Un édit de 1610 du duc Charles-Emmanuel crée, en Savoie, des bureaux d’insinuation. Supprimés dès 1626, ils sont rétablis par un édit de Victor-Amédée II du 28 novembre 1696.

Tous les actes passés devant un notaire, ainsi parfois que certains autres actes (actes administratifs, judiciaires, actes sous seing privé), sont transcrits sur des registres tenus par les bureaux du Tabellion placés sous le contrôle d’un magistrat de la Chambre des comptes. Le tabellion ne fait donc pas exactement double emploi avec les minutaires.

Classés par bureaux (Alby, Annecy, Faverges, Rumilly, Thônes ; Bonneville, Chamonix, Cluses, Megève, La Roche, Sallanches, Viuz-en-Sallaz ; Chaumont, Clermont, Cruseilles ; Le Biot, Douvaine, Évian, Thonon), les registres constituent, pour la période 1697-1792, un ensemble continu et homogène. Les registres de chaque bureau, dont dépendent un certain nombre de paroisses, constituent une série chronologique par année. Certains bureaux sont pourvus de répertoires sur des registres spéciaux, d’autres en sont démunis.

Longtemps conservé par les greffes, les registres du tabellion entrent au début du XXe siècle aux Archives départementales de la Haute-Savoie.