7 - Les autres membres et des membres supposés de l'Académie florimontane

- Claude Machet (Annecy, après 1561 ; Annecy, 1610)
Après des études de droit au collège savoyard de Louvain entre 1596 et 1600, il est anobli par lettres du duc de Savoie du 15 juin 1608. En 1560, il achète avec son frère les greffes des seigneuries de Duingt, Faverges et Thorens de Sébastien de Luxembourg-Martigues.
Il est commis à la charge de collatéral (vers 1601-1602) et avocat fiscal de Genevois (lettres du 1er mars 1603 jusqu'au 28 juillet) et à cette date, collatéral au conseil de Genevois.

- René Favre de la Valbonne (Bourg-en-Bresse, vers 1582 ; 1656)
Il accompagne son père, Antoine Favre, dans ses voyages à partir de 1598, avant d'être nommé le 1er février 1610 juge-mage en Genevois, puis le 15 juillet sénateur de Savoie, avec une dispense d'âge. Par lettres patentes du 17 juillet 1617, il est fait président au Conseil de Genevois.
En 1647, il publie Le bien public pour le fait de la justice, dans lequel il dénonce la mauvaise administration de la justice par les tribunaux savoyards, ce qui lui vaut des poursuites et la saisie du livre, malgré l'appui de Christine de France.

- Gaspard Schiffordegher (Breslau, 1583 ; 1631)
Après des études de droit aux universités de Francfort-sur-l'Oder et Tübingen, ce jurisconsulte silésien s'attache à collecter et à compiler la littérature juridique existante. Vers 1607, il rencontre Antoine Favre à Annecy à plusieurs reprises. Schiffordegher fait partie des partisans les plus fidèles du jurisconsulte savoyard et entretient une correspondance avec lui. Il rédige notamment un ouvrage sur l'œuvre de celui-ci Ad Anton. Fabrum, dans lequel il étudie les écrits d'Antoine Favre.

- Alphonse del Bene (Lyon, 1538-Albi, 1608)
Abbé commendataire d'Hautecombe (1560-1603), sénateur au Sénat de Savoie (1574), évêque d'Albi (1588) jusqu'à sa mort. Cet historien a été l'ami du poète Ronsard.

- Pierre Fenouillet (1580 ; Annecy, 1652)
Fils d'un syndic d'Annecy, il suit des études au collège de Tournon, où il soutient une thèse de philosophie, avant d'être reçu docteur en Sorbonne. Connu par son éloquence, Henri IV le nomme son prédicateur ordinaire. Il devient évêque de Montpellier en 1607 et fait construire un monastère de la Visitation sur le modèle de celui d'Annecy. En tant que représentant du clergé de France, il joue un rôle important aux États généraux de 1614 et prononce les oraisons funèbres du chancelier de Bellièvre en 1607, d'Henri IV en 1610 et de Louis XIII en 1643. Il est également chanoine de la cathédrale de Genève.