9 - L'Europe : Après la guerre, la paix (2). Les traités de Rome : la Communauté économique européenne (CEE) et la Communauté européenne de l'énergie atomique (CEEA ou Euratom)

Le 30 août 1954, l'Assemblée nationale rejette le projet de la Communauté européenne de défense (CED) dont la France était pourtant à l'origine.
Malgré l'échec de la CED, la construction européenne est relancée à Messine l'année suivante, avec en projet la création de l'Europe économique.
En 1955, Louis Armand est nommé président de la sous-commission préparant le traité Euratom et l'année suivante président de la Commission de l'énergie nucléaire de la CECA.
Devant le succès rencontré par la CECA, les pays partenaires souhaitent aller plus loin en intégrant d'autres secteurs de leurs économies. La création d'Euratom dont Louis Armand est un des principaux acteurs en est une illustration importante.
Louis Armand prépare, avec Francesco Giordani et Franz Hetzel, un rapport sur les quantités d'énergie atomique pouvant être produites dans les six pays, avec notamment comme but une dépendance plus faible vis-à-vis des importations de pétrole du Moyen-Orient. Ces trois sages incitent l'Europe à s'investir rapidement dans l'énergie atomique civile.
Le 25 mars 1957, les 6 pays signent les traités qui instituent la CEE et la CEEA ou Euratom, lesquels sont depuis dénommés traités de Rome Les États membres s'attachent à supprimer les barrières commerciales qui les séparent pour former un marché commun .
Louis Armand quitte la présidence de la SNCF et devient en 1958 le premier président d'Euratom. Déçu par son orientation et son fonctionnement, il démissionne de la présidence en janvier 1959.