Arch. dép. Haute-Savoie, 2 U 51

Intitulé : Dossier de procédure de la cour d'assises - Brenthonne
Date : 1869

En ce deux févier 1870, Joseph Deroux, maire de Brenthonne a fait placarder un extrait des arrêts de la cour d’assises sur la porte du domicile de Marie Bidal. Cette affiche annonce publiquement la condamnation à mort de cette dernière.

De taille élevée, les cheveux châtain, le teint brun et un visage marquée de la petite vérole, tel est le portrait de Marie Bidal qui, en ce jour, est bien loin de Brenthonne puisqu’elle est en fuite depuis de nombreux mois. Elle a d’ailleurs été condamnée par contumace le 10 décembre 1869.

Les raisons de cette condamnation sont à rechercher dans les actes pour le moins délictueux imputés à Marie Bidal. En 1868, celle-ci aurait en effet administré un bouillon à son mari, Jean-Louis Challande, qui décède « dans la force de l’âge, après cinq jours de maladie ».

Si « le bouillon d’herbes donné par l’accusée à son mari brûlait si fort sans être chaud », c’est qu’il comportait une importante dose d’arsenic qui fut fatale comme l’indique le rapport d’autopsie.

Quelques mois plus tôt, en juin 1868, Jean-Louis Challande avait découvert la liaison qu’entretenait sa femme avec un certain Antoine Macatia, un berger originaire du val d’Aoste.


Localiser la commune de Brenthonne