6 - L'eau et le fer. Les chemins de fer et la seconde guerre mondiale (2)

Des initiatives ou mouvements de Résistance se constituent en France dès le début de l'Occupation. Les grands mouvements de Résistance de zone non occupée se structurent en Service centraux communs en 1942. Parmi ceux-ci, le Noyautage des Administrations publiques (NAP) doit coordonner l'action clandestine des fonctionnaires résistants.

Le NAP-Fer intègre des cadres de la SNCF.
Parmi d'autres Plans, le Plan Vert, établi sur proposition du NAP-Fer, vise à établir un plan de sabotage ciblé du réseau ferré et ainsi à entraver l'acheminement des renforts ennemis en cas de débarquement. Louis Armand participe à l'élaboration de ce plan.

En février 1943, il organise la Résistance dont l'action de sabotage des transports allemands a joué un rôle prépondérant dans la libération de la France (décret du 18/11/1944).
Résistance-Fer est fondé en 1943 par des cheminots.

En janvier 1944, Louis Armand est nommé chef du service matériel et traction de la région Ouest et devient le chef de Résistance-Fer.

Il est arrêté par la Gestapo le 24 juin 1944 à son bureau de la SNCF et son appartement est perquisitionné. Il est incarcéré à Fresnes et condamné à mort.

Toutefois, l'avancée des Alliés après le 6 juin 1944, conduit l'occupant à prévoir son départ.

Suite à l'arrestation de cheminots le 10 août 1944, une grève générale est provoquée à la SNCF. La Gestapo menace d'exécuter les otages si le travail ne reprend pas. Le 18 août 1944, une semaine avant la libération de Paris, Louis Armand est libéré, sur l'intervention du consul de Suède Raoul Nordling.

Il devient l'incarnation de Résistance-Fer et ses actions dans la Résistance lui valent d'être élevé au rang de Compagnon de la Libération par décret du 18 novembre 1944.