7 - Les préparatifs de la translation des reliques du 2 août 1911 : choix d'un parcours pour la procession
Dans sa Lettre pastorale du mercredi de Pâques le 19 avril 1911, monseigneur Campistron, évêque d’Annecy, lance un appel à ses fidèles afin qu’ils fassent preuve de dignité dans la préparation de la translation à venir.

Dès le mois de mai, un comité se charge des préparatifs : itinéraire de la procession, ornementation de la ville, logements et alimentation des pèlerins, moyens de translation de châsses, programme, logement des dignitaires ecclésiastiques, messe, ordre de la procession, fête de la nuit. L’organisation de la journée du 2 août est débattue puis définie rapidement, publiée dans la Revue du diocèse et dans le Guide manuel du pèlerin à Annecy ; la presse se fait largement l’écho de ses préparatifs : La Croix de Paris, Les semaines religieuses, la Revue du diocèse, mais aussi La Croix de la Haute-Savoie.

Le parcours de la procession est soigneusement étudié. Devant la difficulté d’organiser le déplacement d’une foule immense, c’est finalement le chemin le plus court qui s’impose. Le lieu principal de rassemblement est le Pâquier.

Après avoir envisagé un premier itinéraire, c’est finalement un autre qui est retenu pour des raisons de sécurité : un vaste terrain, de l’autre côté du monastère, face au lac et à la Tournette, est finalement préféré à l’esplanade face au nouveau monastère. Par ce nouvel itinéraire, la procession se trouve augmentée : il faut monter plus haut que le monastère, contourner le clos, redescendre de l’autre côté, en contre bas de l’estrade, dans le champ réservé aux pèlerins, où chaque groupe aurait sa place.

L’estrade réalisée sous la direction de l’architecte du monastère Louis Ruphy se compose de trois parties : au fond, un autel monumental est dressé pour la messe, surmonté d’une statue du Sacré-Cœur ; des tentures de damas rouge en recouvrent les parois. Les châsses doivent reposer de chaque côté de l’autel. Deux ailes à angles ouverts enserrent de part et d’autre la construction, celle de droite destinée aux chanteurs et musiciens, celle de gauche divisée entre les sœurs tourières de la Visitation et les évêques.

La décoration de la ville est le fait des particuliers, des religieuses d’Annecy et d’autres monastères, de la ville d’Annecy, aidés du produit de quêtes, tandis que le plan d’échelonnement des groupes et paroisses dans la procession est défini.