12 - Établissements religieux

Certaines communes ont souhaité rappeler l'existence d'établissements religieux fondés sur leur territoire ou intégrer des attributs du saint patron de la paroisse.

« Parti, au 1 : de gueules à la Vierge à l'Enfant d'or assise sur un trône du même ; au 2 : d'or à la corne d'abondance de gueules et au mont de trois coupeaux de sinople ».
La Vierge à l'Enfant, figurée sur les armoiries d'Abondance, symbolise Notre-Dame d'Abondance, filiale d'Agaune, qui obtint son indépendance en 1108. Simple prieuré à l'origine, le monastère s'éleva vers 1130-1140 au rang d'abbaye. La Vierge à l'Enfant rappelle également les peintures murales du cloître, commémorant la vie de la Vierge, qui datent du XVe siècle et sont attribuées à l'atelier de Jacomo Jacquerio.
Ces armoiries figurent aussi une corne, qui évoque le nom même de cette commune.
Les coupeaux de sinople rappellent l'importance des zones d'alpage, l'activité de la vallée étant essentiellement tournée vers l'élevage et l'agriculture jusqu'à très récemment.


« Parti, au 1 : de gueules à la croix d'argent ; au 2 : d'or à la clef contournée au naturel posée en pal ».
À la croix de Savoie, les armoiries de la commune de Saint-Pierre-en-Faucigny associent la clef de saint Pierre, patron de la paroisse, qui a donné son nom à la commune. Le choix de ce symbole pour le chef des apôtres s'appuie sur une parole du Christ adressée à Pierre : « Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux » (Mt 16, 19).


« Écartelé, au 1 : de gueules à la croix d'argent ; au 2 : d'azur au clocher d'argent ; au 3 : d'azur à trois ponts d'argent ; au 4 : de gueules au loup passant d'argent ; au chef de sable chargé de cinq tours d'or ».
Les armoiries de Lovagny associent les couleurs de la Savoie à l'image d'un loup, élément qui fait allusion à l'étymologie du nom de la commune.
Au deuxième quartier, le clocher évoque l'ancien prieuré bénédictin, attesté dès le milieu du XIIe siècle comme dépendance de l'abbaye de Savigny en Lyonnais.
Le troisième quartier symbolise les trois points de franchissement du Fier : Pontverre, le pont des Liasses et le pont des Contrebandiers. Le contrôle de ces ouvrages était assuré par cinq châteaux ou maisons fortes, représentés en chef : Pontverre, Chavaroche, Montrottier, le Petit Grésy et une tour disparue qui appartint aux nobles de Saillon.
Elles ont été adoptées par une délibération du conseil municipal le 21 juin 1985.