4 - Code, langage et règles du blason

On appelle armoiries un insigne en couleur propre à un individu, à une famille ou à une personne morale et soumis aux règles du blason.
Le blason est l'ensemble des règles et des termes qui codifie la composition et la description des armoiries.
L'héraldique est la science qui a pour objet l'étude des armoiries.

Le but des armoiries est de délivrer un message symbolique clairement identifiable, aussi elles doivent se signaler par la simplicité et la sobriété de leur graphisme.
L'art du blason fait appel à des partitions (divisions symétriques de l'écu suivant des lignes horizontales, verticales ou à 45 degrés), à des pièces (figures géométriques) et à des meubles (éléments plus petits représentés de manière schématique, comme des animaux, végétaux, objets&).

Les termes dextre et senestre s'entendent par rapport au possesseur de l'écu censé porter le bouclier ; aussi, pour le spectateur, dextre est à gauche et senestre à droite.

Les contraintes sont rigoureuses s'agissant des émaux (les couleurs en langage héraldique). L'héraldique n'en connaît qu'un nombre restreint. Ils portent des noms particuliers et se répartissent en deux groupes :

  •   les métaux : l'or (jaune doré) et l'argent (blanc argenté),
  •   les couleurs : le sable (noir), le gueules (rouge), l'azur (bleu), le sinople (vert), le pourpre (rouge violacé ou violet) et le tanné (brun orangé).

Leur superposition obéit à une règle stricte qui interdit de mettre métal sur métal ou couleur sur couleur. Si ce principe d'association des émaux est enfreint, les héraldistes utilisent une expression particulière, armes à enquerre ou qui est à enquérir, ces armoiries invitant le lecteur à s'enquérir des motifs de cette infraction.

En ce qui concerne l'écu, la surface géométrique délimitée par un périmètre de forme variable, à l'intérieur de laquelle sont représentées les figures et les couleurs qui constituent les armoiries, il en existe de différentes formes.

L'héraldique exclut la présence de tout texte à l'intérieur de l'écu. Un nom, une devise le cas échéant, peuvent y être associés, mais clairement séparés de l'écu. Il en est de même pour les supports et tenants, figures et humains placés derrière l'écu ou à côté de celui-ci et paraissant le soutenir.

Si ces règles apparaissent parfois contraignantes, elles offrent néanmoins une grande souplesse et une infinité de possibilités. En proposant un graphisme codifié, l'héraldique fournit la plus grande des libertés dans l'interprétation symbolique des formes et des couleurs.