1 - Agriculture traditionnelle et commerce 1810
À la Révolution française (1792), le duché de Savoie, alors territoire sarde, est annexé.
Ses plaines sont propices à une agriculture dont les méthodes s’intensifient peu à peu. Blé, froment et seigle sont cultivés. Joseph de Verneilh, qui fut préfet du département du Mont-Blanc, observe en 1807 que même les terres en pente, pénibles à exploiter, « ont vu naître, à leur surface, des productions plus ou moins précieuses ». Le canton d’Évian est spécialisé dans les châtaignes, Chamonix est réputé pour son miel en Piémont et en Valais. Implantée depuis l’Antiquité, la vigne s’étend dans les vallées, jusque dans les vallées les plus isolées. La production de vin est soutenue par une exportation en direction de la Suisse, dont les récoltes sont médiocres.

Moutons, chèvres et surtout bovins sont élevés en alpages. Une grande partie de la production laitière est réservée à la fabrication artisanale de fromage. Le gruyère, le vacherin et la « thôme » sont des produits d’exportation. L’élevage de chevaux militaires et de trait se développe depuis la création par décret impérial d’un dépôt d’étalons à Annecy en 1809. 

La vente à l’étranger de denrées agricoles et de produits de l’artisanat (notamment des fers de faux) permet d’équilibrer la balance commerciale. Le commerce est soutenu par l’attraction des principales villes comme Chambéry, Annecy et surtout Genève. Les fortes pentes, le climat rigoureux et l’état déplorable des voies de communication rendent le transport des marchandises parfois difficile et toujours coûteux. Foires et marchés, colportage et petites boutiques contribuent au développement du réseau marchand. 

Les taxes et passavants (laissez-passer) contraignent la circulation des denrées et objets à l’intérieur du département du Léman. Les prix de certains produits savoyards sont élevés. De fait, en 1807, le commerce vers le Valais, le Piémont et les autres départements est considéré comme « presque nul ». La prohibition de sortie de plusieurs marchandises provoque l’essor de la contrebande.À la Révolution française (1792), le duché de Savoie, alors territoire sarde, est annexé.
Ses plaines sont propices à une agriculture dont les méthodes s’intensifient peu à peu. Blé, froment et seigle sont cultivés. Joseph de Verneilh, qui fut préfet du département du Mont-Blanc, observe en 1807 que même les terres en pente, pénibles à exploiter, « ont vu naître, à leur surface, des productions plus ou moins précieuses ». Le canton d’Évian est spécialisé dans les châtaignes, Chamonix est réputé pour son miel en Piémont et en Valais. Implantée depuis l’Antiquité, la vigne s’étend dans les vallées, jusque dans les vallées les plus isolées. La production de vin est soutenue par une exportation en direction de la Suisse, dont les récoltes sont médiocres.

Moutons, chèvres et surtout bovins sont élevés en alpages. Une grande partie de la production laitière est réservée à la fabrication artisanale de fromage. Le gruyère, le vacherin et la « thôme » sont des produits d’exportation. L’élevage de chevaux militaires et de trait se développe depuis la création par décret impérial d’un dépôt d’étalons à Annecy en 1809. 

La vente à l’étranger de denrées agricoles et de produits de l’artisanat (notamment des fers de faux) permet d’équilibrer la balance commerciale. Le commerce est soutenu par l’attraction des principales villes comme Chambéry, Annecy et surtout Genève. Les fortes pentes, le climat rigoureux et l’état déplorable des voies de communication rendent le transport des marchandises parfois difficile et toujours coûteux. Foires et marchés, colportage et petites boutiques contribuent au développement du réseau marchand. 

Les taxes et passavants (laissez-passer) contraignent la circulation des denrées et objets à l’intérieur du département du Léman. Les prix de certains produits savoyards sont élevés. De fait, en 1807, le commerce vers le Valais, le Piémont et les autres départements est considéré comme « presque nul ». La prohibition de sortie de plusieurs marchandises provoque l’essor de la contrebande.