionnaires : les terriers, cottets, minutes de reconnaissances seigneuriales. Ils sont particulièrement nombreux pour la seigneurie de Gruffy dans la seconde moitié du XVIe siècle (43 J 969, 999, 1002-1008, 1013-1021, 1023-1025, 1033-1035), mais on en trouve également pour les Habères (43 J 240-243), Arenthon (43 J 411, 415-416, 418, 446), la rente du Marest à Serraval, (43 J 920, 952), etc. Ils permettent parfois de remonter trois à quatre générations en arrière. Ainsi les minutes de reconnaissances du mandement de Gruffy, stipulées en 1554-1555, renvoient au bisaïeul du reconnaissant vers le milieu du XVe siècle.
Auxiliaire indispensable de l'histoire sociale, la généalogie ne doit pas se réduire à de simples catalogues de noms et de dates. De ce point de vue, les nombreuses pièces signalées dans cet inventaire permettront aux généalogistes intéressés de situer leurs ancêtres dans leur environnement.
L'histoire communale et paroissiale
Les auteurs de monographies trouveront à glaner de nombreuses informations, particulièrement précieuses pour les XVIe-XVIIIe siècles où les archives communales sont souvent déficientes, notamment pour Arenthon, Habère-Lullin et Habère-Poche, La Balme-de-Thuy, Serraval, etc. Ces renseignements sont dispersés à travers l'ensemble du fonds. On consultera donc l'index des noms de lieux où nous nous sommes efforcés de les regrouper.
Signalons également les renseignements concernant un certain nombre de châteaux : Arenthon, La Balme-de-Thuy, Buffavent à Lully ; La Cour à Annecy-le-Vieux ; Habère-Lullin ; Gruffy; Sonnaz et Montjoux à Thonon. Certes, il ne s'agit pas de documents permettant de reconstituer l'historique complet de ces demeures. Même un manuscrit aussi remarquable que le compte de la reconstruction du château de Gruffy (On ignore la date de sa première construction, mais la première reconnaissance connue, qui en fasse mention, date du 27 août 1375, A.D.H.S., I C e I, f. 532 v.), rédigé en français entre 1434 et 1438, présente finalement plus d'intérêt linguistique qu' archéologique (43 J 1031). En compulsant nos dossiers on pourra cependant faire de petites découvertes, ainsi le château de La Cour, qu'on croyait récent, s'avère un remaniement d'une antique maison forte habitée sans discontinuation par les Menthon-La Balme, au moins depuis le XVIe siècle.
L'histoire militaire
Non pas tellement " l'histoire bataille ", mais plutôt celle de l'organisation de l'armée dans l'Etat de Savoie, puis dans le royaume de Piémont-Sardaigne, pourra certainement puiser des matériaux dans les archives d'une famille qui compta nombre de militaires de haut rang.
Nous avons déjà évoqué les documents qui permettent de suivre les débuts du régiment de Savoie reconstitué à partir du corps des Volontaires savoyards, mais bien d'autres pistes s'ouvrent. Avec les papiers de Joseph de Gerbais de Sonnaz (1659-1730), on pourra étudier la levée d'une compagnie de dragons durant la guerre de Succession d'Espagne (43 J 86). Mais surtout avec ceux de Janus on découvrira le fonctionnement d'un corps du génie avant la lettre, la fameuse légion des campements (43 J 308-311 et 364-370).
Le fils de Janus, Joseph de Gerbais de Sonnaz (1780-1861), qui termina sa carrière comme lieutenant général, a laissé une série de documents qui montrent son activité à l'état major de la Division de Savoie et comme Président du Conseil des levées de Savoie-Propre (43 J 491-499). Tous deux possédaient une série de règlements militaires manuscrits ou imprimés qui s'échelonnent de la seconde moitié du XVIIIe siècle à l'époque de Charles-Albert (43 J 319-322 et 508-535). On trouvera également dans les papiers d'un oncle de Joseph, Gaspard de Mareschal-Saumont, les comptes de sa compagnie au régiment de Saluces de 1792 à 1798 (43 J 766-772) et une abondante correspondance militaire de 1814 à 1820 (43 J 781-785).
Bien entendu, de nombreux détails sur l'état d'esprit des officiers, les carrières et les promotions, les servitudes militaires, la vie de garnison, les complots politiques qui agitent une partie de l'armée et l'espèce de désorganisation qui l'atteint à la suite des réformes libérales de 1848, peuvent être puisés dans l'énorme correspondance des quatre généraux, et frères, de Gerbais de Sonnaz (43 J 686-687, 699-704) et dans les nombreuses lettres adressées à Joseph par ses collègues officiers. On les trouvera rangées par ordre alphabétique dans sa correspondance passive (43 J 712-745).
L'histoire politique
Un ministre de la guerre (Hector de Gerbais de Sonnaz), trois députés au Parlement de Turin (Hippolyte et Alphonse de Gerbais de Sonnaz, Joseph-Melchior de Livet), trois sénateurs du royaume d'Italie (Hector, Joseph et Charles-Albert de Gerbais de Sonnaz) : les hommes politiques sont largement représentés dans ce fonds, au moins par leur correspondance. Qu'on ne s'attende pas cependant à une chronique suivie, encore moins à des révélations inédites concernant des événements aussi étudiés et commentés que le Risorgimento et l'annexion de la Savoie à la France.
A travers des correspondances où les préoccupations familiales l'emportent, ce sont plutôt les impressions et les jugements de spectateurs et d'acteurs privilégiés qu'il importe de saisir. Par exemple dans les lettres échangées entre Hector de Gerbais de Sonnaz et son frère Joseph, on trouvera bien peu de chose sur son éphémère passage au ministère de la guerre dans le cabinet Gioberti (16 décembre 1848 - 2 février 1849) et sa mission en Savoie, à un moment dramatique de l'histoire du royaume de Piémont-Sardaigne (De nombreux documents sur cette période de sa vie ont été publiés par M. GONZAGA et C.A. GERBAIS de SONNAZ, op. cit., p. 182-211.). Cependant une lettre d'Hippolyte résume bien la pensée commune des quatre frères sur les erreurs politiques et militaires qui amenèrent les défaites de Custozza (23-27 juillet 1848) et de Novare (23 mars 1849):
" Hector est à Turin, appelé par la commission qui cherche ailleurs que dans les déplorables impulsions du Roi C.A. [Charles-Albert] les causes de nos désastres. Ce sera probablement peine perdue, car on n'y trouvera que des causes qu'on ne voudra pas reconnaître et encore moins avouer. On veut trouver des traîtres là où il n'y a eu que d'incapables ineptes présomptueux..."
Leur attachement si profond pour le malheureux Charles-Albert, n'empêche pas, en effet, les frères de Sonnaz de porter des jugements très durs sur sa politique :
"Quand on pense que le Roi champion de la délivrance de l'Italie ne nous a laissé pour nous refaire de deux défaites complètes sur le Mincio et sur le Tessin que l'anarchie et le caos, on peut se consoler de n'avoir à payer que le quart environ des frais d'une guerre agressive et si sotement conduite..."
Comme la plupart de leurs compatriotes savoyards, l'aventure du Risorgimento ne les séduit pas. L'agrandissement du royaume de Piémont-Sardaigne leur fait redouter la subversion révolutionnaire, l'éclatement d'un cadre dans lequel ils vivaient à l'aise et le sacrifice de leur province natale aux ambitions italiennes de la Maison de Savoie. L'annexion sera vécue par eux comme un véritable déchirement. Selon les lieux où ils possèdent leurs domaines et les intérêts de leurs enfants, ils opteront pour la France, comme Hippolyte et Joseph, ou pour l'Italie comme Hector et Alphonse.
Député du mandement de Thonon au Parlement de Turin, après son frère Hippolyte, Alphonse écrit, avant le plébiscite des 21 et 22 avril 1860 :
"La Savoye est et ne se francise pas. Je suis et n'entend pas passer au néant comme la Bourgogne, la Guienne, la Provence, etc. Tout vote sur cet objet est nul à perpétuité".
Il ajoute quelques jours plus tard, le 27 :
" Les votes ont été tellement influencés à ce que tu sais de Savoye et à ce qu'on sait encore plus de Nice que quoique l'Europe ne ratifieroit pas, il n'y auroit pas à s'étonner. "
Quant à Hippolyte, qui opte pour la France, il va voir à Chambéry le sénateur Laity, qui fait campagne pour l'annexion :
" J'ai cru devoir me présenter à lui sans manquer à ce que je dois et garde d'affection à celui qui mal conseillé nous a vendu et abbandonné ".
Mêmes réticences dans la correspondance des époux de Livet. Joseph-Melchior s'abstient lors du vote des 21 et 22 avril, comme son voisin le comte d'Anières de Sales. Joséphine de Gerbais de Sonnaz constate avec déception que les abstentions ont été fort peu nombreuses. Une partie de la noblesse boude les fêtes officielles, celle du 11 juin pour célébrer l'entrée de la Savoie dans l'empire français et même la visite impériale à Annecy, le 29 août.
Il y a donc là de quoi nuancer l'adhésion enthousiaste de la noblesse à la cause française, que l'on a parfois présenté. Paul Guichonnet l'avait déjà noté: "... la haute aristocratie, avec Costa de Beauregard cautionne les efforts pro-français, mais reste dans une certaine réserve. L'âme du mouvement est la moyenne noblesse, les industriels et hommes de loi, et surtout le clergé, passionnément hostile au Piémont " impie " (Histoire de la Savoie, sous la direction de Paul GUICHONNET, Toulouse, 1973, p. 393.).
Peu à peu d'ailleurs, les attitudes vont diverger au sein de la famille, sans porter atteinte à la cohésion du groupe. La jeune génération dont les parents ont opté pour l'Italie, entre en service de Victor-Emmanuel II, conciliant ses convictions catholiques avec le patriotisme italien. Ainsi, Joseph de Gerbais de Sonnaz, le fils d'Hector, participe aux expéditions contre les Etats pontificaux, sans la moindre réticence, et en 1903 organise le pèlerinage national de reconnaissance au tombeau de Victor-Emmanuel II (43 J 1219).
Au contraire, la noblesse demeurée en Savoie s'oppose au régime impérial pour des raisons de fidélité à Pie IX. En octobre 1860, une adresse au pape circule dans les châteaux. Joseph-Melchior de Livet signe, sans doute influencé par sa femme, ardente " papiste ", mais le vieux général Joseph de Sonnaz s'abstient pour ne pas sembler prendre parti contre son ancien élève devenu roi d'Italie. Cette même aristocratie ultra-catholique, qui recrute pour les zouaves pontificaux, commence déjà à faire pièce aux candidats officiels, notamment dans la circonscription de Thonon-Bonneville à Anatole Bartoloni, banquier et protestant genevois ; Joséphine de Sonnaz écrit à son père:
" Je comprends que vous ne vouliez pas vous occuper d'élections, cependant en qualité de catholique, si vous pouviez faire détourner quelques voix de sur un protestant... "
Elle aura sa revanche en 1869, lorsque Bartholoni sera battu par le baron d' Yvoire pour lequel elle fera une ardente campagne.
Il serait possible de glaner bien d'autres détails à travers les correspondances, par exemple sur les conditions d'exercice d'un mandat de député au Parlement de Turin. Il n'existe pas d'indemnité parlementaire et si une campagne électorale au scrutin censitaire ne coûte que des visites aux électeurs influents et des promesses de recommandations, les difficultés commencent sitôt l'élection acquise. Il faut entreprendre un long et coûteux voyage à Turin (dix-neuf heures par la diligence depuis Annecy), passer le Mont-Cenis dans des conditions qui restent difficiles, surtout l'hiver, séjourner longuement dans la capitale, dans une chambre d'hôtel ou un appartement de location, et pendant ce temps délaisser ses affaires. Les candidats ne se précipitent pas: il y faut ou la passion de la politique ou un sens du devoir fort élevé. Voici comment Joseph-Melchior de Livet décrit son emploi du temps journalier :
" Le matin à 6 h, je sonne le domestique qui couche dans un cabinet à côté de la cuisine; une demi-heure après je suis au travail, à 10 h déjeuner et souvent je m'en passe... ensuite discussion dans les Bureaux du Palais Carignan (Siège du parlement) ; de midi à 1 h 30, temps consacré aux Commissions et sollicitations dans les Ministères ; après séance publique à la Chambre; à 5 h dîner, et j'emploierai alternativement mes soirées à ma correspondance, en visites ou à la réunion préparatoire des Députés de la droite ".
Novice dans la vie parlementaire, peu préparé à la parole publique, le député savoyard moyen, saoûlé des parlottes, laisse la tribune aux avocats, fait son courrier pendant les séances et finit par donner sa démission ou renonce à se représenter, persuadé de l'inutilité de ses efforts. Entre temps, il a pu mesurer dans les salons, l'écart qui se creuse entre les opinions publiques " de deçà et de delà les monts " :
" Ici je passe publiquement pour le plus grand codino (Petite queue de perruque, d'où vieille perruque.), écrit Joseph-Melchior de Livet à sa femme, tandis qu'en Savoie vous me trouvez avec une tendance à la Démocratie. En effet, l'on peut croire qu'il y a une différence et que l'air des deux pays influe pour changer mes opinions. Il n'en est rien, mais lorsque j'écris à certaines personnes, je tâche toujours de les calmer, en cherchant à leur montrer que les choses ne vont pas ici aussi mal qu'on le pense généralement au-delà les monts. Cependant, en voyant les choses de près, l'on ne peut se faire illusion... "
L'histoire sociale et des mentalités
Les belles séries de baux et de livres de comptes, presque continues depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle jusqu'à la fin du XIXe, constituent une source utilisable pour l'histoire agraire : évolution des revenus fonciers et des prix de la terre, comme des modes de faire valoir. Mais c'est surtout dans le domaine de l'histoire sociale et des mentalités que ce fonds semble pouvoir offrir les plus larges perspectives de recherche.
Nous avons déjà montré à propos des Mudry et des Dunant comment il était possible de suivre l'ascension de ces familles rurales vers la notabilité par la voie classique du notariat. Les Gerbais de Sonnaz d'Habères, fournissent l'exemple d'une branche cadette s'élevant au rang des meilleures familles du duché. Livres de raison, comptes, actes notariés divers, procès, restituent l'exploitation des domaines seigneuriaux et fonciers, les stratégies matrimoniales, les modes de vie, bref tout ce qui fait la substance de l'histoire sociale telle que la thèse de Jean Nicolas en a fourni un modèle pour le XVIIIe siècle savoyard (Jean NICOLAS, La Savoie au XVIIIe siècle. Noblesse et bourgeoisie, Paris, 1978, 2 vol ).
D'ailleurs avant même la parution de cet inventaire, le fonds de Gerbais de Sonnaz d'Habères a déjà fait l'objet d'une exploitation partielle, mais judicieuse et approfondie, sous forme d'un mémoire de maîtrise présenté à l' U.E.R. d'histoire de l'Université de Savoie par M. Christian Anselme, en avril 1986: Un noble savoyard: Janus de Gerbais de Sonnaz d'Habères (1736-1814). L'auteur a su dégager avec bonheur la noble et attachante figure d'un gentilhomme chablaisien de la fin du XVIIIe siècle, catholique fervent, dévoué corps et âme à son roi à travers " les servitudes et grandeurs militaires ", attaché aux structures anciennes de la société, sans crispation excessive, et aux assises foncières d'une fortune qu'il augmentera considérablement, tout en s'ouvrant aux premiers investissements industriels.
A propos de son fils Joseph, une semblable étude contribuerait à éclairer certains aspects de la période sarde, qui n'a pas encore fait l'objet de grands travaux d'ensemble sur le plan savoyard. Outre la matière d'une ou deux études biographiques et familiales, le fonds fournit des matériaux en vue d'une vaste synthèse, qui demanderait encore d'énormes dépouillements dans les très importantes archives publiques et privées concernant cette période (Pour nous en tenir aux seules Archives départementales de la Haute-Savoie, rappelons l'important fonds Garbillon-Despine (Sous-Série 11 J) qui a fait l'objet d'un inventaire imprimé de Robert GABION et fourni déjà la matière de deux mémoires d'étudiants.) ou, tout au moins, de cette " monographie en profondeur de la noblesse savoyarde au XIXe siècle, à la fois statistique, psychologique et économique " que Paul Guichonnet appelait de ses vœux dès 1957 (Paul GUICHONNET, La Savoie et le royaume de Sardaigne (1815-1860), Grenoble, 1957, p. 16, n. 12.).
Sur le thème du devenir de la fortune et de l'influence nobiliaires dans la Savoie du XIXe siècle, les Gerbais de Sonnaz d'Habères offrent, tout d'abord, l'exemple du sauvetage, somme toute assez réussi, d'une grosse fortune foncière à travers les aléas de la Révolution, les pertes éprouvées se traduisant plus par une diminution dramatique, mais temporaire, de revenus, que par une amputation du capital. Comme pour un certain nombre de ses pairs, la situation de Janus, officier au service du roi de Sardaigne, ne permit pas de l'assimiler purement et simplement aux émigrés et sauva ses domaines, sinon du séquestre, du moins de la vente comme biens nationaux. A sa mort, en septembre 1814, il laissait une propriété de près de 1 700 journaux, 646 hectares, répartis sur le territoire de vingt-sept communautés (Christian ANSELME, Un noble savoyard: Janus de Gerbais de Sonnaz d'Habères (1736-1814), Mémoire de maîtrise, Université de Savoie, 1986, p. 157.). A ce sauvetage, les hommes d'affaires, les fermiers et anciens domestiques dévoués à la famille apportèrent une contribution efficace jusqu'au sein des administrations révolutionnaires locales, mais c'est l'épouse de Janus, Christine de Mareschal-Saumont qui mena l'essentiel des opérations. Elle se rendit à Paris où, grâce à son compatriote savoyard Désarnod, elle sut se concilier l'influence de Cuviller-Fleury, chef du cabinet topographique du Premier Consul, et obtenir la radiation définitive de son mari de la liste des émigrés. C'est encore elle qui, secondée par son fils Joseph, assura l'essentiel de la gestion du patrimoine récupéré. Elle entre ainsi dans cette galerie de " femmes fortes ", à côté d'une Alexandrine de Grollier, marquise de Sales, et sans doute de bien d'autres, qui jouèrent un rôle de premier plan dans le maintien et la reconstitution des fortunes nobiliaires.
Au plan de la reconquête de l'influence politique et sociale durant la période du Buon Governo, la carrière des quatre fils de Janus et de Christine, les généraux de Sonnaz, illustre d'une manière éclatante la place prise par la noblesse savoyarde dans les emplois de la cour, de l'armée et de la haute administration. L'immense correspondance de Joseph de Gerbais de Sonnaz témoigne de l'ampleur des liens noués avec les milieux gouvernementaux et l'aristocratie piémontaise, comme de l'influence qu'une position éminente procurait sur tout un microcosme local. En ce sens les lettres des curés, des syndics, des notaires et autres petits notables du Chablais, les innombrables sollicitations des humbles quémandant une place, une recommandation auprès des bureaux de Turin, un secours contre la misère, révèlent l'importance du clientélisme dans une société encore très hiérarchisée.
L'évolution libérale du régime à partir de 1847 porte une première atteinte à cette influence toute puissante de l'aristocratie, il lui faut désormais compter avec la bourgeoisie qui accède aux affaires. Mais la noblesse savoyarde joue un rôle de premier plan dans la représentation parlementaire du duché et la famille de Gerbais de Sonnaz, nous l'avons vu, y tient une place fort honorable. Demeurée essentiellement terrienne, cette noblesse éprouve souvent des scrupules à s'engager dans le mouvement industriel et commercial, qui s'amorce avec la nouvelle politique cavourienne et annonce l'affairisme du Second Empire, comme si en dehors de la terre et des charges, il n'existait que des sources suspectes de revenus. Ainsi lorsqu' Hippolyte songe à devenir administrateur d'une société pour l'exploitation des mines de fer de la vallée de l'Arc, il doit plaider sa cause auprès de son frère Joseph :
"... en déclarant hautement que je puis me rendre justice d'être l'adversaire absolu de tout ce qui peut blesser l'équité et l'honneur, j'ai cru, dans l'intérêt de mes concitoyens, voire même de mes proches, ne pas devoir refuser mon concours à une entreprise qui peut et doit devenir utile à toute la pauvre province de Maurienne par le développement de ses riches mines de fer. Je te dirois franchement que je me serois abstenu volontiers de faire partie de l'administration de cette exploitation, mais sur la réflexion 1o qu'on ne déroge pas plus en se mêlant de faire couler du fer que produire des substances nutritives, 2° qu'il est bon d'être à même de tout voir, et enfin que si les choses ne vont pas comme je le désire dans mes idées immuables de probité et de justice, je reste parfaitement maître de donner à ma démission toute la publicité désirable. "
Pour une grande partie de l'aristocratie, qui a manqué son adaptation aux nouvelles orientations politiques et économiques du siècle, l'effacement véritable commence après 1860. " La coupure qui suivit la cession affaiblit considérablement la noblesse savoyarde. Presque toutes les familles se partagèrent et ce furent, souvent, les éléments les plus jeunes, les plus entreprenants qui restèrent au service de Victor-Emmanuel II " (Paul GUICHONNET, Annecy et l'Annexion, Annesci N° 8, 1960, p. 80.). Ce jugement de Paul Guichonnet se vérifie parfaitement dans le cas de la famille de Sonnaz d'Habères. Les trois fils d'Hector demeurés au service de l'Italie continuèrent la brillante tradition de leurs ancêtres dans les hauts emplois de l'armée et de la diplomatie. Au contraire, le fils cadet d'Hippolyte disparut prématurément et l'aîné, après avoir raté ses études et vécu une jeunesse dissipée, inaugura dans l'oisiveté la ruine que devait consommer sa femme.
Chercheurs et curieux trouveront beaucoup à glaner dans notre fonds en ce qui concerne l'histoire du " quotidien " ou de la " civilisation matérielle ". Pour ne citer qu'eux, les livres de raison de Jean-Baptiste de Menthon-La Balme (43 J 962-966) évoquent au jour le jour, les réparations et les embellissements qu'il fait réaliser, à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe, dans ses châteaux de Gruffy et de La Cour. Il est particulièrement fier de sa vieille maison-forte d'Annecy-le-Vieux qu'il transforme en résidence à la mode et dont il fait même exécuter la maquette en carton par un stucateur. Selon le goût de l'époque, il se passionne pour le jardinage, engage à grands frais un spécialiste de Grenoble pour soigner son nouveau jardin à la française, sa petite orangerie, son potager pour lequel il fait venir de Lyon plants d' asperges et d' artichaux, graines de choux-fleurs, oignons de tubéreuse, etc. (Sur le goût de la noblesse savoyarde pour les jardins, M.-Th. HERMANN, " Jardins et jardiniers des XVIIe et XVIIIe siècles d'après le fonds du château de Saint-Sixt (Archives départementales de la Haute-Savoie) ", dans Vie quotidienne en Savoie, Actes du VIIe Congrès des Sociétés savantes de la Savoie, Conflans 1976, Albertville 1979, p. 163-171.). A partir de 1710, il se met à élever des vers à soie dans les dépendances du château.
Les innombrables mémoires d'artisans, " parties ", notes et factures de marchands conservés en séries continues de la seconde moitié du XVIIIe siècle à la fin du XIXe, comme les livres de comptes de ménage et carnets de recettes et de dépenses journalières, éclairent les problèmes de la consommation et de la commercialisation. Quels produits pouvait-on se procurer à telle époque ? Où et dans quelles conditions ? Questions longtemps dédaignées et qui touchent pourtant à l'économie, aux structures comme au devenir de la société.
En ce domaine, nos documents confirment largement ce que nous savions déjà sur l'importance commerciale de Genève pour toute la Savoie du Nord (Paul GUICHONNET, " Les relations commerciales entre la Savoie et Genève à la fin du XVIIIe siècle ", dans Mélanges offerts à M. Paul-E. Martin, Genève, 1961, p. 569-580 ; Jean NICOLAS, op. cit., p. 345-355, 955-961 ; Ib., "L'innovation alimentaire en Savoie au XVIIIe siècle", dans Vie quotidienne en Savoie, op. cit., p. 69-80.). C'est à partir de cette grande place de redistribution, en relation avec l'Europe entière, que se répandent d'abord dans la noblesse et la bonne bourgeoisie les produits exotiques (café, thé, chocolat, sucre), les fruits méditerranéens (oranges, citrons, olives, figues), sans oublier les épices et les condiments dont la cuisine des gens de qualité fait une consommation étonnante. C'est à Genève également que l'on se procure les étoffes de luxe, les passements, dorures et dentelles pour les habits, le papier de bonne qualité, les livres, et même l'acier, le fer blanc et la quincaillerie nécessaires aux réparations des bâtiments et à l'outillage agricole. Pour le XVIIIe siècle, les mémoires et factures des maisons genevoises, Chapeaurouge, Delacorbière, Duval, Martin, Mirabaud, Quenot, Rigaud, Sautter, etc., et leurs correspondances avec Claude-Charles, Claude-Jean-Baptiste et Janus de Gerbais de Sonnaz, sont particulièrement révélatrices (43 J 123, 133, 273, 368). Elles montrent, en outre, qu'une partie du courrier et des expéditions entre la France et la Savoie du Nord transitaient par ces marchands.
Au XIXe siècle, c'est à Genève encore que Joseph de Sonnaz, sa fille Joséphine et son mari, s'habillent et effectuent, en partie, leurs achats de bijouterie, horlogerie, tissus d'ameublement et épicerie fine. Mais les lieux d'achat se diversifient et Turin, Lyon, Chambéry et Annecy prennent une place de plus en plus importante. Après 1860, de petits centres comme La Roche et Thonon, voire de simples bourgs comme Boëge, s'équipent de merceries, quincailleries, épiceries, où il devient possible de se procurer à peu près tous les objets de consommation courante. Ainsi assiste-t-on au lent réveil du commerce savoyard qui s'adapte aux besoins nouveaux de la société (Cette question demeure " terra incognita ". Quelques aperçus sur l'évolution du commerce en Savoie du XVIe à la première moitié du XIXe siècle dans C. ABRY, R. DEVOS, H. RAULIN, Les sources régionales de la Savoie, Fayard, 1979, p. 290-314.).
Ajoutons que de précieux renseignements sur l'artisanat ancien peuvent être glanés dans les prix-faits, actes d'état et mémoires de travaux effectués. Du charpentier et du maçon de village, mi-paysan, mi-artisan à tout faire, aux spécialistes, menuisiers et ébénistes capables de confectionner l'ameublement des châteaux, tailleurs de pierre et entrepreneurs de Samoëns ou de la Val Sesia, stucateurs et peintres, charrons et carrossiers, c'est tout l'éventail des métiers qui défile. Enfin une belle documentation s'offre au chercheur sur les artifices ruraux et notamment les moulins, dont on pourra suivre l'évolution des mécanismes, du " tout en bois " aux premières roues et engrenages métalliques fournis par les forges de Cran.


Modalités d'accès :
Statut juridique :
Archives privées

Sources complémentaires :
Sources internes :
Sans prétendre à l'exhaustivité, et sous réserve de découvertes ultérieures, indiquons ici quelques fonds d'archives publiques et privées qui contiennent des documents concernant la famille de Sonnaz de la branche d'Habères.
L'Archivio di Stato de Turin, Sezione prima, dans la Série Lettere di particolari, conserve les lettres envoyées par plusieurs membres de la famille aux souverains et aux ministres. Citons les lettres des barons d'Aiguebelle, Claude-Emmanuel de Gerbais de Sonnaz, gouverneur du fort de Charbonnières, et Charles-Emmanuel, son fils (S, mazzo 85) (Les lettres de la famille sont classées tantôt à la lettre S (Sonnaz), tantôt à la lettre G (Gerbais).) ; de François-Michel, juge-mage du Chablais, puis sénateur (G, mazzo 27), importante correspondance qui s'étend de 1651 à 1672 et intéresse bien des aspects de l'histoire de Thonon et de la société thononaise à cette époque (affaires de la Sainte-Maison, incident avec les syndics, relations avec les Genève-Lullin, différends entre les annonciades et les visitandines, etc.) ; de Dom Charles-Emmanuel, provincial des barnabites (1752-1754) (S, mazzo 85) ; de Janus, durant la période où il fut gouverneur d'Alexandrie (1799-1800) (S, mazzo 85).
Pour compléter le présent fonds en ce qui concerne l'évolution des propriétés seigneuriales et foncières de la famille, on aura intérêt à consulter, aux Archives-départementales de la Haute-Savoie, dans la Série C, les documents du cadastre de 1730-1738, les sommaires des fiefs du Chablais, les papiers de la Délégation générale pour les affranchissements et de la Délégation générale pour la vérification des biens féodaux. On consultera également les minutes des notaires Pierre et Jean-Baptiste Pinget, père et fils, du Villard-sur-Boëge (2 E 7082-7107), et Jean-Nicolas Bastard, de Thonon, (2 E 682).
Le fonds Garbillon-Despine, Sous-Série 11 J, renferme quelques lettres de Joseph de Gerbais de Sonnaz à Charles-Marie-Joseph Despine, inspecteur général des mines, député au parlement de Turin (11 J 433 et 1426), et on retrouvera parmi les correspondants de ce dernier quantité de noms cités dans nos index. La Sous-Série 55 J, fonds de la cure de Thonon, contient une correspondance entre François-Joseph de Loys, baron de La Bâtie, et Janus de Gerbais de Sonnaz (55 J 19).
Aux Archives départementales de la Savoie, dans le fonds Mareschal de Luciane, Sous-Série 10 F, on trouvera des pièces qui intéressent la famille de Mareschal-Saumont, alliée aux Gerbais de Sonnaz d'Habères.
Au château de Sonnaz (c. de Chambéry Nord), sont conservées deux grosses de reconnaissances de la seigneurie de Marcossey, stipulées dans la paroisse d' Habères (1495 et 1525) ; une grosse rédigée par Claude Besson, notaire à Thonon, pour Philibert de Langin, seigneur de Buffavent (1521) ; un registre des reconnaissances passées par Françoise-Gabrielle Mudry, veuve de François-Michel de Gerbais de Sonnaz, en faveur de l'abbaye d'Aulps et à cause du fief de Poche ; un volumineux livre de comptes de Janus. A signaler également une importante collection de journaux constituée par Joseph de Gerbais de Sonnaz et quelques dossiers, en particulier de son neveu Charles-Albert, contenant différents manuscrits historiques et de la correspondance. Le château abrite une remarquable collection de portraits de famille, dont on trouvera un certain nombre de reproductions dans ce volume.


Bibliographie :
Nous avons limité cette bibliographie aux livres et articles concernant directement la famille de Gerbais de Sonnaz.
anselme (C.), Un noble savoyard: Janus de Gerbais de Sonnaz d'Habères (1736-1814), Mémoire de Maîtrise d'histoire, Université de Savoie, 1986, 267 p., ill., cartes et graphiques.
bourget (Bon du), La Brigade de Savoie (1660-1860), Grenoble, Allier, 1914, IV-380 p., ill.
chaperon (Abbé) Monographie religieuse et seigneuriale d'Habère-Lullin, M.D.A.C., t. XXXIV, 1924, p. 61-152.
foras (A. de) et ses continuateurs, Armorial et Nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, Grenoble, Allier, 1863-1938, 5 vol. et suppl.
gonzaga (M.) et gerbais sonnaz (C.A.), I generali Ettore et Giuseppe di Gerbais di Sonnaz. Cenni biografici e documenti famigliari, Torino, O.P.E.S., 1912, 486 p., portraits.
guasco (F.), Dizionario feudale degli Antichi Stati Sardi e della Lombardia, Pignerol, 1911, 5 vol.
maugny (Ve de), " Le général comte Hector de Gerbaix de Sonnaz d'Habères. Sa vie, 1787 à 1867 ", M.D.A.C., t. XXIII, 1909, p. 195-252.
maugny (Cte de), " Le comte Charles-Albert de Gerbaix, de Sonnaz, d'Habères, sénateur du Royaume d'Italie, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de S.M. le Roi d'Italie, 1839-1920. Notice biographique ", M.D.A.C., t. XXXII, 1917-1920, p. 137-145. Tiré à part, Luxeuil, s.d., 9 p., portrait.
piccard (L.-E.), " Un poète de la famille de Gerbais de Sonnaz au XVIIIe siècle et l'origine de cette famille", M.D.A.C., t. XXIII, 1909, p. 29-37, t. XXIV, 1910, p. XXXI-XXXVI.
piccard (L.-E.), " Les Nobles de Gerbais de Sonnaz, de Loys, de Grailly, du Flon (Quelques notes ", M.D.A.C., t. XXV, 1911, p. 257-304. Tiré à part, Thonon, A. Dubouloz, 1912, 48 p.
[puget, André], Notice biographique sur M. Joseph de Gerbaix, comte de Sonnaz, baron d'Arenthon, seigneur d'Habères, etc., etc. Lieutenant-général, aide-de-camp du feu roi Charles-Albert, décoré du grand cordon de l'Ordre des SS. Maurice et Lazare, de la médaille Mauricienne, chevalier de l'Ordre de Léopold d'Autriche, Annecy, Charles Burdet, 1862, 40 p.
rebord (C.-M.) et gavard (A.), Dictionnaire du clergé séculier et régulier du diocèse de Genève-Annecy de 1535 à nos jours, Bourg, J. Dureuil, 2 vol., 803 p.
renard (E.), " Le château de Sonnaz d'Habère-Lullin ", M.D.A.C., t. LIII, 1957-1958, p. 67-81.
Revel (cdt E.), " Les militaires de la famille de Sonnaz. Discours de réception à l'Académie de Savoie ", M.A.S., 5e Série, t. VIII, 1933, p. 145-160.
Seyssel-Cressieu (Cte M. de), La Maison de Seyssel. Ses origines, sa généalogie, son histoire d'après les documents originaux, Grenoble, Allier, 1900, 2 t. en 3 vol.
Tredicini de Saint-Severin (Mis), Souvenirs de 1814. Le général-comte Janus de Gerbaix de Sonnaz d'Habères et les Volontaires savoyards, Genève, Henri Trembley, 1890, 131 p., portrait.
Verjus (Abbé), " Lettres des frères de Sonnaz (1813-1849) ", M.D.A.C., t. LV, 1963, p. 3-41.


Exploitation du document :
Liste des abbréviations :
A.D.H.S. : Archives départementales de la Haute-Savoie
A.D.S. : Archives départementales de la Savoie
arrond. : arrondissement
C. : Canton
c.d. : contrat dotal
chev. : chevalier
Cie : compagnie
cne : commune
ff. : folios
M.A.S. : Mémoires de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie. Chambéry.
M.D.A.C. : Mémoires et documents publiées par l'Académie chablaisienne. Thonon
M.D.A.S. : Mémoires et documents publiés par l'Académie salésienne. Annecy
M.D.G. : Mémoires et documents publiés par la Société d'Histoire et d'Archéologie de Genève.
M.D.S.S.H.A. : Mémoires et documents publiés par la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie. Chambéry
Me : maître
Mgr : monseigneur
Mre : messire
ms : manuscrit
M.S.I. : Miscellanea di Storia Italiana. Turin
n. : note
Ne : noble
Rd : révérend
R.S. : Revue Savoisienne publiée par l'Académie Florimontane. Annecy
s.d. : sans date connue
s.l.n.d. : sans lieu ni date connus
Spble : spectable
V. : voir

Répertoire méthodique